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 Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!

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wapasha
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wapasha

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Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! Empty
MessageSujet: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyJeu 12 Mai à 15:53

altermonde.levillage-RESEAU RESISTONS ENSEMBLE-jeudi 12 mai 2005
Retour sur les dernières dérives policières à Lyon le 30 avril 2005

Ce récit complet amène le lecteur encore civilisé au dégoût complet ! Il est plus qu’urgent de réagir au niveau citoyen ; trouver les moyens de porter plainte face à une telle barbarie légalisée parce que policière. Il faut que la Ligue des Droits de l’Homme se saisisse de telles dérives littéralement fascistes. La liberté et la sécurité des citoyens, de tous les citoyens, est en jeu.

Jean Dornac


Citation :
SIX PERSONNES ONT ÉTÉ INCULPÉES ET QUATRE ONT ÉTÉ EMPRISONNÉES, SUITE À LA MANIFESTIVE DU 30 AVRIL À LYON

Un rassemblement pour exiger la libération de ces personnes aura lieu le MERCREDI 18 MAI à 18h30, Place des Terreaux.


La manifestive du 30 avril 2005 à Lyon a été mise en place par le collectif des résistances qui regroupe des personnes de divers horizons sans appartenance partisane. La manifestive, s’inscrivant dans le Festival des Résistances et des Alternatives, a été un moment de musique, de danse, de fête et de revendications fortes et pacifiques, pour une planète sans frontières.

Alors que la queue du cortège festif se trouvait place des Terreaux à hauteur de l’entrée du musée des Beaux Arts, 3 policiers de la BAC, qui n’étaient signalés par aucun brassard, se trouvaient en début de cortège et ont essayé à plusieurs reprises d’arrêter des personnes tout en remontant vers la fin de la manifestation festive. Au moment où ils atteignent la queue du cortège, ils tiennent un manifestant immobilisé ; 3 autres policiers en civil qui étaient cachés derrière une voiture ont surgi sur une personne au sein de la manifestive.

Comme il était impossible de les reconnaître, sans brassards, sans signes distinctifs, la réaction immédiate des personnes environnantes a été de protéger ces personnes, pensant avoir à faire à des provocateurs. Croyant que c’était une simple bagarre sous cette chaude après-midi, plusieurs participant-e-s à cette manifestive, sont venus s’interposer de façon tout à fait logique humainement.

Le premier groupe de policiers en civils qui tentaient d’arrêter des manifestant-e-s a laché prise pour rejoindre leurs voitures. A ce moment-là, sans aucunes sommations, des bombes lacrymogènes ont été lancées par des policiers placés près de l’entrée de la place des Terreaux. Certaines ont atterri au milieu de la place, les gaz atteignant même les terrasses des cafés derrière la fontaine Bartholdi.

Pendant cet évènement explosif, l’autre groupe de civils était aussi repoussé par des manifestants qui ne comprenaient pas ces violences. Entre autres, Virginie et Antoine, qui n’étaient ni déguisés, ni masqués. Ils étaient là comme beaucoup pour faire la fête. Ils ont vu des gens qu’ils ont pris pour des manifestants se bagarrer et ne sachant pas que c’étaient des policiers en civil ils se sont approchés dans l’intention de calmer la bagarre. C’est en arrivant à quelques mètres qu’ils ont vu leurs matraques et leurs flash-ball. Comprenant qu’il avait un flash-ball pointé sur lui, Antoine a écarté un bras en reculant pour repousser la foule, il tenait Virginie à coté de lui par le bras. Une bombe lacrymogène a explosé à leurs pieds. Dans la bousculade qui a suivi, Virginie a été attrapée par les policiers. Alors que la foule était repoussée par les gaz lacrymogènes, ils l’ont alors trainée par les cheveux sur une trentaine de mètres jusqu’à leur voiture qui était garée devant la sortie de Lyon Parc Auto, à l’abri des regards des manifestants repoussés, mais en pleine visibilité des passants sur la place des Terreaux. Elle avait les genoux en sang. Là, ils l’ont plaquée au sol, lui maintenant le visage contre la chaussée, les mains dans le dos, ils l’ont matraquée, et l’ont cognée à coups de pieds. Puis, ils l’ont coincée sous une voiture, une roue dans l’entrejambe et l’ont menottée. Et, ensuite, ils l’ont électrocutée avec un taser, c’est-à-dire une décharge de 50 000 volts, avant d’être emmenée au commissariat central Marius Berliet.

A ce moment un quatrième policier de la BAC, qui lui portait un brassard fluo, se trouvait à quelques mètres tourné vers le public présent sur la place.

