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 Bolivie : vers la guerre civile ?

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FleurOccitane
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MessageSujet: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:09

Citation :

Bolivie : vers la guerre civile ?

La police bolivienne a mis en garde sur de possibles attentats et plus de marches violentes, à l'image de celle des mineurs de mardi.

Le commandant de la Police de Bolivie, David Aramayo, a alerté aujourd'hui de l'existence de supposés plans de groupes qui appellent aux protestations pour les radicaliser et attenter contre des installations militaires et du gouvernement.

Dans des déclarations sur une chaine locale, Aramayo a dit que la Police sait que des leaders de la Fédération des Assemblées de quartiers (Fejuve) de El Alto ont commencé des plans pour augmenter les mobilisations dans les prochaines heures.

"Des groupes de gens qui vont attenter contre les installations militaires et contre d'autres installations gouvernementales se sont préparés. Ils se sont distribués dans la nuit une quantité de 'cachorros' (petites cartouches) de dynamite et cela nous informe qu'ils ne vont pas réaliser de marches pacifiques", a dit Aramayo.

Lundi et hier, des milliers de manifestants ont occupé le centre de La Paz. Mardi, les autorités ont saisis 1 300 cartouches de dynamite et ont arrêté un demi centaine de personnes, accusées de porter des armes et de causer des désordres et des dégâts aux propriétés.

Le chef de la Police bolivienne a qualifié de "très délicate" la situation que vit le pays et a reconnu "tout porte à penser que nous sommes à un pas de la guerre civile", raison pour laquelle il a demandé à l'Eglise Catholique de mener des discussions pour trouver une sortie à la crise.

La mise en garde du chef de la Police coincide avec celle que fit mardi le président sortant, Carlos Mesa, dans un dramatique appel au président du Congrès, Hormando Vaca Díez, pour qu'il renonce à lui succéder et permette des élections anticipées.

Clarin (Argentine), 8 juin 2005

CHOC ENTRE POLICE ET MINEURS : BATAILLE DE DYNAMITE, GAZ ET PIERRES DANS LE CENTRE DE LA PAZ

Hier, depuis le matin, cela a été le tour de la protestaion des mineurs coopérativistes, hommes rudes et frustrés dans un pays qui n'a pas su respecter leur place. Combatifs a mort, ils ont souffert le procesus de privatisations comme peu et dans leurs rangs des centaines de milliers connaissent le chômage. Beaucoup sont descendus avec leurs femmes, beaucoup aussi avec leurs bébés, enveloppés de couvertures matelassées qui à peine laissent entrevoir une joue de visage. Tous ont la tête couverte par des bonnets. Plusieurs portent leur casque sur la tête. y compris de nombreuses femmes.

Ils soutiennent des drapeaux à quatre ou cinq quand ils chantent "Force, force, force, / compagnons/, que la lutte est longue mais nous gagnerons". Ils ont dans les fosses nasales des miettes de papier hygiénique rose, pour éviter l'effet des gaz que la police tire sans interruptions depuis une paire d'heures, en réponse aux explosions des cartouches de dynamite qui se font entendre dans tous les coins des alentours de la Place Murillo (où sont les édifices du pouvoir) et de la Place des Héros.

C'est une photographie étrangère et intense. Ils traînent les pieds et chantent avec une cigarette à la main. "Qu'est-ce que nous voulons ?", crie le leader. "nationalisation ! ! !", répondent-ils en choeur. "Quand ?" "Maintenant, maintenant, maintenant". Ils marchent en ordre, certains avec des cannes. "Que s'en aillent tous les politiques !" "Qu'ils s'en aillent" est la nouvelle revendication.

Carlos Mesa a renoncé et maintenant la cible des chants les plus sauvages est Hormando Vaca Díez, le président du Sénat, un vieux politique du MIR à qui ils attribuent une longue tradition de corruption. "Mesa à sa maison, Vaca à l'abattoir" (vaca signifit vache en espagnol), ils rient.

