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 Le CROUS cultive la répression : 5 gardes à vue

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FleurOccitane
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Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

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MessageSujet: Le CROUS cultive la répression : 5 gardes à vue   Le CROUS cultive la répression : 5 gardes à vue EmptySam 13 Mai à 14:39

Citation :

Le CROUS cultive la répression : 5 gardes à vue

La politique anti-sociale et le rôle de gestion de la précarité du CROUS se confirment chaque jour.

Depuis un certain temps, le CROUS utilise abusivement des moyens de pression répressifs et administratifs afin de se débarrasser du maximum de résidents démunis : huissiers, lettres d'expulsion, refus d'encaissement de loyer, retards des paiements la CAF mis au compte du résident etc...


Ainsi, les résidents mal informés ou peu combatifs sont écartés injustement du logement social ( plus de 50 cas recensés en ce moment) et laissent la place aux travaux pour les nouvelles chambres 'de luxe' à tarif prohibitif.

Afin de dénoncer cela, une cinquantaine de résidents dont des membres de l'Association des Résidents de Nanterre (ARENE) avaient occupé pacifiquement les locaux du CROUS de Nanterre .

Suite à cela, le CROUS s'entête dans sa démarche répressive et a porté plainte. Chose chocante, s'il en est : la plainte ne concerne que 5 personnes sur 50, et qui plus est , tous membres de l'ARENE. Ces 5 personnes ont été convoquées au comissariat et se voient signifier une garde à vue ainsi qu'une demande de perquisition !

Il s'agit clairement de dissuader par la répression les résidents de s'organiser, et cela en menaçant les plus combatifs ! Il s'agit d'une attaque inacceptable envers le droit d'association et de revendication de nos droits.

Exigeons le retrait de la plainte de la part du CROUS.

NON aux expulsions, NON à la répression des mouvements sociaux de Novembre et de Mars !

NON au CROUS, gestionnaire de la précarité des étudiants !

Voici un extrait de l'analyse de l'ARENE concernant la politique de logement du CROUS :

CITE U DE NANTERRE :BATIMENTS EN DEMOLITION SOCIAL EN PERDITION

Le CROUS et le gouvernement ciblent une nouvelle clientèle


Depuis plusieurs années les différents gouvernements gèrent bon an mal an la crise du logement. Aujourd'hui la volonté est claire : lancer un vaste programme de « réhabilitation-restructuration » sur les cités-u publiques afin d'en améliorer le standing et par ce biais changer de public. Cette campagne a pour élément déclencheur le rapport Anciaux adopté en janvier 2004 et qui préconise la réhabilitation des cités-u existantes et l'ouverture au marché privé. D'année en année le logement social étudiant s'est considérablement dégradé ; les directions des cités-u, à l'instar de celle de Nanterre, les ont laissées pourrir sur pied :diminution du nombre de femmes de ménage, système électrique obsolète, abandon puis fermeture des lieux de vie collectifs…

Cela fait environ neuf mois (depuis sept/octobre 2004) que la direction du site de Nanterre parle officiellement de la « restructuration-réhabilitation » qui doit débuter sous peu. Il va sans dire que jamais les résidents n'ont été réellement informés des tenants et des aboutissants de ces travaux. Et pour cause ! Au mois de novembre le chargé de projet du CROUS de Versailles, M. Edmond annonce que suite à la restructuration une centaine de chambres sera supprimée. Mais ses dires ne vont être ni écrits ni officiels. En effet, puisque « la centaine » s'avère être 257 chambres supprimées à la résidence de Nanterre au terme des travaux ! Chiffre qui n'a jamais été fourni ni par la direction de Nanterre ni par le CROUS de Versailles. Les autorités ont ainsi joué la carte du silence coupable, les seuls étudiants au courant des travaux étant les élus au CA, tous les membres de syndicats institutionnels (UNEF/FERUF et UNI et FAX) qui ont approuvé les travaux de même que l'augmentation annuelle du loyer. Seule l'ARENE a demandé de façon continue des informations claires sur les travaux ainsi qu'une AG avec la direction de Nanterre, promesse qui avait été formulée au conseil de résidence du 16 décembre 2004 et que la direction déplore « de n'avoir eu le temps d'honorer ». Ainsi, que ce soit à Versailles ou à Nanterre, on se tait, on dissimule : à Versailles en novembre « seulement 100 chambres en moins sont annoncées ». A Nanterre, il a fallu attendre que le permis de démolir soit apposé pour avoir accès au dossier à la mairie. Ceci prouve à quel point la direction fantoche de la cité-u se préoccupe du sort de ses résidents.

