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 Fête de la musique ou fête de la violence policière ?

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wapasha
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wapasha

Nombre de messages : 4560
Localisation : Pays des Abers
Date d'inscription : 30/04/2005

Fête de la musique ou fête de la violence policière ? Empty
MessageSujet: Fête de la musique ou fête de la violence policière ?   Fête de la musique ou fête de la violence policière ? EmptyJeu 30 Juin à 12:57

altermonde.levillage- jeudi 30 juin 2005
Fête de la musique ou fête de la violence policière ?

J’ai reçu plusieurs articles attestant de violences policières commises à l’occasion de la dernière fête de la musique. Le prétexte est toujours le même : dépassement d’horaire !!! Ceci justifie sans doute, aux yeux des autorités, un débordement de violence complètement débile...

La dérive s’accentue et le sentiment qu’un "Etat policier" s’installe se vérifie chaque jour un peu plus. C’est l’insécurité de tous les citoyens qui s’installe ! Je vous invite à lire deux des courriers reçus au travers du réseau Résistons Ensemble.

Jean Dornac


Citation :
Reçu le 30 juin 2005

Violence policière injustifiée pendant la fête de la musique à Montpellier

Salut,
Je prend contact avec vous pour apporter mon témoignage sur l’action excessive de la force publique le soir de la fête de la musique à Montpellier. Rappel des faits :
Montpellier, 22 juin à 02h30, place des Ursulines : un Sound-System est en place, une quarantaine de personnes apprécient la musique, dans une ambiance pour le moins conviviale et détendue. Une patrouille de 6 agents de police passe, et repart sans dire un mot.

Moins d’une heure plus tard, un escadron de CRS arrive sur la place, et charge dans une foule déjà éparse, sans prendre le temps ni de couper la musique, ni de proférer la moindre mise en garde.


Assis en haut d’une dizaine de marches, j’ai eu le malheur de demander à un CRS ce qui se passait, lequel m’a répondu par un coup de tonfa, et m’a fait dévaler l’escalier de pierres. Je n’ai personnellement pas trop morflé, mais j’ai obtenu une ITT de moins de 3 jours. Je tiens à signaler que j’ai vu plusieurs personnes recevoir de nombreux coups alors qu’elles tentaient de s’enfuir.

Les CRS ont ensuite balancé une grande quantité de lacrymo, en plein coeur du centre-ville. Le matraquage semble s’être poursuivi, plus tard, à d’autres endroits.


J’ai été choqué par cette démonstration de force, sur un public non violent, dont la seule faute a été de ne pas être rentré chez lui suffisament tôt, le soir de la fête de la musique. Je tiens également à signaler que la protection civile était en train de remballer ses affaires à cette heure, alors que le sang commençait à couler.

Des actions du même type semblent avoir eu lieu également dans différentes villes de France (Paris, Nantes, ...). Cette situation semble être le symptôme d’une politique intérieure sécuritaire, qui met en danger les libertés citoyennes. C’est pas nouveau, mais ca reste inquiètant.

Sincèrement, votre action est nécessaire pour protéger les Droits de l’Homme, dont la France se vante tant à l’extérieur, et méprise tant à l’intérieur.

* * *


Reçu le 27 juin 2005

Petit échange de mails récupérés à Toulouse

Voici un mail reçu par un Toulousain sur sa boîte perso suite à son témoignage indigné sur l’intervention de la police sur une petite place de Toulouse à la fin de la fête de la musique :

"Vous devriez comprendre que le débordement que vous affirmez ne pas avoir constaté est constitué, tout simplement, par l’agitation et le bruit générés par un attroupement sur la voie publique à l’heure où ceux qui ont des obligations professionnelles, les écoliers, les malades etc..., aimeraient bien pouvoir dormir sans en être empêchés par une bande de braillards plus ou moins alcoolisés.
La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. C’est une question de savoir vivre. Dans la France déliquescente actuelle, ces notions ont en apparence perdu beaucoup de sens.
Plutôt que de critiquer la police, enseignez donc autour de vous la courtoisie, le respect de la tranquillité du voisin et le bon sens.
Bien sincèrement. "

Et sa réponse que je trouve intéressante :

" Monsieur,

J’avoue avoir hésité un bon moment avant de répondre à votre mail. Passé le premier mouvement d’indignation envers votre posture moraliste droitière et votre légitimation de la violence comme condition de votre conception de la liberté, je me suis tout de même décidé à m’expliquer d’avantage afin de préciser les termes du débat, ne serait-ce que pour vous refuser le privilège et la jouissance exclusifs de ce que vous nommez "le bon sens".