Tous les commerces sont fermés, quelques uns, timidement, s'animent à ouvrir quand les marches se terminent. Personne ne porte de cravate, parce que c'est le symbole de la trahison de la grève et celui qui la porte passe un mauvais moment.

"Nationalisation, nous en avons besoin", dit une vendeuse de piles et de caramels. La phrase dédaigneuse d'un entrepreneur de Santa Cruz, le département riche en gaz qui se bat pour son autonomie, résonne alors en off. "Ils veulent avoir un banquet et ne savent pas même s'asseoir à la table" (table en espagnol s'écrit Mesa).

Pendu à plusieurs fenêtres d'un haut édifice, une affiche du MAS avec le visage classique du Che en noir sur fonds rouge invite "jusqu'à la victoire toujours" (hasta la victoria siempre).

Clarin, 8 juin 2005

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 8/06/2005 à 19h10

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37915
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:11

Citation :

Bolivie : JOURNEE DECISIVE

Aujourd'hui, le Congrès bolivien se réunit pour désigner un remplacant à Carlos Mesa. Felipe Quispe, leader aymara radical, a déclaré hier que "si il y a une guerre civile, c'est beaucoup mieux, ainsi nous allons dèfinir par les armes", une déclaration préalable à ce qui promet d'être une session parlementaire explosive.

Aujourd'hui tous les regards se déplaceront à Sucre, capitale formelle de la république bolivienne, où le Parlement devra décider la succession du prèsiddent démissionaire Carlos Mesa. Si le renoncement de Mesa est accepté -à une majorité simple-, le président du Congrès, Hormando Vaca Díez, sera automatiquement investi. "S'ils insistent avec son investiture, nous allons convoquer à la résistance civile", a d'avance prévenu le leader du MAS, Evo Morales. Et l'Église -qui a convoqué ces derniers jours un dialogue frustré avec différents secteurs sociaux- a remarqué que la majorité réclame l'anticipation des élections. Le pays continue à être bloqué et les habitants de El Alto ont refusé de fléxibiliser les barrages de routes pour transporter un peu de gaz et de combustible os bloqueos para transportar algo de gas y combustible pour El Alto et La Paz, deux villes sur le point de s'effondrer. Et Felipe Quispe, leader aymara radical, a remarqué : "Il va y avoir une guerre civile. Et si c'est le cas, c'est beaucoup mieux. Ainsi nous allons définir avec les armes. Avec un gouvernement révolutionnaire nous pouvons changer toute la structure de l'État bolivien".

A partir d'hier, les mouvements sociaux se sont concentrés pour éviter le plan "Vaca président". Ils voient dans cette possibilité une recomposition de l'alliance des partis traditionnels qui a soutenu le gouvernement Gonzalo Sanchez de Lozada et co-gouverné le pays dans les vingt dernières années. Pour cela, plusieurs secteurs sociaux -parmi lesquels des indigènes et des mineurs du Potosi voisin- se déplacent vers Sucre pour mettre la pression en faveur d'élections anticipées. "La conjoncture est très difficile par la faute de Hormando Vaca Díez et Mario Cossío (président de la Chambre des Députés) ; nous leur demandons de quitter le pays", a déclaré Sergio Hinojosa, représentant du Conseil d'Ayllus Originaires de Potosí. La stratégie des législateurs du MAS et de la Brigade de La Paz (coalition de plusieurs partis) essaiera d'éviter l'ouverture de la séance, puisque selon des déclarations des partis, de la démission de Mesa et l'investiture du sénateur de Santa Cruz (Vaca Diez) peut être majoritaire. De cette manière, les législateurs souffriront "une opération tenaille" -à l'intérieur et dehors- de l' historique Maison de la Liberté, où les législateurs se sont déplacés -sans succès semble-t-il- pour éviter le harcèlement des manifestants (à La Paz).

D'un autre côté, depuis hier, sept champs pétroliers, quatre de British Petroleum et trois d'YPF-Repsol, dans le département de Santa Cruz, sont occupés.

