Discutaction
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le deal à ne pas rater :
Antivirus NORTON 360 Deluxe – 3 Appareils – 1 an (clé ...
4.99 €
Voir le deal

 

 Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo .

Aller en bas 
AuteurMessage
FleurOccitane
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo . Empty
MessageSujet: Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo .   Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo . EmptyVen 12 Mai à 23:04

Citation :

Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo .
Voici le témoignage de mon arrestation et de ma garde à vue après la manif sauvage de vendredi soir


Vers 10h30 au niveau du métro St Paul dans la rue de Rivoli le cortège est violemment charger par des gardes mobiles .Je me trouve derrière ou je prend alors des photos .Ca cour dans tout les sans. J'assiste, à bonne distance, aux interpellations aux milieux d'un groupe de touristes ébahis par ce spectacle. Quand cela semble se calmer, je m'approche toujours dans le but de prendre des photos .Des camarades sont sauvagement regroupés dans un cercle de gendarmes et assis de force .On leur a attaché les mains avec un truc plastique qui sert normalement à attacher des câbles .Cela me fait pensait a aux images des soldats irakiens capturer pendant les guerres du golf .D'autres sont fouillés mains contre mur .J'ai décidé de m'approcher de l'un d'eu pour le photographier. Un garde mobile me demande d'arrêter .Je m'exécute et décide de m'éloigner .C'est alors qu'il me rattrape puis me prend par le bras et me demande effacer immédiatement mes photos .Je refuse. Il prend mon appareil et me colle au mur .D'autre gendarmes le rejoignent .Ils me demandent de vider le contenu de mes poches et mon sac à dos au sol. J'entend l'un d'eu dire « encore un intellectuel casse couilles » .Je jette à terre le contenu de mes poches : mon téléphone, du sérum physiologique, des mouchoirs, mes clés et un masque respiratoire et ma carte d'identité .J'ai déjà été victime des gaz lacrymogènes durant les précédente manifs, j'ai appris à m'en protégé. J'entends :
- « Mais il a le kit du parfait branleur » On me demande d'enlever ma veste, de regarder le mur et on me passe l'un de ces horribles bracelets en plastique. Une fois palper et ma veste fouiller on me pose mon sac à dos et ma veste sur la tête afin que je ne vois plus rien. L'un d'eux demande quoi faire de moi .Réponse :
- « c'est un casse couilles emmène le avec l'autre » On prend alors par les bras, on me pli, je ne voie rien, j'ai du mal à marcher .Au bout d'un moment ma tête se cogne violemment contre de la tôle .Je comprend que c'est l'une de leur camionnette. Mon bracelet est trop serrer, j'ai mal, j'ai toujours ma veste sur le visage et plier en deux par un gendarme avec ma tête contre le véhicule. Ce que je suppose être un officier demande :
- « qu'es ce qui la fait celui la »
- « C'est un intellectuel qui prend des photos et qui a le kit du parfait petit casseur sur lui » On m'enlève la veste de le tête, on me film, un gendarme avec ma carte d'identité dans la main demande de confirmé mon adresse et mon lieu de naissance .Je voie un type dans la même situation au coté de moi et le groupe des autres interpellés cent mètres plus loin .Je comprend qu'ils me réserve un autre traitement .On me remet la veste sur la tête .On demande quoi écrire comme motif sur ma fiche d'interpellation. L'un des gendarme répond que je suis un de c'est petit cons qui caillasse .Je me tait pour éviter qu'ils me colle en plus « rébellion » Certains viennent me dire à l'oreille que je devais comprendre que j'étais dans la « merde » .Le moteur de la camionnette est allumer, j'ai du mal à respirer avec ma veste et les fumées d'échappements. Apres un peu près trois quarts d'heures, on me remet à deux policiers en civil avec mon compagnons d'infortunes .Je suis emmener dans un commissariat sans savoir vraiment ou je me trouve .On me fait signer ma notification de garde à vues en m'expliquant que l'un des garde mobile m'a reconnu comme étant un jeteur de projectiles du 16 mars sur la place de Sorbonne ou je ne me trouvais pas. Je demande que l'on prévienne ma famille et à voir un avocat commis d'office comme cela est prévu par la loi. Puis on m'emmène procéder à une fouille dans une petite salle ou l'on enlève enfin mon bracelet .On me demande d'etteindre mon téléphone de retirer mes lassés et de mettre à poil de m'accroupir et de toussé trois fois puis m'habillé. Mes affaires sont mises dans un carton sans qu'un éventaire soit fait. Ensuite on me conduit en cellule en m'expliquant que j'avais intérêts à rester calme. Je ne sait pas qu'elle heure il est .Je suis plutôt heureux de ne plus avoir les mains attachés dans le dos et de pouvoir circulé librement même dans les 3m² de ma cage. Apres un petit moment on m'emmène faire ma déposition dans un bureau. Mais a peine commencer on m'annonce que mon avocat est la .J'explique l'affaire à l'avocat qui est stupéfait. Il m'annonce que c'est ma déposition qui sera importante, de dire la même chose qu'a lui et que pour lui ce sont les photos qui aurait probablement fait que je soit la en vérité .Il part aussitôt et on me reconduit dans le bureau. Le policier me demande comment j'ai été interpellé, si j'étais à la Sorbonne le 16 mars et si j'avais déjà lancer des objets sur les forces de l'ordres .J'explique que je n'y étais pas et que je n'avais jamais rien balancé .Choses vrai .Il a l'air de me croire et semble m'aider à rédiger une déposition convaincante .Je voie l'horloge aux dessus de son bureau, il est 4h quand l'on termine. Je suis reconduit en cage mais avant je demande à aller aux toilettes. Ce sont des toilettes turcs bouché qui se trouve à proximité de ma cellule .Il y a une épaisse couche d'excréments qui en met partout quant on urine .L'odeur est insupportable et l'évier qui s'y trouve semble avoir servis maint fois d'urinoir. Je demande ensuite de boire et on m'explique qu'il faut boire au robinet des toilettes .Je m'abstins ! Retour en cage .Je suis seule .C'est une cage avec une façade en plexi glace de 3m² doté d'un très inconfortable et froid ban de béton .Dans chaque coins on devine les restes vomis mal nettoyer. Il n'y très peu de lumière .L'odeur des toilettes s'y fait fortement sentir. Je n'ai personne a qui parler. Je me répète sans cesse « pourquoi je suis la ».J entend les plaintes et les gémissement des autres détenus. Je m'ennuie, on n'a aucune notion du temps Il n'y a qu'une toute petite fenêtre qui donne sur une cour au fond du couloir. Un néon en face de ma cellule s'éteint et s'allume sans arrêt, se qui rajoute au stress .On met dans la cage d'a coté un toxicomane en manque qui ne cessera de gémir. Il m'était impossible de dormir. Les policiers qui prennent leur service viennent voir les contenus des cellules comme dans un zoo. Enfin une femme officier viens me dire que je suis libérer et qu'aucunes poursuite ne sera engager contre moi .J'ai la tête dans le gaz .Je signe le papier quel me tant .Elle répète de ne plus jamais recommencer .Je ne comprend pas, recommencer quoi si je n'ai rien à me reproché .Je sort du commissariat je remet mes lassés et allumes mon téléphone pour prévenir ma famille .J'apprend que je suis dans le 18eme à Barbes, il est 13h.