Il n’est pas à préciser qu’un samedi après midi sur la place des Terreaux se trouvaient de nombreuses personnes ne faisant pas partie de la manifestation aussi bien sur la place qu’aux terrasses des cafés... Le sérum physiologique a été beaucoup apprécié, car de nombreuses personnes, y compris de jeunes enfants et des personnes plus âgées ont été incommodées par les gaz lacrymogènes.

C’est à s’interroger sur la nécessité et les desseins d’une intervention policière, des proportions qu’elle a prise, et des dangers qu’elle a fait encourir, alors que cette manifestation festive se déroulait dans la bonne humeur.

Lorsque la foule du cortège a quitté la place pour s’engouffrer dans la rue Constantine, les passants choqués huaient les forces de l’ordre depuis la place des Terreaux, et les personnes présentes aux terrasses des cafés en faisaient de même.

Le cortège toujours festif, car beaucoup n’avaient même pas vu ce qui s’était passé en fin de cortège, suivi de très loin par les forces de l’ordre, continue la balade prévue pour arriver Place St Paul où se déroule la dernière partie de la manifestive pendant une heure. La place est très surveillée par des policiers en uniformes mais tout se passe bien jusqu’à la fin. A 19h comme prévu les organisateurs demandent au public de se disperser et aux chars sonores de quitter les lieux. A 19h30 les camions sonores avaient éteint leurs enceintes. Le public ayant dansé toute l’après-midi met du temps à se disperser. A 20h, il ne reste qu’une trentaine de badauds sur la place, et les chariots, servant à récupérer les bouteilles vides, tout au long de la manifestive, pour éviter qu’elles ne demeurent sur la chaussée, dans un souci d’hygiène publique. Les organisateurs s’apprêtaient à aller vider ces chariots lorsqu’une dispute éclate entre plusieurs personnes.

L’intervention des CRS est immédiate, sans aucunes sommations : ils sont environ une quinzaine à charger, portent des matraques, des boucliers et des casques. Ils poussent les derniers présents vers les petites rues qui vont vers St Jean. Quelques manifestants sont encore sur la place : une deuxième charge est lancée à leur trousse. Quelques cannettes sont jetées en direction des forces de l’ordre. C’est la cohue entre les manifestants, certains tentent de rappeler à la dispersion et au calme, d’autres sont effarés par les CRS et les jets de bouteilles. En reculant devant une charge de CRS, sur la place, un des jeunes hommes poursuivis renverse une poubelle remplie de bouteilles vides. Des personnes qui se trouvaient là, qu’ils soient manifestants, habitants ou commerçants du quartier, sont frappés à coup de matraques. Sur la place St Paul, une seule personne aurait été interpellée.

Ce n’est qu’un peu plus tard que les CRS ont quadrillé tout le quartier par petits groupes de trois/quatre et ont arrêté quatre autres personnes qui rentraient tranquillement. Un jeune homme habitant le quartier, qui venait de descendre de chez lui, s’est trouvé nez à nez avec une escouade de CRS et leur a demandé ce qui se passait : il s’est fait interpellé alors qu’il n’avait pas participé à la manifestation et fait aujourd’hui partie des inculpés.

Un groupe est allé au commissariat central Marius Berliet prendre des nouvelles de la jeune fille et des autres personnes arrêtées et mises en garde à vue. Un autre groupe était resté sur place pour inciter les participant-e-s à la manifestive à partir, lorsque la fête était finie (d’ailleurs ça été suivi d’effet pour de nombreuses personnes), et aussi pour nettoyer la place St Paul, vider les bouteilles dans des silos à verre et laisser place nette, mais ces personnes en ont été empêchées par les CRS qui bloquaient les accès à la place. En faisait partie une des personnes qui ont été arrêtées et inculpées.

On peut s’interroger à nouveau, face à une simple altercation interne, sur cette intervention policière inappropriée et de grande envergure, mettant en danger les passants, et empêchant les organisateurs de nettoyer la place.

Les six personnes qui ont été arrêtées lors de la manifestive du samedi 30 avril sont passées en comparution immédiate lundi 2 mai, en fin de journée, séparemment les unes après les autres. Il était près de 21h lors du délibéré. Tous ont demandé à ce que le procès soit repoussé afin de préparer leur défense. Pour certains ce sera le 25 mai, pour d’autres le 26 mai.