"On ne peut pas avoir le soutien de tous", a dit Vaca Díez, avec une pose présidentielle, à des journalistes qui lui ont rappelé l'opposition généralisée contre lui. L'entourage du sénateur a même tenté une promesse de nationalisation pour essayer de se défaire de la rancune populaire envers sa personne. "S'il est président, il va décréter immédiatement un état d'urgence pour réprimer les secteurs populaires, seule la résistance civile peut en finir avec la maffia politique et le fascisme", a répondu Evo Morales, qui a dénoncé que "l'opération Vaca-président est le produit de négociations parrainées par l'ambassade des Etats-Unis". Les alteños ne croient pas non plus le sénateur. De leur côté, des secteurs moyens -convoqués par le maire de La Paz, Juan del Granado, des organisations civiques et des collèges professionnels- ont commencé hier quelques grèves de la faim contre Vaca Díez réclamant un "geste humanitaire" de la part des alteños. Durant toute la journée on a espéculé sur la possibilité d'un affaiblissement du barrage du dépôt de Senkata et permettre le passage de gaz et de combustible jusqu'à La Paz, mais la menace que selon elles représente "le Hormando" a de nouveau endurci les Assemblées de Quartiers qui ont menacé de prendre le dépôt si du gaz était mis en bouteille.

Pablo Stefanoni Pagina/12 (Argentine), 9 juin 2005

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 9/06/2005 à 17h14

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37969
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:13

Citation :

Bolivie : 1 mort, violents affrontements....

La session du Congrès a été suspendue. Vaca Diez est réfugié dans une caserne militaire !
Les policiers ont tiré sur des autobus qui transportaient des manifestants vers Sucre où devait se réunir le parlement pour désigner le successeur de Mesa. Un mineur a été tué. En ce moment des affrontements ont lieu dans la ville de Sucre.

anonyme fab
le 10/06/2005 à 01h01

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37992
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:15

Citation :

Bolivie : FEROCE REPRESSION, 1 mort

De durs affrontements entre les forces policières et les manifestants qui demandent la nationalisation des hydrocarbures et la démission de Hormando Vaca Diez se déroulent en ce moment...

De durs affrontements entre les forces policières et les manifestants qui demandent la nationalisation des hydrocarbures et la démission de Hormando Vaca Diez se déroulent en ce moment, après la confirmation de la mort d'un travailleur, selon les dénonciations, criblé de balles par les militaires quand il essayait d'arriver à Sucre avec un groupe de travailleurs pour éviter l'investiture de l'ambitieux président du Sénat à la présidence de la République. Les secteurs mobilisés ont ordonné le siège de la route et de l'aéroport de Sucre et ainsi éviter la fuite des parlementaires. On ne sait pas où se trouve Vaca Diez.

Dans une tentative de démontrer la ville assiégée de La Paz comme un lieu qui ne donne pas de garanties pour les parlementaires, Vaca Diez a convoqué le Congrès à Sucre, ville vers laquelle se sont dirigés des milliers de travailleurs dans l'intention d'éviter que l'ambitieux président du Sénat soit choisi comme successeur de Carlos Mesa.

Cependant, la veille, des milliers de travailleurs ont organisé des caravanes qui se sont dirigées à la normalement paisible capitale légale de la Bolivie dans laquelle les autorités locales ont renforcé les contrôles de sécurité, mais sans pouvoir éviter les manifestations qui, comme dans le reste du pays, exigent la nationalisation des hydrocarbures.

Pour empêcher l'arrivée des travailleurs mineurs, l'Armée a tiré sur des colonnes de travailleurs, en faisant, jusqu'à maintenant, un mort et quatre blessés.

Cela a enragés les milliers de manifestants qui ont décrété le siège de l'aéroport de Sucre dans l'intention d'empêcher la fuite des parlementaires qu'ils considèrent responsables de la mort.

Jusqu'à maintenant, les militaires avaient dit qu'ils agiraient seulement avec un ordre présidentiel, instruction qui selon le gouvernement n'existe pas.

