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 Pour passer des "émeutes" aux luttes : proposition

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FleurOccitane
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Date d'inscription : 30/04/2005

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MessageSujet: Pour passer des "émeutes" aux luttes : proposition   Pour passer des "émeutes" aux luttes : proposition EmptyMer 9 Nov à 19:58

Citation :

Pour passer des "émeutes" aux luttes : proposition d’action immédiate

le 9 novembre 2005


Plus ou moins effarouchés par les « événements » de ces jours dans les banlieues, nous sommes nombreux à regretter qu’une part importante de notre jeunesse ne puisse manifester son désarroi et sa colère que par la rage destructrice, souvent de son propre milieu de vie. Et l’on impute cet état de fait tantôt aux coupes claires dans les subventions accordées aux associations oeuvrant dans les banlieues, tantôt à la présence insuffisante des syndicats et des partis politiques dans les quartiers de relégation. Or, si les propositions de réorientation des politiques urbaines, sociales et salariales surabondent en ce moment, peu d’idées sont avancées pour offrir aux jeunes révoltés des quartiers ghettoïsés les nécessaires points de passage vers les structures à même d’organiser dans la durée, et de façon non violente, la résistance à l’ordre néolibéral, et la désobéissance civile face aux politiques sécuritaires. Bref, beaucoup d’entre nous ne voient pas comment aider cette jeunesse à passer de l’ « émeute » à la lutte.

Il existe pourtant une lutte qui, plus que toutes les autres, est susceptible de rencontrer la sympathie et l’investissement de beaucoup de ces adolescents et jeunes adultes en colère : celle qui vise à la régularisation des enfants scolarisés sans papiers, et des parents sans papiers de jeunes vivant en France. C’est notamment le travail du Réseau Education Sans Frontières. Nous, militantes et militants de toutes les organisations qui luttent contre l’ordre chiraco-sarkozyen par les moyens institutionnels ou la désobéissance civile, avons aujourd’hui une chance à ne pas manquer : pour que les milieux militants rencontrent cette jeunesse tantôt désespérée, tantôt révoltée, et pour construire une mobilisation durable dans les quartiers. Nous pouvons sans doute (et si ce n’est pas nous, alors qui ? et si ce n’est pas maintenant, alors quand ?) aider ces jeunes à passer progressivement vers une logique de lutte, seule propre à une mise en mots de la fureur, et à la désignation pour celle-ci d’objectifs légitimes et réalistes.

Il est donc hautement souhaitable que nous allions partout où ont lieu les comparutions immédiates des prétendus « émeutiers », et où se trouvent aussi leurs soutiens, familles et copains, afin d’attirer leur attention sur le sort des élèves et des parents sans papiers, à leur présenter les organisations luttant pour leur régularisation.

La fureur de cette jeunesse est largement liée, chacun le sait, à la perversion de la procédure du contrôle d’identité, qui a été instrumentalisée pour conduire la traque des sans papiers à des fins électoralistes. Procédure qui est donc devenue le vecteur de brimades policières continuelles auprès des jeunes, notamment issus de l’immigration. Le lien entre cette lutte et la colère de la jeunesse des quartiers pauvres est par conséquent tout à fait évident et direct. Les élèves sans papiers, ce sont eux, ou ce sont leurs copains dans les classes et les cités. Misère des sans-papiers et révolte des banlieues sont deux des principaux produits dérivés de la même cause : l’appropriation à des fins privées (les ambitions politiciennes des divers présidentiables passés par le Ministère de l’Intérieur ces dernières années) de l’appareil policier de notre pays.

Notre devoir est vraisemblablement d’offrir à la révolte les moyens de ne pas se briser sur le mur répressif, d’aider la colère à trouver les voies de son efficacité sur le long terme. Il faut aller, aux portes des tribunaux, proposer à ces jeunes ce que nous croyons être les moyens d’une prolongation et d’une propagation de leur dissidence. Ils en feront ce qu’ils voudront : mais qu’au moins ils en connaissent l’existence.

AUJOURD’HUI, DEMAIN, APRES-DEMAIN : A BOBIGNY ET AILLEURS, TRACTAGES DEVANT LES TRIBUNAUX DE GRANDE INSTANCE APPEL AUX COLLECTIFS POUR LA REGULARISATION DES SANS-PAPIERS : SOYONS NOMBREUX LES PRETENDUS EMEUTIERS ONT BESOIN DE NOTRE SOUTIEN


(CI-DESSOUS, ELEMENTS POUR DES TRACTS) :

RESF : Réseau Education Sans Frontières Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / http://www.educationsansfrontieres.org

LES EXPULSIONS D’ELEVES ET DE PARENTS D’ELEVES, ÇA SUFFIT ! NOTRE DIGNITE A TOUS PASSE PAR LE SOUTIEN AUX SANS PAPIERS

Venant après les trois cas enregistrés ces derniers jours (M. Chang Song ZHANG, père de deux enfants scolarisés à Paris ; M. Chun ZHENG, père de deux enfants scolarisés à Romainville ; M. Serghei SOROCEAN, père de deux enfants scolarisés à Paris) le placement en rétention d’un père de famille supplémentaire est signalé aujourd’hui, à Chartres. Il s’agit de César Lubaki, ressortissant angolais de 35 ans, père d’un petit garçon de quelques jours et d’une fillette de 3 ans, scolarisée à l’école maternelle de Mainvilliers.