Ce qui est reproché à Virginie, qui ne devait pas comprendre ce qui lui arrivait si brutalement : elle est accusée de "rébellion", "appel à l’émeute" (elle a crié quand elle a reçu des coups de pieds dans la figure...), accusée "d’avoir tenté de dérober l’arme d’un policier" (peut-être qu’elle a touché la matraque qui la frappait...), "violences volontaires sur agent des forces de l’ordre”. En ce qui concerne les autres inculpés, ils sont accusés notamment de "violences volontaires avec arme par destination (jet de cannette) sur personnes dépositaires de l’autorité publique”.

Sur 6 personnes qui ont été arrêtées ce jour là, 4 ont été emprisonnées. Deux autres sont relâchées et placées sous contrôle judiciaire astreignant sans pouvoir quitter leur quartier respectif.

On peut s’interroger pourquoi des personnes ont été mises en prison, alors qu’habituellement, en pareil cas, les personnes interpellées sont relâchées à la fin de la garde à vue.

Si des abus graves ont été commis, des ordres ont été donnés.

Ne laissons pas s’installer un état répressif. Des personnes se retrouvent injustement en prison.

Soutenons-les.


Un collectif de soutien des inculpés du 30 avril a été mis en place. Merci d’indiquer si vous avez été témoins ce jour-là, si vous avez des photos ou simplement pour soutenir :
collectifdesoutien30avril@no-log.org
Un rassemblement pour exiger la libération de ces personnes aura lieu le MERCREDI 18 MAI à 18h30, Place des Terreaux, Lyon 1er.

Venez nombreuses et nombreux.

Reseau RESISTONS ENSEMBLE
source : http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=2744

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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyDim 29 Mai à 19:36

moui... ça craint... je reste sceptique à ce message... quelle heure était-il ?
J'étais à lyon, je suis allée place des terreaux à 14h, ce 30 avil. La vie était trés calme, je n'ai vu aucun pseudo révolutionnaire... oui j'ai vu un troupeau de flic en uniforme...
J'ai entendu parler de certains actes violent... mais pas de ceux-ci... êtes vous sûr que se soit passer ainsi ! Je trouves que certains propos sont exagérés... mais bon s'ils ne le sont pas... ça veut dire qu'on a vraiment du soucis à se faire, si on veut faire quelque chose un jour.
Enfin j'voudrais bien savoir à quelle heure c'était quand même...

Lucilie Imperatore
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wapasha
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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyDim 29 Mai à 19:50

je me renseigne sur l'heure.

sinon, je pense difficilement qu'on puisse douter de la partialité de Jean Dornac.

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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyLun 30 Mai à 14:41

samizdat-30/05/05
Lyon – Exactions policières, arrestations arbitraires, prison pour les précaires

Les 25 et 26 mai passaient au tribunal les inculpés de la Manifestive du 30 avril. Pour leur collectif de soutien, le bilan est plus qu’en demi-teinte.

Citation :
Les nouvelles pièces ajoutées au dossier infirment complètement la version policière dans le cas de Virginie, et la mettent sévèrement en doute pour Luis et Christian, inculpés de la place St Paul. En effet et heureusement pour Virginie, un vidéaste amateur a pu produire un document montrant son interpellation violente et arbitraire. Nous nous étonnons d’ailleurs de la curieuse propension à la destruction ou à l’égarement des bandes de vidéosurveillance chaque fois qu’elles pourraient mettre en cause la police.

Avec un ferme espoir d’une issue favorable, nous resterons mobilisés jusqu’au procès du 6 juillet.

Nous sommes scandalisés par les verdicts prononcés à l’occasion des procès des trois autres inculpés : Alexandre, John et Philippe.

- Si Alexandre a reconnu et regretté avoir jeté une bouteille en direction des policiers, il a toujours affirmé qu’elle ne les avait pas atteints. Ainsi, aucun policier n’a été blessé.

4 mois dont deux ferme et 1 250 euros de frais, dommages et intérêt pour les policiers !

- Philippe, a reconnu avoir avancé un caddie en direction des policiers. Même si ce caddie a été arrêté dans sa course par d’autres manifestants, et n’a jamais heurté et encore moins blessé de policiers, il récolte 4 mois de prison dont 3 avec sursis.

- Quant à John, aucun élément précis ne le mettait en cause, à part une poubelle renversée contenant des bouteilles. Il a toujours nié le jet de bouteille dont on l’accuse, et rien ne permet de prouver le contraire. Il est condamné à 4 mois de prison ferme.

Dans aucun de ces cas, le tribunal n’a souhaité prendre en compte la tension qui se dégageait forcément d’une fin de manifestation qui avait fait l’objet de provocations de la BAC pendant son parcours et de violences policières, et le fait que les interventions soudaines des policiers se soient produites sans sommations et de façon inappropriée.