Il n'y a pas eu d'instruction d'utiliser d'armes à feu pour disperser les marches qui s'approchent de Sucre, a dit le vice-ministre de la Justice, et quelques minutes plus tard, Santos Ramirez, député du MAS (de Morales) a responsabilisé le président du Congrès, Hormando Vaca Díez de la mort du mineur Carlos Coro.

"Ils ont commencé par les gazer, ensuite ils les ont approchés et puis ils ont ouvert le feu", a dit le parlementaire.

Des sources liées au président du Congrès ont dit que Vaca Diez a demandé un petit avion pour sortir de Sucre, bien que les secteurs mobilisés aient décidé d'encercler l'aéroport.

La mort du mineur Coro, a eu comme première conséquence que le NFR (parti de droite), qui soutient les ambitions de Vaca Diez pour devenir président, maintenant s'incline à demander de nouvelles élections.

Le président Carlos Mesa a évité de se référer au thème mais en ce moment il est réuni avec son cabinat.

A 18 h, heure locale, il y avait des feux dans les quatre coins de la place du 25 mai, tandis que des milliers de travailleurs marchaient avec des explosions fracassantes de petits morceaux de dynamite.

La session du Congrès a été suspendue et il a été informé que quelques parlementaires ont déjà quitté Sucre.

Agence BolPress http://www.bolpress.com 09 juin 2005

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 10/06/2005 à 02h14

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37994
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:17

Citation :

Bolivie : les Etats-Unis dans les coulisses ?

Le chef du Mouvement au Socialisme (MAS), Evo Morales, a dénoncé aujourd'hui que le gouvernement des États-Unis, les transnationales, les partis politiques et l'oligarchie prétendent instaurer un coup d'État avec des caractéristiques fascistes dans le but d'installer Vaca Diez à la présidence. La dénonciation a été réalisée après une étrange conférence de presse du Haut Commandement Militaire dans laquelle les chefs militaires ont dit qu'ils appuieront les décisions du Congrès. En ce moment, à Sucre, les parlementaires délibèrent de la possibilité de reprendre les séances, tandis que le pays trouve paralysé et dans La Paz se sont installées des piquets de grève de la faim qui exigent le renoncement de l'ambicieux président de la Chambre des Sénateurs.

Evo Morales a dit, en citant une information officielle des organes de sécurité de l'Etat, que le gouvernement des Etats-Unis a organisé, de manière systématique, une opération pour que le sénateur du MIR, Hormando Vaca Diez, assume la Présidence de la République.

Selon les informations présenté par le député, en mars 2005, après la démission de Mesa, a commencé dans le pays une campagne au travers des médias de communication commerciaux pour diaboliser et pénaliser les mouvements sociaux boliviens.

Lors de ce processus, trois membres de la Chambre de l'Industrie et du Commerce (CAINCO) de Santa Cruz, Ortiz, Dabdoub et Brankovik, se sont rendus, avec Mauricio Balcázar, gendre de Gonzalo Sánchez de Lozada, aux Etats-Unis à une réunion du Bureau de Sécurité Hémisphérique avec l'ex "ministre de la mort" Carlos Sánchez Berzaín et l'ex-président en fuite Gonzalo Sánchez de Lozada.

Le contact et l'engagement

Lors de cette réunion aurait été planifiée, selon la dénonciation de Morales, une stratégie d'offensive contre le gouvernement de Mesa, mais aussi contre le MAS, avec des tentatives de l'impliquer dans des actions du gouvernement de Hugo Chávez, bien que l'objectif principal des réunions ait éte de prendre contact avec Hormando Vaca Diez pour qu'il assume la Présidence de la Bolivie.

Selon Morales, les engagements de Vaca Diez pour être président sont le soutien à l'immunité des soldats nord-américains, éviter le jugement de responsabilités contre Sanchez de Lozada et ses ex-ministres, appuyer le référendum sur les autonomies demandé par l'oligarchie, obstaculiser la convocation à l'Assemblée Constituante et approuver une loi des hydrocarbures qui bénéficient aux transnationales pétrolières.