D’abord, factuellement : ce n’est pas tant la police comme corps que je critique ici, mais comme méthode. En effet, à deux heures du matin - soit l’heure posée par la préfecture comme limite aux festivités du mardi 21 juin - la musique s’était tue, en respect absolu des règles et du voisinage. Hélas, une centaine de personnes ne se disperse pas en deux minutes, ni même en cinq.

A 02h20, heure de la charge, il ne restait plus sur la place qu’une trentaine de personnes, dont moi, prenant congé de mes amis. J’insiste sur ce point capital : rien ne justifiait un tel déploiement de violence de la part de "nos" policiers, alors que tous se dispersaient, plus ou moins de bon gré, je vous l’accorde.

Les seules provocations dont j’ai été témoin (30 personnes, c’est vite embrassé du regard) furent deux hommes jouant de la guitare à 2 mètres des forces de l’ordre, et un autre prenant des photos de ses amis sur fond de casques et de boucliers.

Pour la petite histoire, tous trois furent rossés à coup de poings, de pieds et de matraques par plusieurs hommes en armure ; quand à l’appareil photo...
Quatre ou cinq membres des forces de l’ordre, que vous semblez tant chérir, ont frappé à plusieurs reprises un homme à terre totalement saoul
(l’ivresse sur la voie publique est, me direz-vous, un délit ; moi, je l’ai conduit aux urgences).
Reconnaissons toutefois que les CRS respectent bien la parité, puisque des jeunes femmes ont eu droit au même traitement, insultes sexistes et graveleuses en prime. Voilà pour la méthode.

Ensuite, sur le fond. Un point essentiel : la fête de la musique est orchestrée et mise en place par l’Etat, sur son initiative. Elle a lieu une fois par an, bénéficie d’une large couverture médiatique et possède un fort potentiel commercial. L’attroupement sur la voie publique que vous évoquez n’est finalement que la réussite de l’opération, non ? Si vous contestez ça, militez dès demain pour faire cesser le tapage nocturne occasionné par les feux d’artifice du 14 juillet tant que vous y êtes. A moins de faire preuve d’un solipsisme borné, vous devez admettre que nombre de citoyens plébiscitent cette festivité. Et cela nous amène au deuxième point : il n’y a pas d’un côté les gens sages, courtois, responsables et de l’autre des braillards alcoolisés irrespectueux. Le monde humain n’est pas une affaire de bon ou de mauvais moule, idéologie qui traverse les pires régimes.

Malgré votre couplet inquiétant quant à la "déliquescence" et l’interrogation qui est la mienne quant aux valeurs que vous souhaiteriez rehausser, j’insiste sur ceci en vous supposant démocrate : la présence d’autrui, comme extériorité radicale, est aussi le signe de l’extériorité du monde et de sa présence ; c’est l’existence d’autrui qui donne au monde son relief et son épaisseur. Ce que l’on vous doit en terme de respect et de courtoisie, vous le devez aussi à tous, y compris à tout ceux qui s’attardaient un peu place de la bourse et place st-pierre ce mardi. Ne leur niez pas ce droit, ce respect et cette liberté que vous semblez si prompt à revendiquer pour vous.

Voilà pourquoi la façon dont se sont déroulés les évènements me choque et m’afflige profondément. En un sens, je suis tout aussi inquiet que vous quant à l’érosion contemporaine du lien social. Lorsque la violence prend le pas sur la communication, j’y vois le symptôme tangible et grave d’un malaise profond. Je ne légitime donc pas l’action barbare des forces de l’ordre de ce mardi, elle me révolte ; et ce parce qu’elles sont aussi à mon service, au votre, et à celui de tout citoyen.

Respectueusement."

Reseau RESISTONS ENSEMBLE
source : http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=3110

@+

_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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