- Nous constatons que le statut de précaires des inculpés a été utilisé comme élément à charge dans un discours permanent de culpabilisation tenant plus de l’ordre moral que des considérations juridiques. Au vu de ce discours, l’égalité devant la justice est plus que jamais mise en doute.

- Nous constatons également que ces lourdes peines, très rares pour des faits de manifestations, ouvrent de sombres perspectives quant à la criminalisation des mouvements sociaux. La simple participation à une manifestation devient maintenant un risque.

- Nous constatons que ce procès a pris une teneur politique, malgré les dénégations du président et du procureur. En effet, comme pour les récentes manifestations des lycéens, la référence dans la presse à des fantasmatiques « groupuscules anarcho-libertaires » a permis de créer une atmosphère de vengeance judiciaire autour de la prétention à « restaurer l’autorité publique », avec pour conséquence les lourdes condamnations de trois des inculpés.

Nous réclamons la révision de tous les procès et la libération de tous les prisonniers !

Nous dénonçons la pratique de plus en plus systématique de la police à poursuivre pour violences, outrages et rébellion toutes les personnes arrêtées arbitrairement et qu’ils ne pourraient pas faire inculper pour un motif réel. N’est-ce pas pour certains policiers une rente financière non négligeable et une manière de couvrir leurs violences ?

Source : Résistons ensemble
source : http://infoblog.samizdat.net/page.php?p=2278

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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyMar 31 Mai à 14:56

pour repondre à Lucilie Imperatore, je viens d'avoir la reponse des responsable du groupe de soutien aux inculpés :

Citation :
Salut, si tu était sur la place vers 14h tu n'a pas pus être au courant vu
que les évenements ont eu lieu entre 17h15 et 17h45, a 14h la manifestive
n'était pas encore partis de la place Guichard.

voilà, si tu veut des details tu peut les contacter ici : collectifdesoutien30avril@no-log.org

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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyJeu 7 Juil à 14:11

Citation :

jeudi 7 juillet 2005 (09h23) :

Relaxe pour la manifestive de lyon

Le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé mercredi une jeune femme de 19 ans jugée pour violence à l’encontre de deux gardiens de la paix au cours d’une interpellation le 30 avril.

Celle-ci donnera lieu à une enquête pour violence des mêmes policiers.

"Il y a des jours où les intérêts de la société, que je défends, coïncident avec les intérêts du prévenus et je tiens à présenter à la prévenue mes sincères regrets pour les conséquences de cette interpellation qui n’avait pas lieu d’être", a déclaré le procureur Alexandre de Bosschère, qui avait abandonné toutes les charges contre la prévenue.

Le président du Tribunal, Jean-Patrick Péju, s’est "joint aux regrets" présentés par le procureur, "pour les décisions qui ont été rendues sur la base de procès-verbaux qui n’auraient jamais dû être établis de cette façon".

La jeune femme avait fait 22 jours de détention provisoire, après avoir demandé du temps pour préparer sa défense lors de sa première comparution immédiate.

Le délai lui avait notamment permis de rassembler des photos et une vidéo qui ont mis à mal la version des 6 membres de la brigade anti-criminalité intervenus suite au bris d’une vitre d’un poste de la police municipale en marge d’une manifestation organisée dans les rues Lyon par des mouvements alternatifs.

L’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (la "police des polices") avait conclu, après audition de plusieurs témoins présents ce jour-là, que la prévenue ne pouvait "en aucun cas faire partie du groupe" qui avait cassé la vitre du poste de police, qu’il "était impossible qu’elle ait essayé de voler l’arme du policier" et qu’elle n’était pas l’auteur des cris appelant à la rébellion, a expliqué M. Péju.

Ce dernier s’est montré parfois virulent : "Si les PV font dans l’estimation, l’à-peu-près, le on-dit, comment voulez-vous que la justice soit rendue dans de bonnes conditions ?", a-t-il demandé à un témoin qui s’enferrait dans ses contradictions.

"Vous vous rendez compte que vous avez fait deux PV qui sont des faux ?", a-t-il demandé un peu plus tard à l’un des deux gardien de la paix partie civile.

Le président du tribunal s’est également étonné de certaines violences des policiers qui ont été filmées : "vous appelez ça un coup de pied de diversion, mais je l’ai vu sur la vidéo et je préfère ne pas être de l’autre côté du coup de pied quand il arrive", a-t-il indiqué à ce même policier.