Selon Morales, lors de la première semaine de mai, Balcázar a réalisé des réunions avec quelques membres d'organisations sociales à qui il a offert de l'argent pour réaliser des mobilisations qui terminent en convulsion sociale et le 12 mai, il s'est réuni à Sucre, avec des membres du Ministère Public pour essayer d'empêcher le procès de responsabilités contre Sanchez de Lozada.

Les futures approches ont été réalisées avec le général Gemio, un familier de Antonio Sánchez de Lozada.

Ensuite, Guido Meruvia et Mirtha Quevedo, les deux militants du MNR, ont tenté d'organiser un soulèvement policier dans l'objectif d'occasioner un chaos social propice aux pillages, et y compris à la prise du Palais du Gouvernement et du Pouvoir Législatif. Avec cet objectif, "une grande quantité de ressources économiques" a été remise au député Eduardo Siles, dont le suppléant est Alejandra Sánchez de Lozada, la fille de l'ex-président en fuite.

Selon Morales, la planification du coup d'Etat avait comme buts d'affaiblir et d'en finir avec le gouvernement de Carlos Mesa, d'essayer de détruire les principales organisations sociales, surtout le MAS, de démontrer, malgré tout, le système démocratique traditionnel est meilleur que le chaos.

Les opérateurs à Sucre

Morales, qui est à Sucre, a dit que dans cette ville se trouvent aussi Sfeir et Balcazar, opérateurs de ce processus. La présence de Balcázar et de Sfeir, ex-assesseur de l'ambassade des Etats-Unis en Bolivie, a été ratifiée ensuite par le directeur de Prévention des Conflits du Ministère du Gouvernement, Gregorio Lanza, qui a dit que les deux personnages sont arrivés à Sucre dans le même avion que le président du Congrès, Hormando Vaca Díez.

Quelques heures auparavant, Morales a lu un communiqué convoquant les mouvements sociaux, les travailleurs, les classes moyennes urbaines, les journalistes, les étudiants et tous les citoyens dignes de Bolivie à organiser la résistance contre cette nouvelle violation. "Je vous appelle à vous organiser pour résister et mettre en échec cette tentative de coup d'Etat de la part d'hommes politiques corrompus", a-t-il dit.

Selon le MAS, la confrontation actuelle ne se produit pas entre l'orient et l'occident mais entre peuple et empire, la lutte est entre les secteurs oligarchiques et les peuples indigènes, paysans et originaires.

Agence BolPress http://www.bolpress.com 9 juin 2005
Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 10/06/2005 à 02h18

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37995
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:19

Citation :

Bolivie : Vaca Diez renoncerait à la présidence

Vaca Diez, président du Sénat, successeur constitutionel de Mesa, a annoncé qu'il renoncait à cette posibilité, comme l'exigeaient les mouvements sociaux.

Le président de la Chambre des Députés en a fait de même. C'est l'épilogue d'une journée qui a été marqué par le déplacement des manifestations de La Paz à Sucre où les parlementaires avaient décidé de se réunir pour éviter les manifestations, à tort car les manifestants en ont fait de même. Après un mineur assassiné par les forces de l'ordre et les affrontements qui le suivirent.

Vaca Diez a affirmé lors d'une conférence de presse : "Je présenterais mon renoncement indéclinable", en ajoutant qu'il convoquera le Congrès une fois que Morales et Mesa ( ?) démobilisent les gens qui bloquent le pays.

anonyme fab
le 10/06/2005 à 05h01

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=37999[/b]
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:22

Citation :

Bolivie : réactions des mouvements sociaux, trahison du MAS

Au lendemain de la désignation du président de la Cour Suprême de Justice comme président par intérim et au lendemain des violents affrontements de Santa Cruz (1 mort), les organisations politiques et sociales définissent ou ont défini leurs positions. Ils revendiquent toujours la nationalisation des hydrocarbures mais le fait que des élections anticipées vont être organisées dans les 6 mois est un élément important pour certaines.

