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 Zalea TV était de l’autre côté du pont

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wapasha
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wapasha

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MessageSujet: Zalea TV était de l’autre côté du pont   Zalea TV était de l’autre côté du pont EmptyLun 27 Juin à 14:54

altermonde.levillage- lundi 27 juin 2005, Anonyme XXI
Zalea TV était de l’autre côté du pont
LE "ZALEA TOUR" : UNE ÉTAPE LYONNAISE, AU CAFÉ "DE L’AUTRE CÔTÉ DU PONT"


La chaine de télévision libre Zalea TV poursuit son tour de France, en attendant de sortir de la marginalité dans laquelle elle est confinée par le CSA, cet organe de l’oppression marchande, qui a pêté les plombs et préfère le modèle de démocratie à la Berlusconi.

Citation :
Programme

Ce samedi 25 juin, une Projection-Rencontre était proposée sur le thème des médias alternatifs, au café "De l’Autre Coté du Pont", lieu de toutes les résistances [1], en collaboration avec les Inattendus, association de production et de diffusion du cinéma libre.

16 heures...
Projection du film documentaire "Place debout"

réalisé par Béatrice DUBELL
coproduit par les Inattendus et Zaléa TV.

Le 26 mars 2003, Mohamed Bouamari présente à Lyon "Le charbonnier", son premier long métrage tourné en 1972 en Algérie. A cette occasion, il retrouve le vieux quartier cosmopolite de la Place du Pont où il a grandi, et qu’il n’a pas vu depuis plus de 40 ans.

En compagnie d’Ismahen Saouci, jeune lyonnaise, descendante d’immigrés algériens, il part en quête de ses souvenirs et découvre une nouvelle géographie du quartier.

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, des habitants et associations du quartier de la place du Pont.

19 heures...
Projection - rencontre avec Zaléa TV


Extraits de la dernière compilation, " On la fermera pas " ou récit d’une course à la diffusion, et dernières productions de la chaîne associative parisienne privée d’antenne.

Débat avec des acteurs de Zaléa TV.

Place Debout

15h45. Il fait très chaud.
Le café n’est pas vraiment bondé.
Et puis en dix minutes, il se remplit. Voilà, nous sommes une trentaine. Béatrice me présente Benoit Guillemont, des Affaires Culturelles (DRAC). Hésitation entre une bière blonde ou une ambrée, un petit mot échangé avec des amis... Et le film "Place debout" commence.

Bouamari s’adresse à un public, dans l’éclairage d’une salle de spectacle, sans doute après la projection de son film "Le charbonnier", qui a connu une carrière internationale. Mohamed Bouamari est arrivé à Lyon à 8 ans. Il repart en Algérie en 1965.

"Il fallait être utile, il fallait se réaliser".
"Le cinéma est une arme de combat", pour lutter contre les injustices de la société algérienne de l’époque.

Que va-t-il retrouver de la place du pont des années ’50 ?

Au fil de l’eau, les rencontres se suivent :
- un voisin ?
- une vieille femme polonaise.

Son oncle et son père tenaient un café, aujourd’hui disparu.

- un groupe de femmes algérienne : "Si l’Algérie d’aujourd’hui s’en sort, c’est grâce aux femmes algériennes". "Mais les hommes n’ont pas beaucoup évolué. Quand l’homme algérien est fatigué, il s’en prend à sa femme" (rires).

- l’école Painlevé
- un élu du 3ème arrondissement (tendance Milloniste), en charge de la tranquilité et de la sécurité publique, commente à sa façon très personnelle les travaux de rénovation de la place Bahadourian : selon lui, 3 parties sont aménagées de façon à séparer les femmes et enfants, les hommes, et les adolescents. Il souhaite changer l’image de ce quartier, qui n’est pas un quartier "arabe" selon lui (alors que pour n’importe qui à Lyon, la place du pont est LE quartier arabe de Lyon), pour le transformer en "quartier latin", en mixant les populations, notamment des étudiants.

Ben voyons ! Quel bel exemple de déni, de racisme doux, de violence silencieuse délicatement enrobée dans un jargon de municipalité mafieuse !

- le président du "lieu de culte" (comprendre une "mosquée") : pas de bol, Bouamari est athée jusqu’au bout des ongles. "Viens prier avec nous". "T’inquiètes pas, quand l’ange de la mort viendra me chercher, je m’arrangerai avec lui". Bouamari est également contre le communautarisme (repli des communautés sur elles-mêmes).