Le CROUS ne propose aucune alternative

La « restructuration-réhabilitation » prévoit à terme 4 types de logements : 10, 15, 20 et 30 m² avec bien entendu kitchenette, sanitaire, etc. . Programme alléchant s'il en est. Mais à quel prix ? de même que pour le nombre de logement en moins le CROUS cultive le flou artistique quant à la question du prix de ses nouveaux logements. Selon certains, les prix n'ont pas encore été votés, selon d'autres (M. Wloka par exemple) l'augmentation ne devrait pas excéder 5 euros ! Enfin, il est certain que les tarifs pratiqués n'auront plus rien de commun avec ceux que nous connaissons actuellement qui s'adressent aux étudiants issus de milieux populaires. Le message est clair : les résidents admis sur critères sociaux coûtent trop chers, il faut un public rentable. Ainsi la direction de la cité-u n'hésite pas à procéder comme chaque année à son opération de « nettoyage-hébergement d'été » et recourt à des prétextes plus variés et hallucinants les uns que les autres pour mettre des résidents à la rue. Il faut faire de la place car environ 400 chambres vont rester fermées pendant un an. Et l'unique alternative proposée pour le relogement est celle des bailleurs privés comme la résidence qui devrait voir le jour à Nanterre prochainement. Ce projet a été évoqué lors des assises du logement social des Hauts-de-Seine le 16 avril 2005. Ou encore la résidence privée d'une succursale de la BNP, à Rueil-Malmaison, dont les loyers varient entre 400 et 900 euros sans la location du parking bien entendu ! ! ! Voilà donc la réponse que nous propose le CROUS, le gouvernement et les syndicats co-gestionnaires qui prétendent vouloir remédier au problème du logement étudiant. haut

ENTRE NETTOYAGE SOCIAL ET PSEUDO REHABILITATION : UNE POLITIQUE REFLECHIE DU LOGEMENT SOCIAL ETUDIANT

Les différents gouvernements, de gauche comme de droite, gèrent alternativement la crise du logement en proposant mille et une recettes qui s'avèrent toutes être des pseudo solutions. Aujourd'hui, la crise du logement est un problème central qui touche une bonne partie de la population. En effet, des milliers de familles sont soit à la recherche d'un logement décent ou d'un logement tout court. .Le manque total d'engagement des autorités sur cette question a entraîné une augmentation impressionnante de l'insalubrité ainsi que des accidents mortels. Des familles entières se retrouvent dans l'obligation de loger dans des taudis ou des hôtels miteux où le prix du loyer est exubérant et les normes de sécurité inexistantes (cf. l'affaire des marchands de sommeil et le drame récent de l'hôtel Opéra). Par ce manquement, tout à fait délibéré, les autorités signent la mise à mort des populations les plus précaires.

Le logement social étudiant ne sort pas indemne de cette crise. Il est touché de plein fouet puisque son démantèlement est d'actualité. Notons d'abord que les conditions de vie de ces étudiants sont alarmantes. 107 000 d'entre eux vivent sous le seuil officiel de pauvreté. L'ALS (allocation au logement social) a baissé de 50%. Sans compter que le loyer ne cesse d'augmenter.

