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 Tchad :Condamnation de l'intervention militaire française

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FleurOccitane
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MessageSujet: Tchad :Condamnation de l'intervention militaire française   Tchad :Condamnation de l'intervention militaire française EmptyJeu 18 Mai à 0:44

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Tchad :Condamnation de l'intervention militaire française au Tchad.

Cette n-ième intervention des troupes coloniales françaises pour soutenir les dictateurs en Afrique et au Tchad jette de l'opprobre sur un pays qui prétend défendre la démocratie et les droits de l'Homme dans le Monde. Le régime du Général-Président Idriss Déby Itno est responsable de l'assassinat de plus de 25000 tchadiens en 16 ans de dictature selon les rapports des associations des Droits de l'Homme.

24.03.2006

Tchad : L'Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) condamne l'intervention militaire française qui sauve le régime dictatorial du Président I. Déby.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'ACTUS

L'Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) condamne avec force l'intervention de l'Armée française aux côtés des forces gouvernementales pour combattre les forces de l'opposition armée du SCUD et du RPJ.

Dans un communiqué de presse du 22 mars, le leader du SCUD Yaya Dillo Djerrou accuse sans détours les forces aériennes françaises d'avoir transporté sur le théâtre des opérations « tout le matériel militaire et les troupes » gouvernementales tchadiennes tandis que « des avions de surveillance » français suivaient « en direct les déplacements des troupes du Scud ». Toujours selon ce communiqué, Idriss Déby a « préparé son offensive de bout en bout avec l'appui actif de l'ambassadeur de France et grâce à la logistique de l'opération Epervier au Tchad », « les hélico français n'ont cessé de faire des navettes incessantes entre Abéché, Adré et les champs de bataille, fournissant hommes et matériel aux forces gouvernementales. Déby a été escorté par l'armée française, dans un avion français à Farchana ; de Farchana, c'est dans un avion français qu'il a été ramené à Abéché dans la soirée du 20 mars »... Selon la dépêche de l'AFP, le 14 mars dernier, c'est sous bonne escorte de l'Armée française que le Général-Président Idriss Déby Itno a regagné le palais rose, à son retour précipité de Guinée-Equatoriale où lui avait été communiqués des renseignements sur le coup d'état en préparation.

Cette n-ième intervention des troupes coloniales françaises pour soutenir les dictateurs en Afrique et au Tchad jette de l'opprobre sur un pays qui prétend défendre la démocratie et les droits de l'Homme dans le Monde. Le régime du Général-Président Idriss Déby Itno est responsable de l'assassinat de plus de 25000 tchadiens en 16 ans de dictature selon les rapports des associations des Droits de l'Homme. Jamais de mémoire de tchadien, le pays n'a connu un tel niveau de misère : Le Président et son régime se sont spécialisés dans les détournements systématiques des deniers publics. Le Tchad occupe la 173éme place sur 177 pays selon Le classement 2005 IDH du PNUD et la première place pour la corruption selon le rapport de Transparency International 2005. Les hôpitaux manquent cruellement des médicaments et sont devenus de véritables mouroirs, les fonctionnaires totalisent plus de 24 mois d'arriérés de salaires, aucune infrastructure n'est construite. Le pays sombre dans l'abîme.

Le pays ne manque pourtant pas de ressources. En effet, la vente du pétrole depuis 2003 a rapporté au Tchad 306 millions de dollars de recettes brutes et le pays avait exporté pour 118 millions de barils exportés selon le rapport de la Banque mondiale de septembre 2005. Rien que pour la première année de vente de pétrole, le pays a engrangé plus de 103 millions de dollars selon la BEAC, Banque des Etats de l'Afrique Centrale.

Dans les années 90, la presse internationale et le Canard enchaîné ont abondamment fait l'écho des activités délictueux et de délinquance financière du Général-Président Idriss Déby Itno. Ce dernier qui s'était converti en narcotrafiquant et spécialiste de la contre-façon des dollars de barhein.

En 16 ans de règne, le Général-Président Idriss Déby Itno n'a remporté démocratiquement aucune élection. Les Présidentielles de 1996 et 2001 ont été confisquées grâce aux hold-up électoraux supervisés par le spécialiste de fraudes électorales, agent de l'impérialisme français (la Françafrique), Monsieur Grand Esnon (Cf. Ouvrages, « noir silence, qui arrêtera la Françafrique » de François-Xavier Verschave, Éditions les arènes, Paris 2000 et « Noir Procès » de François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria, Éditions les arènes, Paris 2001). La France a ainsi consacré « démocratiquement » le sacre la dictature du Général-Président Idriss Déby Itno au Peuple tchadien. D'autres sources indépendantes comme celle du Pasteur suisse, Roland Hammel, dans son témoignage : « Tchad : sait-on vraiment ce qui se passe ? » dans l'hebdomadaire Jeune Afrique N°1855 du 24 au 30 Juillet 1996, mérite d'être lu. Son récit suscite de la répugnance et corrobore cette thèse de crime contre l'humanité dont est coupable le Général-Président Idriss Déby Itno avec le soutien inconditionnel de la France. Que trouve la France de vital en cet Homme responsable de crimes contre l'Humanité au point de faire son apologie par un soutien financier, militaire et diplomatique depuis 16 ans ? Pus de 25000 tchadiens assassinés par ce dictateur sembleraient insuffisants aux yeux de la France. Quels seraient alors la comptabilité macabre et le quota minimum secret des morts tchadiens que se serait fixé la France ? Quand la France se décidera de retirer le loup qu'elle avait introduit dans la bergerie depuis décembre 1989 ?