Le procureur de la République a lui mis en doute la sincérité des deux représentants des forces de l’ordre. "Vous mentez au tribunal, votre déposition n’est destiné qu’à faire coller votre témoignage aux photos", a-t-il lancé à l’un d’eux.

L’IGPN va maintenant enquêter sur la plainte déposée par la jeune femme contre X pour des violences, les policiers lui ayant porté plusieurs coups et fait usage d’un pistolet électrique de type Taser lors de l’interpellation.

source : le monde .

On aura plus d’info bientot je pense .

Les policiers ont ainsi indiqué avoir fait usage de ce Taser pour faire lâcher prise à la prévenue lors de leur intervention, alors que cette arme, de sixième catégorie, ne peut être utilisée qu’en cas de légitime défense, a souligné le tribunal.

http://rebellyon.info/article.php3?id_article=427

De : stop securitaire

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=16993
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MessageSujet: Re: Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement!   Collectif de soutien des inculpés du 30 avril,Rassemblement! EmptyDim 10 Juil à 16:42

Citation :


Lyon manifestive relaxe pour luis et christianla bac de nouveau recalée n’auras pas de scéance de rattrapage
RELAXE POUR LUIS ET CHRISTIAN


Suite au procès de Luis et Christian qui a eu lieu ce vendredi 8 juilletaprès-midi à la 14ème chambre, tous les deux ont aussi été relaxés, toutcomme Virginie le 6 juillet, et les parties civiles, c’est-à-dire les policiers de la bac, ont été déboutés de leur requête de dédommagements, selon le délibéré du tribunal, présidé par Jean-Patrick Péju.

Christian aussi bien que Luis étaient inculpés de jets de bouteilles surdes policiers, place St paul, après la fin de la Manifestive du 30 avril. Les deux procès étaient séparés et ont eu lieu l’un aprèsl’autre.

Les témoignages versés à l’enquête de l’IGPN montraient clairement que Christian, qui habite le quartier et n’avait pas participé à laManifestive, n’avait pas lancé lui-même de projectiles. Au contraire ils’était même interposé lors d’une altercation entre deux personnes surla place St Paul et avait réussi à la stopper momentanément. D’autres témoignages consignés dans l’enquête de l’IGPN indiquaient de même queLuis n’avait pas non plus lancé de bouteilles. Luis, membre du collectifdes Résistances, s’appliquait au contraire à calmer les esprits.

Cette fois, l’avocat des parties civiles, Me Versini, n’a ni demandé à ses clients les policiers de venir s’expliquer directement face au tribunal, ni fait citer directement à la barre de témoins parmi lespoliciers. L’expérience non concluante de l’audience du 6 juillet a fait son chemin, c’est vrai que les policiers s’étaient embrouillés les pinceaux, et même certains, à cette occasion, ont été traités de menteurs par des magistrats. Me Versini n’a pas parlé non plus cettefois des ordres donnés par le directeur de la sécurité et de la police,celui-ci semblait être en effet dans la salle.

Cet avocat en a simplement profité pour maudire le site internet REBELLYON. Et puis,encore une parole de trop de sa part : il s’est fait remette en place vigoureusement par le président lorsqu’il a mis dans les paroles de Luis que la Manifestive était "une manifestation anarcho-libertaire", la greffière prouvant qu’il n’en était rien.

Le procureur de la République, Albert Lévy, souligne une certaine incohérence entre les écoutes radio des véhicules de police, fournies à l’IGPN, et les dépositions de policiers. Il a déclaré qu’il y avaitplace à une véritable interrogation sur la réalité des éléments constitutifs permettant la culpabilité de Luis et de Christian.

L"avocate de Christian, Me Stéphanie Zahnd-Cartier, se demande si, ayant quelque chose à se reprocher, celui-ci serait redescendu de chez lui en passant à proximité des CRS, qui l’ont interpellé.

Me Jean-Félix Lucciani, avocat de Luis, s’est attaché à montrer lesinnombrables incohérences dans les dépositions des policiers de la bac, parfois "oeuvre collective" tellement les mots sont identiques d’une dépositionà l’autre, et parfois totalement différenciées dans les précisions pour les mêmes faits. C’est intelligent qu’ils ne soient pas venus à la barre, ils auraient été sûrement très mal à l’aise.

A Lyon, ce 30 avril-là, il fallait embarquer du monde lors de cette Manifestive. Ces personnes prises au hasard, qui étaient bien visibles,bien repérables, l’un avec une chevelure rasta, l’autre déguisé avec uncasque rouge, ont bien fait l’affaire pour ces policiers. Ce n’est que justice que Luis et Christian soient relaxés.

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De : résistons ensemble

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=17069
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