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 Situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est

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wapasha
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wapasha

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Situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est Empty
MessageSujet: Situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est   Situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est EmptyMar 28 Juin à 13:46

bellaciao-lundi 27 juin 2005
Situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est

Editorial de Prol-position n° 2

Citation :
Ce deuxième numéro en anglais du bulletin électronique Prol-position news, accessible sur le site du même nom, est principalement centré sur la situation de classe dans les pays d’Europe de l’Est. Les déplacements des capitaux et des travailleurs, de l’est vers l’ouest et vice versa, constituent un élément décisif de la recomposition de classe en Europe.

La mobilisation d’une vaste armée de réserve d’ouvriers originaires d’Europe de l’Est pour approvisionner en main-d’œuvre certains secteurs économiques à l’ouest et la menace de délocaliser la production de l’ouest vers l’est du continent contribuent à intensifier l’exploitation. La propagande capitaliste évoque, sur un ton inquiétant et sinistre, des « régions à bas salaire en Europe de l’Est » et « des ouvriers peu rémunérés » ; la réalité est en fait beaucoup plus complexe. Des prolétaires d’Europe de l’Est sont souvent employés dans des secteurs du marché du travail de l’Ouest (comme l’agriculture et le nettoyage) où les ouvriers « locaux » ne travaillent pas. Début avril 2005, les employeurs agricoles allemands se sont bruyamment opposés aux plans du gouvernement qui voulait pousser plus de chômeurs allemands à travailler dans les champs, au lieu d’employer des saisonniers polonais. Ces exploitants se sont plaints que les chômeurs allemands « arrivaient en retard, partaient avant la fin de leur journée de travail, et se mettaient en congés maladie au bout de quarante-huit heures ».

Parallèlement, de plus en plus d’ouvriers originaires d’Allemagne de l’Est émigrent aux Pays-Bas pour trouver du travail dans les serres servant aux cultures légumières.

Concernant les délocalisations d’unités de production, le pourcentage réel d’usines transférées à l’Est est minime, si on le compare aux nouveaux investissements réalisés à l’Ouest. En matière d’investissements directs, les compagnies occidentales achètent surtout à l’Est des infrastructures ou des entreprises qui étaient autrefois la propriété de l’Etat, comme les télécommunications. D’autres investissements sont entrepris pour approvisionner les marchés locaux, et donc ils ne diminueront pas les capacités de production à l’Ouest. Pour démasquer la propagande et le battage organisés autour de la « Ruée vers l’Est », il nous faudra analyser en détail les mouvement réels de capitaux et les confrontations de classe dans les pays d’Europe de l’Est.

Dans ce bulletin vous trouverez quelques textes qui pourraient servir de point de départ : L’article Going East (La ruée vers l’Est) présente les principales données statistiques disponibles sur la relation entre les investissements directs et les réorganisations décidées par les entreprises allemandes. Ce texte conclut que l’installation d’unités de production à l’Est entraîne rarement la fermeture de départements ou d’ateliers dans les mêmes sociétés à l’ouest. Désireux d’approvisionner les marchés locaux, les patrons souhaitent aussi créer une situation où une flexibilité maximum leur permettra de faire jouer certains sites de production contre d’autres. Foreign Investments in the Czech Republic : Boom or Fall (Les investissements étrangers en République tchèque : (boom ou déclin)) analyse le processus de restructuration du capital et du marché du travail durant la dernière décennie, l’impact de cette restructuration sur la République tchèque - l’une des principales régions de l’ancien Bloc de l’Est à accueillir des investissements étrangers directs - ainsi que les menaces proférées par les capitalistes de se déplacer toujours plus à l’Est.

L’article Migrant workers in the Czech Republic (Les travailleurs immigrés en République tchèque) décrit la situation des ouvriers slovaques, polonais et ukrainiens dans ce pays. Ce texte montre comment le marché du travail européen s’étend bien au delà des frontières de l’Union européenne, créant des réactions en chaîne dans les migrations de travailleurs. Des ouvriers tchèques du bâtiment qui travaillent à l’ouest, par exemple, sont remplacés par des Ukrainiens qui acceptent une forme d’esclavagisme dans des villes tchèques : ces derniers doivent faire face à la fois aux directives migratoires de l’Etat tchèque et à la structure mafieuse des agences d’intérim ukrainiennes.