Jean Paul Anciaux, député de droite, fut chargé en 2002 d'établir un rapport (1) sur le logement étudiant et les aides personnalisées. Il s'agit d'un rapport réactionnaire dans la mesure où au lieu de donner comme objectif le développement de cités-u publiques il pousse à valoriser et à accroître le marché de l'immobilier. Son objectif est de développer le marché du logement privé au dépend des étudiants les plus pauvres. En effet, il a été désigné pour sa tendance à promouvoir le privé. Le rapport l'illustre parfaitement puisque toutes les mesures données dans ce rapport sont en faveur du développement du privé. Etabli en 2002- 2003, il est le plus récent sur cette question. Anciaux rappelle qu'en 2002 70000 chambres sur 100000 ont besoin d'une réhabilitation complète. Il est vrai que depuis les années 80 les institutions notamment le CROUS laissent pourrir nos cités u. La volonté d'un nettoyage social est visible par l'arrêt de constructions majeures de cités-u publiques depuis 1970 et l'apparition de logements privés pour étudiant. Selon Anciaux, en 2002, une des raisons principales de la crise du logement étudiant est le non-développement de logements privés. La volonté de rendre rentable le logement étudiant est claire et les étudiants les plus précaires sont la dernière préoccupation des institutions. Bref, ce rapport est un concentré de tous les poncifs de la bourgeoisie en la matière. Il y a déjà 10 ans, la MNEF (mutuelle étudiante rebaptisée depuis lors) entreprend la gestion de plusieurs cités u semi-privées. Elle entre dans le milieu du marché immobilier, fait du « business » en délaissant entièrement sa mission sociale. Pour répondre à la crise du logement étudiant le CROUS a entrepris récemment différentes campagnes. Il a mené par exemple une action pour rapprocher les étudiants demandeurs de logements des propriétaires privés. Cette opération : « étudiants cherchent désespérément un logement »consistait à glisser une carte postale dans la boîte aux lettres des particuliers en leur expliquant sur le support qu'ils sont à la recherche d'un logement. Quant à lui le CNOUS proposa d'étendre à l'ensemble des CROUS un logiciel du « logement en ville ».Celui ci permettrait à tout étudiant de faire une recherche de logement dans le privé évidemment ! Cette organisme qui dirige les différents CROUS a complètement délaissé sa mission sociale pour ce convertir en agence immobilière. D'autre part,le gouvernement proposa la charte « un toit ,deux générations » en avril 2004.En échange d'un logement chez une personne âgée l'étudiant devra travailler pour elle. Ces propositions aussi grotesques et pitoyables les unes que les autres constituent les « solutions » apportées par les autorités face à la crise du logement social étudiant. Elles sont le signe de l'écroulement du logement social étudiant.

Par ailleurs, notons que ces dernières années le gouvernement a voté des lois qui accordent des avantages fiscaux importants aux investisseurs en matière de logement à des fins de location. Cela permet de réaliser des résidences universitaires privées dont les loyers sont autour de 500 à 690 euros. Aux yeux de l'institution la cité-u publique représente un danger puisqu'elle est un lieu de vie et de regroupement ou des luttes étudiantes se développent. Il s'agit donc d'un obstacle à la paix sociale voulue par les gardiens de l'ordre sécuritaire. Enfin, en détruisant les cités-u, l'accès et la réussite dans l'enseignement supérieur deviennent difficiles voir impossibles pour beaucoup. N'ayant plus de logement à la hauteur de leur moyens financiers les étudiants admis sur critères sociaux sont amenés à l'échec scolaire et conduits au salariat .Ce processus de privatisation du logement étudiant est à combattre. On doit s'organiser et lutter ensemble pour préserver notre logement social étudiant et exiger le développement massif de cités-u publiques !

(1)Rapport Anciaux, le logement étudiant et les aides personnalisées. Déposé en 2004

anonyme article:58354 Résident de nanterre
le mardi 11 avril 2006 à 21h57

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=58354
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