AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le Deal du moment : -54%
Tondeuse à barbe Babyliss Designer SH500E
Voir le deal
59.99 €

 

 A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les

Aller en bas 
AuteurMessage
wapasha
Langue pendue
wapasha

Nombre de messages : 4560
Localisation : Pays des Abers
Date d'inscription : 30/04/2005

A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les Empty
MessageSujet: A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les   A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les EmptyJeu 22 Sep à 19:27

LE MONDE | 22.09.05 | 14h54 •
A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les risques

Citation :
Quatre ans après l'explosion de l'usine AZF, les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) prévus par la loi dite Bachelot, votée en juillet 2003, ne sont toujours pas appliqués à Toulouse. Ni ailleurs. Les décrets d'application de la loi n'ont été publiés au Journal officiel qu'au début du mois de septembre.

Pourtant, dès 2004, le dépôt pétrolier Esso de Toulouse avait été retenu parmi les huit sites pilotes pour expérimenter ces nouvelles mesures, qui prévoient une meilleure maîtrise de l'urbanisation autour des sites industriels à risque, en ouvrant notamment la possibilité d'exproprier les riverains jugés trop près du danger.

Au nord de Toulouse, aucun particulier n'est concerné. Les citernes d'Esso sont situées au sein de la zone industrielle de Fondeyre, bordée par l'ancienne RN20 et le canal latéral à la Garonne. Le pire scénario catastrophe imaginé autour des huit citernes du dépôt pétrolier, qui stocke des hydrocarbures et des bitumes, serait l'embrasement de la grande cuve de 10 000 m3 de fioul, suivi d'un phénomène dit de boil over , bien connu des pétroliers et redouté par les pompiers : une énorme boule de feu qui se développe, plusieurs heures après le début de l'incendie, à très haute température. Le périmètre de danger calculé autour de la cuve s'établit à "environ 780 mètres".

"Il n'y a aucune habitation à proximité" , se félicite André Bergon, le chef du dépôt pétrolier. "Il n'y a pas de maison, mais de nombreuses entreprises du secteur sont soumises aux aléas" , tempère Rose Frayssinet, membre d'une association de quartier. A la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire), on reconnaît que "quatre ou cinq entreprises" pourraient être concernées en cas d'incendie du dépôt. "Mais il est trop tôt pour dire s'il y aura des expropriations" , souligne Fabien Masson, responsable du pôle risque accidentel. Le chef du dépôt d'Esso, lui, espère bien aboutir à un "consensus entre industriels".

Le scénario catastrophe, qualifié de "majorant" , laisse presque froid Philippe Pradère, responsable de l'usine STCM voisine, qui retraite notamment le plomb des batteries. "En cas d'incendie, nous avons le temps de fermer le gaz, de couper l'électricité et d'évacuer notre personnel" , assure l'industriel, qui souligne que son usine est "en liaison directe" avec le dépôt pétrolier.

A la laiterie 3A, autre voisine d'Esso, Martine Lucas, déléguée CGT, est moins rassurée. "Nos fenêtres donnent sur le dépôt pétrolier, juste de l'autre côté de la rue. Il n'y a même pas 500 mètres. Si ça explose, on explose avec" , redoute-t-elle. Le plan d'évacuation mis en place cette année par la direction ne rassure qu'à moitié la responsable syndicale, surtout préoccupée par la survie économique de l'entreprise agroalimentaire, qui vient d'appliquer un sévère plan social de 120 personnes sur l'ensemble du groupe.

Rose Frayssinet, qui a assisté à toutes les réunions d'information organisées par la Drire et Esso, se demande encore comment un tel scénario a pu être élaboré. "On n'a pas eu tous les détails sur la façon de calculer les aléas. C'est compliqué. Je suis restée sur ma faim ", explique-t-elle. Membre de l'association les Amis de la Terre, elle retient surtout que l'évaluation des risques a été réalisée selon la méthode dite "probabiliste", présentée par l'association comme une façon de "pondérer la gravité de l'accident par des calculs d'occurrence".

A l'inverse, le chef du dépôt pétrolier estime que l'administration lui a imposé de prévoir des scénarios qu'il considère comme hautement improbables, en calculant des distances de sécurité sans prendre en compte les différentes mesures de sécurité déployées. Esso a notamment prévu de protéger les industries voisines par un "rideau d'eau" .

Reclassé "Seveso seuil haut" en vertu de la directive Seveso 2, le dépôt pétrolier Esso de Toulouse doit faire l'objet de travaux supplémentaires de sécurisation du site "d'ici à juillet 2007" , annonce la compagnie pétrolière. Lui imposera-t-on, en sus, l'éventuel rachat de terrains et de bâtiments voisins susceptibles d'être touchés par un incendie dans ses cuves ? C'est l'une des questions non tranchées par l'expérimentation du PPRT à Toulouse.

Lors de l'application de la première directive Seveso, de nombreux dépôts pétroliers avaient été fermés. Il n'en reste plus que deux dans toute la région Midi-Pyrénées. Une situation qui inquiète le président (PS) du conseil régional, Martin Malvy, qui s'est ému d'un risque de "pénurie" de pétrole pour la région. Esso se retrouve donc en position de force pour négocier des investissements compatibles avec son chiffre d'affaires. L'entreprise se contente aujourd'hui d'évoquer "un coût élevé", sans plus de précisions. "L'administration a changé ses règles de calcul entre-temps" , se défend André Bergon.

A la Drire, Fabien Masson reconnaît que l'expérimentation menée en 2004 autour du site Esso de Toulouse n'aura pas vraiment fait gagner du temps sur la mise en place du futur PPRT. Le logiciel de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) utilisé pour choisir les scénarios n'a finalement pas été retenu par le ministère de l'écologie et du développement durable. Toute la procédure est à refaire. Selon les décrets d'application, elle devrait durer dix-huit mois. Il n'y aura donc pas de plan de prévention des risques à Toulouse avant 2007, au plus tôt.

Stéphane Thépot
Article paru dans l'édition du 23.09.05


Citation :
AZF : la cause de l'explosion inconnue

L'instruction menée par le juge Thierry Perriquet n'a pu établir avec certitude jusqu'à maintenant la cause de l'explosion sur le site d'AZF, propriété de Total. Les experts judiciaires penchent pour un accident chimique lié au mélange malencontreux du nitrate d'ammonium avec un produit chloré, du fait de négligences dans le fonctionnement de l'usine, ce qui a conduit à la mise en examen, en juin 2002, pour "homicides involontaires" , de deux salariés, dont le directeur de l'usine, Serge Biechlin. Total conteste cette piste et met en avant des témoignages évoquant une première explosion, qui aurait pu avoir lieu à la SNPE (Société nationale des poudres et explosifs). Mais un rapport d'essais sismiques, réalisé par des experts civils, vient de conforter la piste d'une seule explosion, sur le site d'AZF. Deux nouvelles informations judiciaires ont été ouvertes, jeudi 15 septembre, pour "entrave" à l'enquête pénale et "mise en danger de la vie d'autrui" , comme le demandait l'Association des familles endeuillées, qui soupçonne Total d'avoir fait disparaître des indices.
source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-691688,0.html

@+

_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les Ban_01
Revenir en haut Aller en bas
 
A Toulouse, un dépôt d'Esso tarde à appliquer la loi sur les
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discutaction :: Parlons-en ... actualité et dossiers de fond :: Général :: Actualité :: Septembre 2005-
Sauter vers:  
Ne ratez plus aucun deal !
Abonnez-vous pour recevoir par notification une sélection des meilleurs deals chaque jour.
IgnorerAutoriser