Skoda Auto : Inspiration from Mlada Boleslav? (Skoda Automobile : Un nouveau souffle venu de Mlada Boleslav ?) évoque une grève récente en République tchèque. Cet article suggère que, bien que cette grève ait été la plus importante lutte chez Skoda jusqu’ici, les ouvriers - contrôlés par les syndicats - n’ont pas vraiment usé de toutes leurs forces pour gagner. Mais la situation chez Skoda et dans d’autres entreprises pourrait changer : Certaines des nouvelles usines implantées par les compagnies occidentales en République tchèque ne trouvent pas assez d’ouvriers dansla région, et ces difficultés sapent les possibilités de chantage au licenciement ». Ces nouvelles usines n’ont souvent pas de section syndicale, ce qui incite les auteurs à conclure qu’il existe "certaines possibilités pour l’émergence d’une lutte autonome qui écarterait toute structure syndicale. Nous verrons où le nouveau souffle venu de Skoda nous mènera... ".

Behind the Border - Poland (Au-delà de la frontière - la Pologne) décrit l’histoire des luttes de classe en Pologne depuis les années 1970, le rôle des politiques financières et de la répression étatique, le contexte des luttes ouvrières, et l’effondrement du mode d’exploitation socialiste. Il traite également de la structure des secteurs agraires et industriels polonais aujourd’hui et de la question des migrations. En complément à ce texte, le lecteur trouvera un article apportant des informations plus récentes sur les luttes en Pologne et à sa périphérie. (Update on recent struggles in and around Poland)

Promised Land and Class Struggle : Romania after the Transition (Terre promise et lutte de classe : la Roumanie après la transition) examine le développement du capital et des migrations en Roumanie. Ce texte est principalement centré sur l’industrie textile, et il précise le rôle important des entreprises italiennes dans le processus de restructuration. Il est suivi par un bref entretien avec un ouvrier de Solectron à Timisoara (Interview with a worker from Solectron in Timisoara). Solectron est une société américaine produisant des téléphones portables et divers autres équipements électroniques pour des compagnies comme Nokia, Ericsson et Alcatel. En complément le lecteur trouvera quelques informations sur une grève récente chez Michelin en Roumanie et Solectron en France (News on a recent strike in Romania (Michelin) and Solectron in France).

Après les textes sur la lutte de classe en Europe de l’Est, Prol-position reproduit la préface à la traduction de Forces of Labor de Beverly Silver (Preface of Beverly Silver’s book ‘Forces of Labor’), préface écrite par le groupe WildCat qui ont récemment publié ce livre en Allemagne. Beverly Silver a étudié les luttes ouvrières à l’échelle mondiale au cours des cent trente dernières années en utilisant une base de données qu’elle et ses collègues ont mise au point. "La force particulière de ce livre réside dans le fait qu’il nous raconte l’histoire du monde à partir des perspectives ouvertes par les luttes ouvrières (...) . Force of Labor analyse le rapport entre les luttes de la classe « d’en bas » et les actions de la classe « d’en haut », les effets des premières sur les secondes. Ce livre étudie ainsi le développement du capital comme un système mondial. Les luttes des travailleurs poursuivent le capital autour du globe, passant d’un secteur industriel à un autre. A chaque cycle aboutissant à l’hégémonie d’une nouvelle puissance, la pression de la classe « d’en bas » a davantage d’impact sur la façon dont se façonne l’ordre du monde." Cette préface nous semble mériter de figurer dans ce bulletin parce que ce livre nous aide à comprendre le développement historique mondial des luttes, mais aussi le déroulement et l’issue de certaines luttes ouvrières que nous voulons étudier ou auxquelles nous voulons participer.

Ce numéro de Prol-position publie aussi d’autres rapports sur des luttes ouvrières.