La femme de César, Elise, réfugiée politique congolaise (RDC) est titulaire d’une carte de séjour de dix ans. Alors que son mari a été interpellé en plein après-midi, elle n’a été informée que vers 21 heures. Bouleversée, elle a fait un malaise et a dû être hospitalisée avec son bébé. Suite à un arrêté de reconduite aux frontières pris en urgence par la préfecture d’Eure et Loir, César Lubaki a été placé en rétention à Rouen. C’est la seconde fois qu’il se trouve en rétention. Il a déjà été arrêté en janvier 2004.

Ayant refusé d’embarquer, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis. L’acharnement des autorités est incompréhensible : marié et ayant deux enfants d’une résidente régulière, il a la droit moral et légal de vivre après d’elle et de ses enfants. Il doit être libéré sans délai, un titre de séjour Vie privée et familiale doit lui être délivré. Cette affaire, après plusieurs autres survenues depuis la promulgation de la circulaire de Monsieur Sarkozy garantissant la non expulsion des parents d’enfants scolarisés conduit à s’interroger.

Soit le Ministre est incapable de se faire obéir de ses services, soit son texte n’était destiné qu’à la galerie, dans l’espoir de calmer les dizaines et les dizaines de mobilisations d’écoles, de quartiers et de villes entières en solidarité avec les sans papiers scolarisés et leurs familles.

Quoi qu’il en soit, si tel était le calcul du Ministre, il court à l’échec. Les enseignants, les élèves et leurs parents, les citoyens attachés au respect des droits de l’Homme et particulièrement à celui à l’éducation des jeunes générations ne laisseront pas se produire des expulsions iniques. Après avoir, en quelques phrases, réussi à embraser les banlieues, le Ministre de l’Intérieur va-t-il maintenant en faire autant avec les établissements scolaires ?

Brûler les voitures ne suffit pas : il faut continuer à mettre en échec les politiques sécuritaires de Chirac-Villepin-Sarkozy dans nos quartiers, nos écoles, nos bahuts, en empêchant les expulsions des élèves et parents d’élèves sans papiers

Organisations membres du réseau « Education sans frontières » ( au 3 novembre 2005) : Mouvement associatif (local et national) : ADN (Association pour la démocratie - Nice), AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), Amhiti (réfugiés haïtiens), A.S.A.V. (Association pour l’Accueil des Voyageurs - 92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Sar-Phirdem, ATTAC-France, CEDETIM, CIMADE (Service œcuménique d’entraide), Cinquième zone, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de soutien aux tsiganes du 93 Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, Coordination nationale des sans-papiers, CVSF, DEI (Section française de Défense des Enfants international), DAL (Droit Au Logement), Ecole Emancipée, Emancipation, FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération de Parents d’Elèves), Femmes de la Terre, Fondation Copernic, GISTI, Journal « A Contre Courant » politique et syndical (Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Identité - RROMS, Ligue de l’Enseignement, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, Observatoire des Libertés Publiques, RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front, RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l’insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), SOS Racisme, SUB TERRA a.s.b.l., Mouvement syndical : CNT, FERC-CGT, FIDL, FSU, Union Syndicale « Solidaires », MGM (Syndicat de la Médecine Générale) PAS 38 (Pour une Alternative syndicale - Isère), SGEN-CFDT, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, SUD Santé-Sociaux, SEDVP-FSU (Syndicat des Etablissements Départementaux de la Ville de Paris), Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL, UNSEN-CGT. Collectifs RESF d’établissements, de villes ou de régions :CISéé (Lycée Suger Saint-Denis - 93), CISéé (Lycée Utrillo, Stains - 93), Collectif de défense des sans papiers de Villejuif (94), Collectif de l’EURE de soutien aux mineurs et jeunes majeurs scolarisés sans papiers (27), Collectif des Hauts de Seine - Sud (92), Collectif de Soutien aux Enfants de Sans-Papiers scolarisés (Orléans - 45), Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12°, Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (Nantes - 44), Collectif "jeunes sans papiers" (Réseau Education Sans Frontière de l’Hérault - 34), Collectif lycée J. Vaucanson (les Mureaux 78), Collectif lycée J. Feyder (Epinay - 93), Collectif Resf Angers (49), Collectif Resf Seine Saint-Denis (93), Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et Enseignants Etrangers (Académie de Créteil), Club UNESCO Terre Bleue (Charenton - 94), Groupe Education Sans Frontières Voltaire (Collège-Lycée Voltaire - Paris 11°), Jean Macé Sans Frontières (Lycée Jean Macé, Vitry - 94), Lycée Jean Jaurès (Châtenay-Malabry - 92), LP Florian (Sceaux - 92), LP Gustave Eiffel (Massy - 91), Réseau Education Sans Frontières Ille et Vilaine (35), Réseau Education Sans Frontières Lyon (69/42), Réseau Education Sans Frontières Moselle (57), Réseau Education Sans Frontières Nord - Pas de Calais, Réseau Education Sans Frontières Rouen (76), Solidarité Migrants Oise (60). Soutiens : Alternative Libertaire, JCR, LCR, Les Verts, MJS, OCML VP - Journal Partisan, PCF.

De : François
mercredi 9 novembre 2005

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=20397
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