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 Le nucléaire c’est de 1,1 à 61 millions de morts ...

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FleurOccitane
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Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

Le nucléaire c’est de 1,1 à 61 millions de morts ... Empty
MessageSujet: Le nucléaire c’est de 1,1 à 61 millions de morts ...   Le nucléaire c’est de 1,1 à 61 millions de morts ... EmptyLun 13 Fév à 15:26

Citation :

Le nucléaire c’est de 1,1 à 61 millions de morts et de 2,3 à 123 millions de cancers

Morbide bilan nucléaire
Soixante millions de morts depuis 1945


Un étude internationale révise à la hausse les effets du nucléaire et propose des normes plus drastiques.

C’est une solide dose de poil à gratter que quarante-six scientifiques viennent de glisser dans la boîte aux lettres de diverses institutions internationales, dont la Commission européenne. Le premier rapport (1) du Comité européen sur les risques de radiations (2) remet en cause les normes et méthodes d’évaluation qui ont prévalu jusqu’à présent en matière de radioprotection.

Sollicitée et financée par le groupe Verts européens, il y a cinq ans, l’élaboration de cette étude a été coordonnée par le chimiste anglais Chris Busby et a rassemblé une palette d’experts « indépendants » du monde entier. Nous avons développé une méthodologie qui remédie aux manquements bien connus de la commission internationale de protection contre les rayonnements (CIPR), expose Chris Busby, cheville ouvrière de l’étude. Le modèle du CIPR a une base physique datant d’avant la découverte de l’ADN. Comme tous les modèles, elle est de nature mathématique, réductrice et simpliste. Bref dépassée.

Historiques, ces modèles prennent pour base d’analyse la quantité de cancers et de leucémies constatés suite à l’explosion de Hiroshima en 1945. Une relation linéaire trop simple, estiment les experts, qui déplorent l’absence de prise en compte de facteurs liés à l’exposition interne (ingestion et inhalation de particules) à la base de nombreux cancers, notamment aux abords des usines de retraitement de plutonium, en Russie. Mais les cancers ne sont pas les seules affections visées, pointe l’étude, qui évoque les mutations de l’ADN induites par la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

Un facteur de risque multiplié par soixante

Afin de revoir l’évaluation des risques lors des expositions aux rayonnements ionisants (essais nucléaires, pollution historique, proximité de centrales), l’étude a créé de nouveaux facteurs de pondération dits de « danger biophysique » ou de « danger lié la biochimie de l’isotope ». En appliquant ces principes aux données officielles des Nations Unies, l’impact sur la santé humaine d’une faible irradiation chronique est multiplié par soixante ! Si bien que le total des morts par cancers est estimé à quelque 61,6 millions depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles. Le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3. L’étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).

Conséquence « logique » pour ces experts : il importe de réduire la dose maximale de rayonnement admissible à 0,1 millisievert (contre 1 mSv actuellement) pour chaque être humain. Cela fait quinze ans que je collecte et j’analyse l’impact des radiations à faible dose, commente le biologiste russe Alexey Yablokov, coauteur de l’étude. Ces données m’ont convaincu que les standards internationaux ont jusqu’à présent reflété davantage les intérêts de l’industrie nucléaire que le souci réel de la santé humaine. Ce rapport est une bonne base pour créer un nouveau Comité mondial sur les risques des radiations !

Un vecteur politique, donc. Les Verts européens déclarent vouloir utiliser les résultats de cette étude afin de renforcer les normes européennes. Le Parlement s’est prononcé en ce sens, il y a quatre ans. Mais il avait été désavoué par le Commission. Du poil à gratter, disait-on ?

Christophe Schoune, Le Soir, 12 février 2003.

(1) Synthèse et commande du rapport : www.euradcom.org, une traduction française du document est disponible en librairie.
(2) CERR, Comité européen sur le risque de l’irradiation, avenue de la Fauconnerie, 73, B-1170 Bruxelles-Belgique

"Recommandations du Comité Européen pour les Risques des Radiations (CERR) : les effets sanitaires des expositions à de faibles doses de rayonnements ionisants, à des fins de radioprotection."

Annonce d’une nouvelle source de recommandations pour la radioprotection :


Un groupe de scientifiques européens va publier prochainement un nouveau volume de conseils pour la radioprotection. Le Comité Européen sur les Risques des rayonnements (CERR)), qui comprend également des spécialistes de pays extérieurs à l’Union Européenne, a développé une méthodologie qui remédie aux manquements bien connus de la Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements (CIPR).

Le modèle de la CIPR a une base physique, datant d’avant la découverte de l’ADN. Comme tous ces modèles, elle est de nature mathématique, réductrice et simpliste, et en conséquence, elle a une puissante capacité descriptive. Ses valeurs - "doses"- sont l’expression d’une énergie moyenne rapportée à l’unité de masse, les masses utilisées dans les applications du modèle étant supérieures à 1 kg.