La France se souvient-elle encore de ces jeunes tchadiens, arrachés de leur Continent, enrôlés de force dans l'armée coloniale pour libérer l'hexagone de l'occupation nazie ? Ces jeunes aujourd'hui âgés et malades pour la plupart, s'étaient héroïquement battus, voire ont servi de chaire à canon. Aujourd'hui, ils subissent le racisme et ne bénéficient d'aucune gratitude de la France dans leurs villages africains. Les descendants de ces braves chairs à canons sont-ils devenus si dangereux et ennemis de la France à tel point qu'il faille organiser leur extermination préventive et systématique par ces dictateurs de la Françafrique ?

La prolifération des mouvements armés sur l'étendu du territoire tchadien témoigne si besoin est, de la révolte populaire des populations qui luttent pour se débarrasser de la tyrannie. Ce droit des Peuples à l'autodétermination et à lutter contre toutes les formes d'oppression y compris par la lutte armée est reconnue par la déclaration d'Alger de 1976. Déjà en 1940, le Peuple français s'était rebellé pour se libérer de l'occupation nazie. Le Peuple tchadien a aussi le droit et le devoir de combattre les armes à la main pour se libérer du régime fasciste du Général-Président Idriss Déby Itno. Le déni de démocratie et de la lutte pour les libertés au Peuple tchadien dont la France fait montre, n'aurait qu'une seule explication : celle du racisme anti-noir comme vient de le confirmer le rapport de la commission consultative contre le racisme, remis le 23 mars 2006 au Premier Ministre français. Ce rapport indique que 1 français sur 3 se déclare ouvertement raciste. Dans le subconscient collectif de l'Homme blanc et particulièrement des dirigeants politiques français, le noir reste un Sous-Homme à qui les droits de l'Homme sont inapplicables ! L'esprit du bon vieux complexe de supériorité de l'Homme blanc civilisé face aux sauvages noirs qu'il faudrait civiliser et humaniser persiste de nos jours. Cet héritage culturel est une continuité du projet d'arrêté 2 Messidor an X (9 août 1777 de l 'Empereur Napoléon Bonaparte et des discours de Jules Ferry devant l'Assemblée nationale le 28 juillet 1885 qui disait : « Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».

L'Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) :

Condamne avec force l'intervention et le soutien inconditionnel de la France au régime criminel du Général-Président Idriss Déby Itno.

Exige la fermeture immédiate et sans conditions des bases militaires françaises au Tchad et en Afrique. En effet, elles sont néfastes pour la démocratie, contre les intérêts des Peuples et leur rôle essentiel est de protéger les dictateurs, de briser les luttes d'émancipation des Peuples contre la domination de l'impérialisme français, la Françafrique.

Lance un appel solennel aux masses populaires tchadiennes de passer à l'étape supérieure de l'insurrection générale et généralisée afin d'anéantir le pouvoir criminel du Général-Président Idriss Déby Itno.

Lance un ultime appel à l'union d'action de l'opposition plurielle pour la bataille décisive et finale contre la dictature.

Appelle tous les officiers et soldats de l'Armée résiduelle tchadienne de déserter massivement pour rejoindre leurs frères d'armes qui ont rejoint les forces de l'opposition. L'insurrection générale exige aussi votre participation.

Soutient la lutte héroïque de tous les combattants des mouvements politico-militaires qui se battent les armes à la main contre la tyrannie

Rend hommage aux combattants du SCUD et du RPJ, tombés sur le champ d'honneur et de bataille lors des combats du 20 mars 2006 à l'Est.

Demande à la communauté internationale (UA,ONU,UE et aux pays amis du Tchad, d'exercer des fortes pressions par des sanctions à l'encontre du Général-Président Idriss Déby Itno (véritable obstacle à la paix) en le contraignant d'accepter l'organisation d'une Conférence de paix globale et sans exclusive. Une telle proposition de paix a été déjà formulée par les Partis d'opposition, les politico-militaires et la Société civile depuis plus d'une décennie.

Toute tentative et/ou tout subterfuge visant à maintenir au pouvoir le Général-Président Idriss Déby Itno en dépit de ses crimes contre l'humanité seront voués à l'échec. Ces manœuvres dilatoires ne feront que galvaniser la détermination du Peuple tchadien pour la lutte armée jusqu'à la victoire finale, en l'occurrence la mise hors d'état de nuire le Général-Président Idriss Déby Itno.

Les masses populaires tchadiennes n'auraient pas d'autres alternatives que celle de la lutte armée si le dictateur s'obstine à refuser la tenue d'une Conférence de paix globale et sans exclusive.

Pour l'Action du Tchad pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) actus@club-internet.fr 00 33(0)6 29 97 25 71 Le Secrétaire Général Dr LEY- NGARDIGAL Djimadoum

anonyme article:59412 LEY-NGARDIGAL Djimadoum
le lundi 24 avril 2006 à 06h21

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=59412
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