Report on the strike at the ThyssenKrupp steelmill in Terni, Italy (Rapport sur la grève dans l’aciérie ThyssenKrupp à Terni en Italie) s’inspire de plusieurs entretiens avec des ouvriers. Une grève a éclaté au début de 2004 après que la multinationale allemande ThyssenKrupp eut menacé d’interrompre une partie de la production à Terni (Italie) et de la faire effectuer dans d’autres usines. ThyssenKrupp s’est ensuite rétracté puis a de nouveau annoncé la fermeture de ce département quelques mois plus tard. Les ouvriers ont fait grève une seconde fois mais sans succès. Striking Day Laborers in the Spanish Olive Harvest (Grève chez les journaliers cueilleurs d’olives en Espagne) donne un aperçu général sur la structure de l’industrie agro-alimentaire espagnole et sa main-d’œuvre (immigrée). L’article décrit les trois fronts principaux sur lesquelles le capital attaque : les changements concernant les allocations chômage auxquelles ont droit les ouvriers saisonniers, la nouvelle loi sur l’immigration, et la mécanisation croissante. Cette triple attaque frontale a également influé sur la réalité dans un petit village près de Cordoue (Jaen), là où les journaliers ont lutté pendant un mois en hiver 2005. Nous y avons ajouté une discussion sur la grève des cueilleurs d’olives (Chat on the Olive Harvest Strike.).

A new kind of Strikes in France (Un nouveau type de grèves en France) essaye de relier trois phénomènes plus ou moins concomittants : la restructuration de l’industrie (automobile), ses effets sur les salaires et les conditions de travail, et enfin les nouveaux types de grèves qui mettent en évidence une « nouvelle attitude offensive des travailleurs face aux conditions d’exploitation". La grève chez Citroën à Aulnay (près de Paris), sert de principal exemple. More on Citroën (Quelques informations supplémentaires sur Citroën) nous a été envoyé par un camarade qui défend un point de vue légèrement différent sur cette grève.

Leaflet on the 35-hours law in France (Tract sur la loi sur les 35 heurs en France) dénonce la loi « Aubry » adoptée à la fin des années 90 et qui fut présentée par la gauche européenne comme une solution miracle contre le chômage. On oppose fréquemment les réformes du gouvernement de droite actuel aux prétendues lois « pro-ouvrières » de la gauche. Ce tract décrit comment la loi Aubry a en fait permis d’accélérer la flexibilisation du temps de travail et de réduire les salaires réels. Il montre aussi que le gouvernement de droite actuel ne fait que marcher sur les traces du précédent gouvernement de gauche.

Leaflet for Faty, ex-striker at Accor, France (Tract pour Faty, ex-gréviste à l’hôtel Accor, France), appelle à une solidarité internationale avec les grévistes de la chaîne d’hôtels française. Nous voulons soutenir cette initiative parce qu’elle essaye de dépasser les frontières « nationales » et linguistiques. Nous avons ajouté quelques commentaires critiques sur l’axe principal de la campagne.

Nous avons également résumé plusieurs rapports concernant diverses luttes étudiantes et lycéennes dans différents pays européens, Reports from various students’ protests in different parts of Europe, (France, Italie, Allemagne, Slovaquie) au cours des derniers mois. Les agressions perpétrées contre les manifestations lycéennes à Paris, attaques violentes menées par des jeunes venant des banlieues limitrophes, soulèvent des questions politiques qui concernent non seulement la jeunesse scolarisée et les mouvements de jeunes, mais aussi toute la situation de classe dans les grandes zones urbaines qui subissent un taux de chômage permanent élevé et une économie parallèle. « Dernières informations sur la situation et les grèves dans l’industrie automobile » (Update on the situation and strikes in the car industry ) en République tchèque, Slovaquie, Allemagne et Italie s’inspire de la lecture de plusieurs journaux (d’extrême gauche ou pas). La lutte chez Dräxlmaier à Brême (Allemagne) illustre bien le pouvoir que le post-fordisme a placé entre les mains des ouvriers.

Dräxlmeier est l’un des principaux investisseurs allemand en Roumanie et dans d’autres pays de l’Est. Les grèves sauvages qui ont éclaté chez Skoda en République tchèque, ou chez Citroën en France (voir ce bulletin) ainsi que les protestations spontanées à la Fiat Mirafiori en Italie contrastent avec le silence entourant la fermeture de l’usine automobile Rover en Grande-Bretagne.

(Texte traduit par Stéphane, de Marseille)

La revue est disponible en entier sur le Net (en anglais)

http://www.prol-position.net/ppnews/ppnews2.pdf

De : Prol-position
source : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=16684

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_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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