Par analogie, un tel modèle ne distinguerait pas entre l’énergie moyenne transférée à une personne qui se chaufferait devant un feu de cheminée, et à une personne qui avalerait un morceau de charbon ardent. Dans ses applications aux problèmes en question - une exposition interne, à de faible doses d’isotopes ou de particules - il a été utilisée de manière purement déductive.

La base d’application de la CIPR est la quantité de cancers et de leucémies, suite à l’exposition à une irradiation gamma externe, aigue, à haute dose, d’un grand nombre de personnes à Hiroshima. En plus de cela, d’autres arguments basés sur des moyennes, ont été utilisés pour affirmer qu’il existe une relations linéaire simple (dans le domaine des faibles doses) entre la dose et la quantité de cancers. Cette base "Linéaire Sans Seuil" (LNT), permet de calculer, de manière simple, les augmentations de cancers prévisibles, par rapport à chaque irradiation externe donnée.

En comparaison, la démarche de l’ECCR est de type inductive, du type "regarder par la fenêtre" ce qui se passe dans le monde réel. Il existe de nombreuses données sur des taux anormalement élevés de cancers et de leucémies dans des populations vivant à proximité de sites nucléaires, en particulier quand (autour des usines de retraitement) les mesures dans l’environnement montrent une contamination par des radioisotopes artificiels. Par ailleurs, des populations entières ont été exposées aux retombées des essais nucléaires en atmosphère, les personnes vivant sous le vent, près des sites nucléaires ainsi que les cohortes exposées suite à des accidents (par exemple la cohorte des enfants leucémiques de Tchernobyl), ou suite à leur travail dans l’industrie nucléaire civile ou militaire.

En rédigeant ses Recommandations, le Comité a tenu compte d’une série d’études épidémiologiques, montrant une augmentation de la morbidité et de la mortalité par cancers, associée à des rejets radioactifs, comme la corrélation entre les retombées mondiales des essais nucléaires et l’épidémie de cancers du sein actuelle.

Le Comité a également pris en compte des études récentes sur des phénomènes comme l’instabilité génétique, et l’effet de proximité, qui peuvent induire des effets somatiques non cancéreux.

Il ne suit pas la CIPR, lorsqu’elle pense que la seule conséquence stochastique de l’exposition aux rayonnements est le cancer. Des atteintes générales à la santé, dont on souffre pendant toute sa vie, sont sans doute plus difficiles à quantifier, vu que ces chiffres peuvent aussi être dus à des progrès de santé publique, à une amélioration des conditions sociales, mais cette difficulté ne signifie pas que les rayonnements n’ont aucun effet sur ces paramètres.

Le Comité a, entre autres, tenu compte de données sur l’augmentation des taux de mortalité infantile, suite aux retombées globales des essais nucléaires en atmosphère, des données récentes sur la mortalité infantile et les enfants morts-nés, dans des régions avec contaminations différentes, de l’usine de retraitement et de fabrication nucléaire de Mayak, ainsi que des données sur une série de maladies non cancéreuses, à Hiroshima et dans les régions contaminées par l’accident de Tchernobyl. Le Comité considère que ces données sont confirmées par des travaux expérimentaux.

En conséquence, le Comité a déterminé des facteurs de risques pour des catégories d’atteintes mesurables. Là où les données précises manquaient, il a extrapolé à partir de la mortalité infantile et d’autres indicateurs, pour qualifier le risque "qualité de vie diminuée pour une personne". Il estime que cette réduction de la qualité de la vie, repose sur une large palette de morbidité qui conduisent à des morts prématurées, dans un système où d’autres facteurs resteraient constants. Les facteurs de risque sont donnés.

Le Comité a développé des facteurs de pondération, afin de tenir compte des divers dangers, associés à différents types d’expositions. Les nouvelles pondérations, dites "facteur de danger biophysique" (Wj) et "facteur de danger lié à la biochimie de l’iosotope" (Wk), présentent un grand avantage : bien que les risques nouvellement perçus des faibles doses, suite à des expositions internes ou externes, puissent être bien plus élevés que ce que supposait la CIPR, il n’est pas besoin de changer les cadres législatifs actuels, concernant les doses maximales permissibles.

Ce sont les doses elles-mêmes, qui seront calculées différemment. Ceci est particulièrement pertinent pour l’estimation des atteintes à la santé dues a une irradiation chronique par de faibles doses, suite à l’ingestion ou à l’inhalation de radioéléments rejetés dans l’environnement, dans le cadre d’autorisations légales ou suite à des accidents.

Ceci a des implications importantes pour la réglementation des rejets, ainsi que pour la dérégulation des territoires contaminés et des matériaux issus de la déconstruction nucléaire.

Le ECCR a appliqué les nouveaux facteurs de pondération Wj et Wk, aux données de l’IUNSCEAR pour la dose collective due à des retombées radioactives, y compris des essais nucléaires, jusqu’en 1989.