La place Gabriel Péri est appelée "place du pont", parce qu’elle est située tout prêt d’un pont sur le Rhône. Les habitants l’ont surnommé également la "place debout" parce que beaucoup d’hommes y passent des heures à discuter... debout.

L’immeuble "le Clip", grosse tour circulaire, façade de verre pour faire moderne, qui écrase la pespective de cette place, et qui vient cacher le quartier situé derrière, autour de la place Bahadourian. Evidemment Bouamari a saisit le message à travers cette horreur architecturale et cette violence silencieuse de l’urbanisme lyonnais : "Un mur"... "Un voile sur le quartier, comme si on en avait honte".

- et puis le film s’achève sur une note de fraicheur et de tolérance, qui nous est donnée par un passant, souriant et philosophe.

Vient le débat, qui a du mal a démarrer, comme souvent. C’est pas grave, on attend que ça vienne, faut être patient.

- une femme représentant une association du quartier explique le processus d’aménagement de la place Bahadourian. Le mur est là pour protéger les petits enfants. La version de l’adjoint du 3ème est aberrante, fantasmatique.

On mesure la façon indigne avec laquelle les municipalités dirigent la politique locale, l’urbanisme, dans un total mépris des populations. On mesure aussi l’importance des associations de quartier, qui se sont à plusieurs reprises mobilisées contre la folie sécuritaire qui s’est emparée de nos responsables politiques, y compris notre maire actuel (PS), Gérard Colomb.

La "place debout" dérange : dès qu’il y a attroupement, il faut circuler. Voilà la conception de la liberté, du mouvement, de la rencontre, du partage, de l’échange... toutes ces valeurs qui sont glorieusement affichées par le service de propagande municipale, sur les quais du Rhône en cours de réfection !

Le Zalea Tour

Nicolas est venu de Paris pour présenter les films et participer au débat. Il projette "On la fermera pas" (visible également sur le site internet de Zalea) : 1h45 de film assez complet, qui sait ralentir, et montrer des plans quasiment hors sujet pour laisser au spectateur le temps de se reposer les yeux.

Une pause.

Puis un film court "Prise d’otages sur TF1" (libération des écoliers pris en otage en Océtie du nord) qui montre
- comment Jean-Pierre Pernault fabrique de l’information de toute pièce, au conditionnel,
- comment il répète plusieurs fois les mêmes questions, alors qu’il a déjà eu la réponse,
- comment il nous fait croire que nous vivons les images en direct,
- comment il nous fait espérer que tout va bien alors que le bilan définitif des tués et blessés s’avèrera catastrophique (330 morts : 318 personnes, dont 186 enfants, auxquels ont peu rajouter les 31 preneurs d’otages tués),
- comment il nous annonce la libération de Georges Chesneau et Christian Malbrunot pour l’après-midi alors que ceux-ci seront libéré une centaine de jour plus tard !

Alors, Jean-Pierre, ça t’excite de voir des petites blondes en souvêtements blancs, transportées comme des poupées inertes sur des brancards ? Mais ça aurait été encore plus excitant de voir de l’autre côté du mur, parmi les 186 enfants tués : voir des jolies petites blondes décapitées, le corps lacéré et sanguinolant, ou les jambes arrachées ?

Pour le débat, nous sommes le dernier carré : une dizaine. Certains font la critique de Zalea TV (c’était pas franchement l’objectif mais pourquoi pas !).

La lutte des médias libres ne date pas d’aujourd’hui : une militante nous raconte sa participation à la prise d’assaut d’une régie nationale en 1985.

Nicolas (Zalea) nous explique que la plupart des télévisions française diffuse à partir d’une régie terminale, véritable bunker imprenable, qui peut même diffuser par lui-même pendant plusieurs heures.

Il nous rappelle également que le véritable direct se fait très rare : il reste les JT. Le reste est diffusé en différé, ou en léger différé, pour pouvoir contrôler et censurer.

D’autres sujets ont été évoqué que je n’ai pas relevé (la fatigue, la bière, la paresse).

En attendant, Zalea vit en situation de siège, dans l’attente d’une nouvelle période de diffusion.

Bon courage à tous les militants des médias libres !

Anonyme XXI

[1] 25, cours Gambetta Lyon 3ème
source : http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=3088

@+

_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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