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 L’entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution

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FleurOccitane
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MessageSujet: L’entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution   L’entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution EmptyVen 12 Mai à 19:03

Citation :

L’entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution, maladies et mort

Depuis que le baril de pétrole a dépassé les 60 dollars, une course incontrôlée sur la route de l’or noir a commencé en Equateur. A partir de 2001, Perenco, troisième compagnie pétrolière française dirigée par Jean François Gavalda (ancien "monsieur Afrique" d’Elf) opère sur ce secteur de la forêt Amazonienne au mépris des communautés indigènes et en engendrant pollutions, maladies et mort...

L’ENTREPRISE PERENCO EN AMAZONIE EQUATORIENNE

1) CONTEXTE


Depuis 1985, en Amérique du sud, dans une partie de l’Amazonie située en Equateur (petit pays qui a connu un important essor touristique à la fin des années 90), plusieurs compagnies pétrolières (BP, Oryx, Kerr McGee, etc.) se sont succédées pour ne découvrir que du pétrole de qualité moyenne. Très rapidement à cause de leurs pratiques irrespectueuses, toutes les entreprises sont successivement entrées en conflit avec la population indigène. Chaque pollution a servi de prétexte pour exproprier la population et militariser les zones.
Depuis que le baril de pétrole a dépassé les 60 dollars, une course incontrôlée sur la route de l’or noir a commencé. A partir de 2001, Perenco (troisième compagnie pétrolière française dirigée par Jean François Gavalda, ancien "monsieur Afrique" d’Elf) opère sur ce secteur de la forêt Amazonienne. Aujourd’hui, toutes les autres compagnies sont parties.

2) AUCUN RESPECT

Chaque exploitation ou exploration a fait l’objet d’une convention signée entre les exploitants et les communautés indigènes. Ces conventions, d’une part, ne correspondent aucunement aux besoins réels des communautés, d’autre part, elles ne sont QUE TRES RAREMENT respectées.
En échange de quelques bonbons pour Noël, d’un ordinateur qui ne fonctionne pas, de distribution d’eau (que l’entreprise contribue à polluer généreusement), Perenco étend son exploration et son exploitation pétrolière.
Les médiateurs de l’entreprise reconnaissent les risques d’incendies, d’explosions, de fuites et d’écoulements de pétrole mais les qualifie comme étant "les risques de toute activité pétrolière".

3) UN MOTEUR A TROIS TEMPS (POLLUTIONS, MALADIES ET MORT)

Perenco a implanté un réservoir de pétrole de 30000 litres dans une zone scolaire ; suite à une fuite de celui-ci, la terre, un puits et un marais ont été pollués. L’entreprise s’est alors contentée d’indemniser à hauteur de 10 dollars par m2 contaminé mais sans effectuet aucun nettoyage.
La population parle de la "technologie du chat" qui consiste à recouvrir de terre les pollutions. Seulement, au bout de quelques mois, elles refont surface. On ne compte plus les têtes de bétail mortes à cause de la pollution occasionnée par la compagnie.
Depuis 1997 (au moins), la contamination a fait baisser la fertilité et les rendements agricoles. En été, quand les sources d’eau sont à sec, la rivière transporte tous les rejets industriels. L’eau qui en d’autres occasions donnait la vie, l’emporte avec des maladies bizarres, des boutons impossibles à soigner et des fièvres persistantes ainsi que des maux de gorges et d’estomac, des faiblesses, des infections des voies urinaires, des maladies de peau, des champignons ; une personne est morte quelques heures après s’être baignée dans une rivière polluée. Les dénonciations des communautés auprès des politiques sont autant de coups d’épée dans l’eau. Idem pour les analyses effectuées par l’université centrale d’Equateur dont les résultats révélèrent pourtant des taux d’hydrocarbures dans l’eau entre 11 et 29 fois supérieurS à la législation équatorienne et entre 590 et 1470 fois supérieurS aux mêmes règles européennes.

4) IMPLICATION POLITIQUE ET REPRESSION

Alors que Perenco parle de concertation avec la population, ses choix ne font l’objet que d’une simple information. L’entreprise est appuyée par le gouvernement équatorien qui, par exemple, a exproprié tous les habitants de dix-neuf villages pour la construction d’un oléoduc.
Perenco ne nie pas les conséquences sur la santé de la présence de dioxyde de souffre (bronchites, cancers.) et de monoxyde de carbone (attaque du système nerveux) mais semble davantage préoccupée par les risques sociaux : "présence de groupes subversifs, blocage des activités., vandalisme." Face aux mécontents, Perenco fait souvent appel à l’armée (qu’elle finance) pour maintenir le rapport de force et sa politique méprisante envers les paysans et les communautés indigènes.
Selon les compagnies pétrolières ayant eu des activités en Equateur : "les militaires doivent protéger les intérêts de la compagnie parce que ce sont les intérêts du peuple équatorien."

5) CONCLUSION

Si les petits cadeaux de Perenco (riz, sucre, ballons de foot.) divisent les indigènes sur le départ pur et simple de l’entreprise (ce que souhaite néanmoins la majorité), ils n’ont pas réussi à influencer les différentes communautés indigènes dans leur choix de refus du projet de construction d’une raffinerie de pétrole sur leurs territoires. Celles-ci attendent également que l’entreprise les respecte eux, en tant qu’êtres humains à part entière, et leur environnement, sans lequel iL ne leur est pas possible de vivre dignement. Ce qui, pour une entreprise comme Perenco ayant une capacité de production de 290.000 barils par jour et 520 millions de barils en réserve de par le monde (Cameroun, Colombie, Congo, Egypte, Erythrée, Gabon, Guatemala, Tunisie, Turquie, Etats-Unis, Royaume Uni, Venezuela et Equateur), ne devrait pourtant pas constituer un péril pour sa rentabilité économique.

Source : Xavier, pulpito34@hotmail.com d’après le texte de Adolfo Maldonado
LES COMPAGNIES PETROLIERES EN AMAZONIE EQUATORIENNE SECTEURS 7 ET 21 : L’ENTREPRISE PERENCO (FRANCE)

Mis en ligne le dimanche 9 avril 2006, par Ludo

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=8207
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