L’impact total sur la santé humaine est calculée et comparée avec les données de la CIPR :

- Total des morts par cancers : 61 619 512, (CIPR : 1 173 606),
- Total des cancers : 123 239 024 ,(CIPR : 2 350 000),
- Mortalité infantile : 1 600 000, (non prise en compte par la CIPR),
- Mort foetale : 1 880 000, (non prise en compte par la CIPR),
- Perte de la qualité de vie : 10%, (non prise en compte par la CIPR).

Le Comité reconnaît le problème éthique posé par l’exposition de populations à des substances mutagènes sans qu’elles le sachent et sans qu’elles y consentent,et quand un grand nombre des personnes exposées (beaucoup d’entre elles n’étant pas encore nées), n’en tirent aucun bénéfice pour contrebalancer les atteintes à leur santé. C’est pourquoi le Comité s’est entouré de juristes, d’environnementalistes et d’universitaires, spécialistes des attitudes sociales face au risque et à la construction de la connaissance. [...]

www.euradcom.org, Edition 2003.




Résultat dans la presse en France après la publication (2 ans plus tard) d’un contre rapport des officiels français de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)... presque rien :

Le Monde, 14/12/2005 :
L’impact des contaminations radioactives internes mérite un réexamen

Les normes d’exposition à la radioactivité sont-elles insuffisamment protectrices pour la population ? En 2003, des experts mandatés par les députés Verts européens l’affirmaient. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français vient de répondre par la négative, sans nier que certains aspects de la question sont "recevables et méritent débat".

Dans son rapport de 2003, le CERI (European Committee on Radiation Risks) évaluait à plus de 61 millions dans le monde le nombre de morts par cancer dues, jusqu’en 1989, aux retombées radioactives principalement liées aux essais nucléaires dans l’atmosphère. Soit trente fois plus que les estimations résultant des modèles de radiotoxicologie en vigueur. [Donc il y a officiellement d’après l’IRSN, 2 millions de morts par cancers dus au nucléaire !]

L’IRSN conteste le mode de calcul retenu par le CERI et souligne des "incohérences" dans son raisonnement. Pour cet organisme public, qui s’est entouré pour l’occasion d’experts extérieurs, y compris liés à des associations de défense de l’environnement, il n’y a pas lieu de remettre en cause le système actuel de radioprotection.

"Néanmoins, poursuit-il, certains composants de ce système pourraient probablement être améliorés en s’intéressant de façon plus explicite et systématique aux incertitudes liées à la détermination de la dose après contamination interne." Celle-ci désigne les radionucléides inhalés ou ingérés. Cette prise de position constitue en soi un événement, tant le raisonnement qui guide les normes émanant de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) semble intangible.

Ces normes sont pour une bonne part déduites de l’étude des survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Or ces populations ont subi essentiellement des expositions externes ponctuelles élevées. Les pathologies qu’elles développent au fil des décennies sont-elles représentatives de celles qui pourraient résulter d’expositions chroniques à faibles doses, internes et non externes ? C’est ce que s’est demandé le CERI.

ETUDES SUR L’ANIMAL. "C’est une bonne question, mais le CERI n’apporte pas un raisonnement scientifique suffisamment fondé pour y répondre, estime Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN. Pour autant, l’impact des contaminations internes à faibles doses mérite des investigations."

L’IRSN a entamé des travaux sur l’animal, pour étudier l’apparition à faibles doses de maladies autres que le cancer. Les résultats seront publiés dans les prochains mois. L’Institut recommande la mise en place de programmes de recherche "de fond" pour cerner la façon dont les radionucléides migrent et se fixent dans les organes et les tissus. [Il faudra probablement encore 50 ans d’étude pour que l’IRSN admette les dangers du nucléaire ???]

Dans la mesure où il s’agit de métaux lourds, ils peuvent avoir des effets chimiques propres, qu’il conviendra tout d’abord de caractériser. Enfin, des études épidémiologiques analytiques, conduites sur des populations comme les travailleurs du nucléaire, dont on connaît précisément le degré de contamination interne, seront nécessaires sur le long terme.

Le coordinateur de l’étude du CERI, Chris Busby, se félicite que les questionnements sur l’impact des contaminations internes soient pris en compte par les autorités françaises. Il estime cependant que les données épidémiologiques recueillies depuis l’accident de Tchernobyl sont déjà suffisamment claires pour invalider les modèles de la CIPR.

"En Suède, l’épidémiologiste Martin Tondel a mis en évidence un risque excédentaire dans les zones exposées aux retombées de Tchernobyl, souligne-t-il. La littérature scientifique russe va dans le même sens." L’étude de l’impact des faibles doses sur la réparation de l’ADN a considérablement progressé, dit-il. Une raison de plus pour fonder la radioprotection sur la biologie plus que sur la physique.

www.infonucleaire.net


Mis en ligne le jeudi 26 janvier 2006, par Mathias Goldstein

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=7662
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