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 Les afcteurs qui déterminent la baisse du taux de chômage

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FleurOccitane
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MessageSujet: Les afcteurs qui déterminent la baisse du taux de chômage   Les afcteurs qui déterminent la baisse du taux de chômage EmptySam 13 Mai à 21:37

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LES FACTEURS QUI DETERMINENT LA BAISSE DU TAUX DE CHOMAGE

Les afcteurs qui déterminent la baisse du taux de chômage Chomage

de Raffaelle Fargnoli traduit de l’italien par karl&rosa

Le chômage de masse est l’une des plus grandes inconnues que les gouvernements de nombreux Etats européens se trouvent à devoir affronter aujourd’hui. En France, par exemple, on sent beaucoup ce thème, au point qu’il est en train de provoquer un climat de méfiance profonde envers les autorités qui s’occupent de la politique économique aussi bien au niveau national qu’européen, ainsi qu’un malaise social dans la population.

En Italie aussi, pendant la deuxième moitié des années 90, la lutte contre le chômage a toujours été en tête de la liste des objectifs de l’agenda économique des différents gouvernements qui se sont succédés.

Aujourd’hui, une première analyse des indicateurs concernant le taux de chômage semblerait montrer que cet objectif a été pleinement atteint et que, alors que nombre d’autres nations sont encore aux prises avec ce problème, on peut regarder en Italie la situation du marché du travail avec optimisme.

Le taux de chômage, qui dépassait 11% en 1998, est aujourd’hui de 7,6%, ce qui signifie en termes de forces de travail qu’en 8 ans le nombre des salariés a augmenté de plus de 2 millions d’unités.

En général, des taux de croissance de l’emploi si soutenus sont observés dans les phases de fort développement de l’économie. En particulier, la variable fondamentale devrait être constituée par les investissements. C’est-à-dire qu’une hausse soutenue de ces derniers devrait se traduire par un déplacement vers le haut de la courbe de la demande d’emploi et donc par une hausse du nombre des salariés. Au moment où une grande partie des forces de travail sans emploi accède à un revenu mensuel de base, il est hautement probable qu’elle aille en utiliser une partie pour augmenter son niveau de consommation ou, en alternative, elle peut décider de ne pas utiliser aujourd’hui ces ressources monétaires, mais de les destiner à des consommations futures. Ce choix provoquerait une hausse de l’épargne et par conséquent, selon les égalités comptables bien connues I=sY, on devrait remarquer une hausse successive des investissements.

L’expansion des deux variables fondamentales de la demande cumulée, en ayant un impact positif sur le produit intérieur, devrait donc amener à son expansion, une expansion plutôt sensible.

L’analyse du tableau italien contraste fortement avec ces conclusions et, si on regarde l’allure des variables concernées dans le processus qu’on vient de décrire, on reste assez déconcerté. Vis-à-vis des 2 millions d’emplois créés, on remarque une hausse très faible des investissements et l’année dernière ces derniers ont même chuté de 0,6% (Eurostat).

Le tableau de la consommation des familles est encore plus désolant. Elle a augmenté à des taux de plus en plus faibles, qui se sont arrêtés en 2005 à un modeste +0,2%. En outre, cette donnée doit être analysée avec celle du crédit à la consommation, qui est en train de se développer dans notre Pays à un rythme de 15% par an, un facteur qui nous explique comment les Italiens sont en train de se servir de plus en plus de ce moyen pour boucler des budgets familiaux de plus en plus limités. Evidemment, le PIB ne pouvait que montrer une allure analogue, avec une hausse moyenne dans les dernières 8 années.

Il y a plusieurs facteurs auxquels faire recours pour expliquer une telle divergence entre la hausse de l’emploi et la hausse réelle du produit intérieur.

L’un d’eux est constitué par le fait que, des deux millions de nouveaux salariés, 635.000 viennent de l’émersion du travail au noir, une donnée qui, si on la prend individuellement, est très positive, mais qui ne contribue pas à une croissance structurelle du Pays, car ces salariés étaient déjà insérés dans le système productif. Une telle circonstance, toutefois, ne suffit pas à expliquer la stagnation du produit national.

Les dernières données Istat sur l’emploi semblent confirmer la thèse de ceux qui affirment que les nouveaux emplois, qui concernent pour l’essentiel des formes contractuelles extrêmement flexibles, ne reflètent pas une expansion réelle de la demande de travail et ne permettent pas aux nouveaux salariés d’améliorer substantiellement leurs standards de vie. En effet, de la réduction des unités de travail résulte qu’en plusieurs cas les heures de travail globales ont été fractionnées entre plusieurs salariés.

Mais il faut aussi considérer que dans les années précédentes cet indicateur montrait des valeurs toujours positives et que certaines études rapportent que l’utilisation des nouvelles formes contractuelles prévues par la loi Biagi est plutôt limitée et que dans de nombreux cas ces embauches se transforment ensuite en rapports de travail à temps indéterminé.

La quadrature du cercle doit donc être recherchée dans un autre aspect qui, outre qu’il a l’effet de déprimer la demande cumulée, va miner aussi la productivité des entreprises italiennes, comme le démontre la donnée sur la compétitivité de notre système - pays qui s’est écroulée de plus d’un certain nombre de positions. Selon les estimations fournies par l’Istat, l’inflation, depuis l’introduction de l’euro, n’a jamais dépassé 3 %, alors que les familles italiennes semblent percevoir une inflation beaucoup plus élevée. L’objectif de cet article n’est pas d’analyser laquelle des deux données représente le mieux la réalité dans la mesure où il faudrait faire appel à des arguments techniques liés à la méthodologie avec laquelle l’institut de statistiques national calcule le niveau des prix.

Ce qui est indéniable, c’est que de nombreuses catégories de travailleurs (en particuliers celle des salariés) ont été frappées plus que d’autres, cette affirmation est aussi fondée sur les données concernant le pouvoir d’achat des salaires italiens présentées dans le dernier rapport Eurostat selon lequel, durant un certain nombre des dernières années, l’augmentation du pouvoir d’achat dans notre pays a été compris entre 0 et 7%, selon la catégorie considérée, pour 25% en France et en Grande-Bretagne et 12% en Allemagne.

Il est donc hautement probable que de nombreuses entreprises sont en train d’embaucher de nouveaux salariés face à la chute du salaire réel et que dans de nombreux cas s’opère, là où c’est possible, une substitution capital/travail utilisant avec une plus forte intensité le facteur de la production à meilleur marché, sans cependant en retirer les avantages du côté de la productivité, dans la mesure où les investissements du côté du travail correspondent à des réductions du côté du capital et de l’innovation technologique.

Pour que l’économie redémarre, il faut qu’elle reçoive des stimuli au niveau de la demande alors que de bas salaires associés à une compétitivité médiocre sur les marchés internationaux la dépriment aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Dans ces conditions, l’augmentation de l’emploi ne vient pas caractériser un processus vertueux, mais représente bien plutôt une donnée déviante d’un système malade.

http://lavoce.info

De : Raffaelle Fargnoli
vendredi 14 avril 2006

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=26352
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