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 Les 130.000 otages de Bush. Pourquoi les Etats-Unis ...

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FleurOccitane
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MessageSujet: Les 130.000 otages de Bush. Pourquoi les Etats-Unis ...   Les 130.000 otages de Bush. Pourquoi les Etats-Unis ... EmptyMar 21 Fév à 22:27

Citation :

Les 130.000 otages de Bush. Pourquoi les Etats-Unis n’attaqueront probablement pas l’Iran, par Andrew Cockburn - CounterPunch.

3 février 2006

CounterPunch,Washington DC, 31 janvier 2006.

Jimmy Carter avait offert 52 otages à l’Iran. George Bush a fait beaucoup mieux, en envoyant 130 000 étasuniens par delà l’océan en guise de garantie du bon comportement de son gouvernement envers la République Islamique. La semaine dernière, Téhéran a rappelé sa capacité à pourrir la vie des forces US stationnées en Irak en accueillant en grande pompe Moqtada al Sadr qui, lors de sa visite, a juré que sa milice, l’armée Mahdi, riposterait à toute attaque étasunienne contre l’Iran. Son porte-parole a répété les propos prononcés devant ses hôtes : « si un état islamique, particulièrement la République Islamique d’Iran, était attaqué, l’armée Mahdi livrerait un combat à l’intérieur et à l’extérieur de l’Irak. »

Cet avertissement doit être pris au sérieux. La Jaish al Mahdi, la milice de Sadr, est devenue une formidable force depuis sa création en 2003. Il y a quinze mois, en novembre 2004, alors qu’elle était moins bien entraînée et moins bien équipée qu’aujourd’hui, cette armée avait réussi à contenir pendant trois semaine un assaut féroce de Marines US à Nadjaf.

Mais l’intérêt et l’influence iranien ne se limitent pas au religieux Chiite et à ses combattants. Il faut se souvenir que le SCIRI (acronyme anglais - ndt), le principal parti dominant de la coalition chiite qui a triomphé aux élections irakiennes, fut à l’origine fondé et basé en Iran. Son premier dirigeant était l’ayatollah Mohammed Shahroodi, actuellement à la tête de la justice Iranienne. Le bras armé du SCIRI, l’armée Badr, a combattu aux côtés de l’Iran dans la guerre Iran-Irak, et fût longtemps considéré comme l’instrument des services de renseignement iraniens. Ailleurs, les services iraniens peuvent compter sur des éléments tels qu’ Abu Mehdi al-Mohandis - alias « l’ingénieur » - installé à Nadjaf et qui y dirige la milice de Sadr.

Au nord, à l’intérieur et autour de l’enclave Kurde, des sources dignes de foi affirment que les services de renseignement iraniens fournissent un certain soutien aux insurgés Sunnites, y compris au groupe militant islamique sunnite Ansar al Islam. Et une dizaine de hauts commandants de la Garde Révolutionnaire Iranienne tués dans la chute de leur avion il y a deux semaines, dont Mohammed Sulaimani faisait probablement partie et qui était le principal officiel des Gardes responsable des affaires Irakiennes, se rendaient à Oroumieh dans le nord-ouest de l’Iran, base principale des opérations iraniennes dans le nord irakien.

A première vue, il peut paraître paradoxal de voir des iraniens chiites soutenir des groupes militants aux objectifs anti-chiites, mais ce même gouvernement avait donné l’asile pendant de longues années au dirigeant intégriste sunnite afghan Gulbeddin Hekmatyar, malgré une antipathie profonde et réciproque.

De plus, le pouvoir en Iran est diffus. L’Irak est un enjeu énorme et son contrôle, si complaisamment offert à l’Iran lorsque George Bush a renversé Saddam Hussein, est inévitablement une source de frictions entre factions rivales au sein du régime. Les commandants de la Garde Révolutionnaire n’ont peut-être pas les mêmes objectifs que l’Etalaat - les services de renseignement, ou que le Dirigeant Suprême Khamanei, encore moins que le président élu Amahdinejad. Entre autres impératifs, ces différents groupes ont des enjeux financiers en Irak. De nombreux commandants de la Garde, par exemple, sont « moawedun », ce qui signifient qu’ils sont de descendance iranienne mais sont nés en Irak où ils ont des intérêts.

Après l’invasion US, le voix la plus influente de la politique iranienne à l’égard de l’Irak était le président Hashemi Rafsanjani, qui avait choisi une coopération limitée avec les occupants. Malgré les rumeurs alarmistes qui circulaient à Bagdad et selon lesquelles « un million d’iraniens avaient infiltré l’Irak avec de faux papiers irakiens », la plupart des iraniens en vue étaient de simples pèlerins se rendant dans les villes saintes de Nadjaf et Karbala. Le consensus à Téhéran semblait être que l’Irak devait être maintenu dans ce que les officiels appellent un « chaos sous contrôle », à la fois pour maintenir le pays dans un état de faiblesse et pour décourager une occupation prolongée des Etats-Unis tout en évitant une désintégration totale de l’Irak et le voir sombrer dans l’anarchie.

Cependant, la défaite de Rafsanjani face à Mahmoud Ahmadinejad dans la course à la présidence et l’escalade des tensions avec les Etats-Unis autour du programme nucléaire iranien ont modifié la donne. Ahmadinejad est proche de certains des dirigeants plus radicaux de la Garde, et il semble insensible devant les états d’âme étasuniens. Sa position de défi ouvert face à l’occident sur la question nucléaire, pour ne pas parler de ses remarques sur Israël, n’ont fait que conforter sa position en interne, tandis que sa capacité de jouer la carte irakienne devrait certainement donner à réfléchir à Washington. Comme me l’a récemment confié un collaborateur proche d’un des dirigeants du parti SCIRI, qui est généralement considéré comme moins radical que le groupe de Moqtada Sadr, « Si l’Amérique attaque l’Iran, tout est possible » [1]. Avec une telle dissuasion à portée de main, qui aurait besoin d’une arme nucléaire ?

Andrew Cockburn est co-auteur, avec Patrick Cockburn, de Out of the Ashes : the Resurrection of Saddam Hussein


- Source : www.counterpunch.org/andrew01312006.html

- Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/

- Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3237
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