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 Crimes de sang froid, pour rien, comme ça...

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wapasha
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wapasha

Nombre de messages : 4560
Localisation : Pays des Abers
Date d'inscription : 30/04/2005

Crimes de sang froid, pour rien, comme ça... Empty
MessageSujet: Crimes de sang froid, pour rien, comme ça...   Crimes de sang froid, pour rien, comme ça... EmptySam 16 Juil à 19:33

altermonde.levillage-REÇU DE GÉLINOTTE-samedi 16 juillet 2005
Crimes de sang froid, pour rien, comme ça juste parce qu’ils étaient Palestiniens...

A force de publier des articles en faveur des Palestiniens, de ce peuple, de son droit évident de vivre sur sa terre et enfin en paix, certains visiteurs du site doivent penser que je suis un excité, un antisémite accompli. Si tel est le cas, cela me fait sourire, tellement c’est éloigné de la vérité.

Là où je n’ai plus envie de sourire, c’est lorsque je prends connaissance d’informations comme celle que je vous livre ici. Et mon coeur se révolte, tout mon être crie ; c’est la nausée, c’est le dégoût, parce que ce genre de crime n’admet aucune excuse.

Que sont ces Palestiniens, femmes, enfants, vieillards et hommes pour ces lâches, ces assassins israéliens sous déguisement militaire ? Des sous-hommes ? Des animaux ? Des détritus ? Qui peut justifier de tels crimes, une telle lâcheté ?

Nos intellectuels de télé, les BHL, les Finkielkraut et autres dont j’ai oublié les noms, dont je n’ai même pas envie de me souvenir, ont-ils encore la capacité, au lieu de nous accuser stupidement d’antisémitisme, d’ouvrir les yeux sur cette horreur ? Sont-ils encore capables d’éprouver le dégoût devant les crimes commis par ceux que leurs discours veulent nous présenter comme de grands démocrates ? Alors, la morale à quatre sous, ça suffit ! Messieurs, regardez ces morts et taisez-vous !

Jean Dornac


Citation :
Source : Palestine en marche

Les enfants de Jénine, par Ali Samoudi.

1- La famille Zakarne


16 juillet 2005

1 - La famille Zakarne perd trois de ses membres, victimes de coups de feu, sans raison

Les enfants du monde dorment leur longue nuit, dans leurs beaux lits, sous les yeux attentifs de leurs mères. Quant au nourrisson Hilmi, qui a à peine 12 mois, il n’arrive pas à dormir... Tout au long de la nuit, la nuit la plus longue et la plus terrible de sa vie, il n’a pas cessé de pleurer, après qu’il ait été privé de la chaleur et de la tendresse de sa mère, à tout jamais. Elle a été assassinée, dimanche dernier, avec ses deux frère et soeur, à Qabatia, par les chars israéliens. Bien que Hilmi n’ait pas réalisé l’ampleur de la catastrophe survenue à sa famille, il l’a quand même vécue et l’a partagée, en pleurant et criant de faim. Il a été privé du lait de sa mère, et a refusé de prendre le sein des nombreuses femmes accourues pour le bercer et compenser son manque. Mais il était comme celui qui disait : je ne veux pas de votre lait, ni autre chose, je veux le sein tendre de ma mère, personne ne peut me le faire remplacer. Pourquoi vais-je être privé de la tendresse de ma mère, avant même que je puisse me mémorer de son visage et de sa voix ?

Les cris innocents de l’enfant n’ont pas réussi à briser le silence qui a entouré la maison et le village, qui vient de vivre un des moments les plus sombres de son histoire, quelques heures après le massacre. Le père terrassé, Muhammad Yousef Abu Samra, n’a plus la force pour alléger l’impact du malheur qui vient de s’abattre sur eux, les cris de son nourrisson l’empêchent même de parler. Il est assis entre sa mère et son enfant, rongé par la douleur, se laissant aller aux pleurs et aux cris, et invoquant Dieu pour qu’Il l’aide à résister et à sauver son nourrisson, après avoir été incapable à sauver son épouse et ses deux enfants, tombés martyrs devant lui, sans qu’ils aient été accusés, sans raison, sinon qu’ils sont Palestiniens, et c’est l’accusation pour laquelle l’occupation punit le petit et le grand, tant qu’il est Palestinien, en tout temps et en tout lieu, sans contrôle ni limite, au vu et au su du monde entier.

Une nouvelle fois, Muhammad al-Durra

Dans ces instants de tristesse et de douleur, Abu Samra dit : après le massacre subi par notre peuple dans le camp de Jénine, l’armée israélienne ne craint pas de commettre d’autres massacres, de sang-froid. C’est de nouveau l’histoire de Muhammad al-Durra qui recommence, mais cette fois-ci, sans caméras pour transmettre l’image au monde entier, cette image qui restera gravée en moi, toute la vie. J’ai essayé de protéger ma femme et mes enfants, mais leurs balles ne se sont pas arrêtées, jusqu’à ce qu’ils expirent tous les trois.

Les détails de la tragédie
Avec le lever du soleil, Abu Samra, âgé de 30 ans, a quitté sa maison à Qabatiya, en compagnie de son épouse, Fatima Ibrahim Turkman, 27 ans, et les deux enfants, Bassam, 4 ans et Abir, 3 ans, pour se rendre au lopin de terre qu’ils venaient de louer, situé à 150 mètres du camp militaire israélien, Bezek. "Comme d’habitude", raconte Abu Samra, "ma femme a insisté pour partager avec moi les soucis quotidiens et le travail ardu. Elle a voulu m’accompagner à ce nouveau travail, le coeur joyeux, car cela faisait longemps que nous vivons durement, n’ayant pas de travail, à cause du siège et de l’encerclement. Nous sommes arrivés à la terre, les Israéliens nous ont aperçu, leurs patrouilles et leurs soldats nous ont vu commencer le travail, malgré le mauvais temps. Ils ne nous ont rien dit, ils ne nous ont pas empêché de travailler, ils ne nous ont pas demandé de partir. Ils auraient mieux fait de le faire..." dit-il avant que ses larmes n’inondent ses joues.