J'ai demander à mon avocat de réfléchir sur d'éventuels poursuites envers le gendarme qui m'aurai reconnu et les forces de l'ordres. J'estime que j'ai été victime comme d'autre avant moi, d'une tentative d'intimidation aggravé de mauvais traitements et d'un faux témoignage. Il n'est pas normal d'être traité comme un criminel alors que nous ne faisons que s'opposé a un loi injuste sans violence .Je ne suis sûrement pas le premier et probablement pas le dernier à être accuser d'être un casseur ou jeteur de pavés .Cette pratique dois cessé, elle appartient à un autre temps .Elle discrétise l'autorité policière et judiciaires. Elle favorise les amalgames sur un combat pacifique et qui le restera. « Construisez des écoles et non des prisons » disait Victor Hugo.

Arrestation
anonyme article:58047 Cam
le dimanche 9 avril 2006 à 21h29

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=58047
Revenir en haut Aller en bas
 
Voici le 14 heures de garde a vue pour une photo .
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [FREE] The Interceptor [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discutaction :: Parlons-en ... actualité et dossiers de fond :: Société :: De la relativité des droits et de la liberté :: Répressions et dérives-
Sauter vers:  
Ne ratez plus aucun deal !
Abonnez-vous pour recevoir par notification une sélection des meilleurs deals chaque jour.
IgnorerAutoriser