AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le Deal du moment : -31%
Promo sur les baskets Nike React Element 55 SE pour ...
Voir le deal
90 €

 

 Outrage un peu louche au restaurant

Aller en bas 
AuteurMessage
wapasha
Langue pendue
wapasha

Nombre de messages : 4560
Localisation : Pays des Abers
Date d'inscription : 30/04/2005

Outrage un peu louche au restaurant Empty
MessageSujet: Outrage un peu louche au restaurant   Outrage un peu louche au restaurant EmptyMer 10 Aoû à 15:52

humanite-Article paru dans l'édition du 9 août 2005.
Outrage un peu louche au restaurant

Citation :
Gwet Zachée a deux histoires à raconter à qui veut l’entendre. Une qui concerne son pays d’origine, le Cameroun, où il a été plusieurs fois candidat à la présidence de la République (1997, 2004). Et une en France, au commissariat de police du 18e arrondissement de Paris, où il a été arrêté pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique. Ce qu’il conteste énergiquement.

Le 7 décembre 2004, Gwet Zachée, quarante-trois ans, déjeune dans un restaurant camerounais du 18e arrondissement de Paris. La police entre pour effectuer un contrôle. Un des fonctionnaires aurait alors pris son couvert, l’aurait déposé sur le comptoir et serait revenu lui demander ses papiers. Sur quoi, le policier les aurait mis dans sa poche, avant de fouiller ses vêtements en lui demandant de se déshabiller. Gwet Zachée réagit : « Vous ôtez mon couvert, je n’ai rien dit, et vous voulez que je me déshabille dans un restaurant ! » Le policier insiste. En vain. Et Gwet Zachée est amené au commissariat.

Il passera une nuit au poste et une nuit au dépôt du palais de justice, après un détour à l’hôpital pour un contrôle médical. Accusé d’avoir été sous l’emprise de l’alcool, Gwet Zachée rit jaune : « Je n’ai même pas subi de test d’alcoolémie, je ne bois pas et je suis, de plus, handicapé... »

L’histoire ne s’arrête pas là. Convoqué le 9 décembre 2004 au tribunal de grande instance de Paris, on lui reproche d’avoir proféré un certain nombre d’insultes : « Vous n’avez pas le droit d’entrer ici. Nous sommes dans un pays de liberté. Dégagez et laissez-nous entre Africains. C’est pas des petits flics de merde qui vont me demander mon passeport, vous ne savez pas qui je suis... »

« Tout est faux, assure-t-il, pourquoi insulterais-je les policiers alors que ceux-ci servent la loi ? » Il écrit à la police des polices et au ministère de l’Intérieur. Sans résultat à ce jour. Parallèlement, il porte plainte, le 21 décembre 2004, pour menaces et intimidation. Condamné à verser 200 euros à chaque policier, il décide de faire appel de sa condamnation. Las, le 29 juin 2005, la cour d’appel de Paris, qui oublie au passage de le convoquer, confirme le jugement et lui somme de verser l’argent. Coriace, Gwet Zachée, dont l’avocat commis d’office n’est pas là le jour de l’appel, poursuit son combat et se pourvoit en cassation le 29 juillet. Il a fait les papiers officiels. Il cherche maintenant un avocat. Contactée, la préfecture de police de Paris, elle, n’a « rien à dire » sur cette affaire.

Nicolas Genthial
source : http://www.humanite.fr/journal/2005-08-09/2005-08-09-811694

@+

_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
Outrage un peu louche au restaurant Ban_01
Revenir en haut Aller en bas
 
Outrage un peu louche au restaurant
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discutaction :: Parlons-en ... actualité et dossiers de fond :: Société :: De la relativité des droits et de la liberté :: Répressions et dérives-
Sauter vers:  
Ne ratez plus aucun deal !
Abonnez-vous pour recevoir par notification une sélection des meilleurs deals chaque jour.
IgnorerAutoriser