Abu Samra reprend, après avoir essuyé ses larmes, qu’il n’a pas réussi à cacher : vers 10 heures du matin, alors que nous étions en train de travailler la terre, subitement, sans aucun signe, nous sommes surpris par des rafales de balles en notre direction. J’ai mis mes enfants et ma femme à terre, et j’ai regardé en direction de la provenance des balles : j’ai aperçu un char, situé en face de nous directement. Ce fut la scène la plus dangereuse que j’ai aperçu, les balles ne s’arrêtaient pas, nous avons rampé à terre, essayant d’arriver à une région proche pour nous cacher derrière les rochers, mais le char a poursuivi ses tirs, comme s’il y avait une bataille dans la région. Nous sommes restés à notre place, ma femme a essayé de protéger les petits, et j’ai perdu connaissance.

Récits
Un témoin, qui travaillait à 400 mètres de là, raconte : j’ai vu le char ouvrir le feu vers la région où travaille la famille Abu Samra, qui s’est cachée dans les plantations. Je ne la voyais plus. 10 minutes plus tard, les tirs se sont arrêtés, puis j’ai vu un grand nombre de soldats courir dans cette direction.

Abu Samra ajoute : Je me suis réveillé au bruit des cris et des coups de pied de soldats, j’ai ouvert les yeux, puis j’ai crié, effrayé par la scène. Ma femme et mes enfants, tout en sang, gisaient près de moi. J’ai essayé de parvenir à eux, pour les aider, pour savoir ce qui s’est passé, mais un soldat a pointé son arme sur ma tête avant de me transporter ailleurs, sans tenir compte de mes cris et mes pleurs.

Les soldats emmènent Abu Samra pour l’interroger, pendant des heures, et les dépouilles sont restées au même endroit, jusqu’à 15h30 (plus de cinq heures), jusqu’à l’arrivée des équipes du Croissant Rouge palestinien. Ihab Iyadi, officier du Croissant rouge, raconte : "Nous avons reçu un appel de la liaison nous demandant de nous diriger vers la zone de Zababdeh pour transporter des cadavres palestiniens. Après une fouille minutieuse et une attente de près d’une heure au barrage d’al-Jalameh, nous nous sommes rendus au lieu pour nous retrouver devant une scène des plus terribles : la mère et les deux enfants au milieu d’une mare de sang. La mère a été atteinte d’un calibre 500 à la poitrine, l’enfant Bassem a été touché de deux balles de même calibre à la poitrine et à l’épaule, et la scène la plus dure fut de voir la petite Abir, l’innocente Abir, touchée à la tête. Il ne restait plus rien de la partie supérieure de son corps.

Quel plus grand crime ?
Les ambulances ont transporté les trois dépouilles à l’hôpital public de Jénine, suscitant un grand choc à la population, mais aussi à l’équipe médicale. Quant aux proches, certains se sont évanouis et d’autres sont sortis sur la place de l’hôpital, criant et hurlant de douleur, ne pouvant laisser personne indifférent à ce malheur. Quant au père et à l’époux, il fut gardé en interrogatoire pendant 7 heures, par les soldats de l’occupation. Lorsqu’il fut libéré, son premier geste fut de courir comme un fou vers les trois dépouilles, pour les embrasser, demandant : "quel crime peut-il être plus odieux que celui-ci ? Quelle vie pouvons-nous vivre encore, alors que les êtres les plus chers partent ainsi, sans un mot ? Qu’ont-ils fait ? Abir, Fatima, Bassem ? Où est le conseil de sécurité ? Où est le monde, qu’il m’avance une seule justification de ce crime et de cette exécution barbare ?

Abu Samra prend Abir dans ses bras, la serre, l’embrasse, et crie : c’est ainsi qu’elle dormait, regardez... est-ce que cette enfant représentait un danger pour les soldats de l’occupation, qui sont super-armés et qui se déplacent dans des chars ? quelques minutes plus tôt, elle imitait sa mère en cueillant les fruits et disait à son frère : regarde, j’en ai cueilli plus que toi, elle riait et était heureuse. Pourquoi ?

Abu Samra a d’autre part rejeté les explications sionistes disant que les soldats avaient été obligés de tirer car une patrouille israélienne avait été attaquée. Il a expliqué que rien n’avait été entendu, ni explosions ni tirs, tout était calme jusqu’à ce que les chars israéliens commencent à tirer, sans aucune raison.

Le cercle de l’injustice ne s’est pas arrêté avec ces crimes et la perte des êtres chers, pour la famille d’Abu Samra. Tous les soirs, Hilmi pleure et Yasmine réclame sa mère, elle voudrait savoir quand elle pourra jouer de nouveau avec ses frère et soeur, alors qu’elle a participé au cortège funèbre, sans cependant réaliser la signification réelle : que les balles israéliennes les ont ravis à tous jamais, que les soldats israéliens l’ont privée de pouvoir les embrasser et de jouer avec eux. Le père a lancé un appel à tous les humains, à tous ceux qui ont une conscience, pour réclamer que les criminels soient poursuivis et jugés, et pour que la réalité soit reconnue, pour empêcher d’autres crimes.

Traduit par : Centre d’Information sur la Résistance en Palestine
source : http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=3225

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Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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