Infos de dernières minute publiée sur Pulsar, Les transporteurs de La Paz ont levé la grève jusqu'à mardi ; les secteurs paysans de Bolivie lèvent les barrages de routes.

Sur INDYMEDIA BOLIVIE, le 10 juin 2005 à 09h29, on peut lire :

Face au nouveau "président" de Bolivie, les organisations sociales et politiques définissent leurs positions :

- Le mineurs coopérativistes donnent une trève de 10 jours ;
- Les 20 provinces de La Paz continuweront avec les barrages de routes ;
- Les Assemblées de El Alto décideront de leur position dans les prochaines heures ;
- Le MAS de Evo Morales a levé les mobilisations.

Les mouvements sociaux ont indiqué que l'objectif poursuivi durant trois semaines de lutte n'a pas été la démission de Carlos Mesa ni l'anticipation des élections, la lutte a été menée pour la nationalisation des hydrocarbures et pour une Assemblée Constituante avec contenu populaire. Pour cela, ces demandes ne peuvent être laissées de côté ni l'exécution remise à plus tard par le nouveau président, ce sont des tâches que les mouvements sociaux lui recommandent.

Photos des mobilisations. http://bolivia.indymedia.org

Sur PULSAR, on peut lire :

A Santa Cruz, des groupes de paysans ont levé les barrages de routes après la prise de fonctions du nouveau président.

La Paz a continué à être le théatre de protestations pour la nationalisation des hydrocarbures et la convocation à l'Assemblée Constituante.

Le dirigeant paysan Moisés Tórres, membre du MAS, a appelé à une trève. Après avoir admit que la demande principale n'avait pas éte obtenue, Torres a signalé qu'il avait été obtenu "un triomphe politique en empêchant Hormando Vaca Diez ou Mario Cossío d'assumer la Présidence".

De leur côté, les paysans de Santa Cruz qui ont occupé 7 puits pétroliers et les organisations de El Alto se sont montré plus plus prudent et n'ont pas encore défini de positions.

Les transporteurs de la Paz, ont confirmé une trève jusqu'à mardi, ce qui permettra de soulager le manque d'approvisionnement dont souffre la capitale.

Alors qu'à la tombée de la nuit les réunions entre dirigeants sociaux continuaient, Radio Erbol a indiqyué que les organisations se disposaient à donner une trève au nouveau gouvernement.

Pour sa part, le nouveau président Eduardo Rodríguez est arrivé à La Paz au milieu d'un important dispositif de sécurité et a annoncé que durant la fin de semaine, il formera son cabinet de gouvernement

(PULSAR/BOLPRESS/ERBOL) http://agenciapulsar.org

Sur ECONOTICIASBOLIVIA.COM, on peut lire :

EL ALTO et la COB donnent 72 heures pour que nationalisé le gaz

La convocation à de nouvelles élections et la désignation d'un nouveau Président n'ont pas brisé la lutte des boliviens pour nationaliser le gaz et le pétrole. La grève et les mobilisations continuent. La manoeuvre de la bourgeoisie est tombée en sac brisé, malgré que le MAS d'Evo Morales s'emploie à fond pour enterrer la révolte des plus pauvres.

Le changement de fiches au Palais de Gouvernement n'a pas cassé la lutte révolutionnaire en Bolivie. La Fédération des Assemblées de Quartiers de El Alto et la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) ont octroyé aujourd'hui un délai de 72 heures pour que le nouveau président Eduardo Rodríguez nationalise le gaz et le pétrole. Une Assemblée d'urgence des alteños a décidé de ne pas reculé dans la gigantesque lutte populaire et, au contraire, a décrété durcir l'encerclement de La Paz, qui est sans essence, transport et approvisionnement.

"Nous allons continuer la grève civique illimitée. La lutte ne peut pas s'arrêter", a dit à Econoticias, le président des habitants de El Alto, Abel Mamani. "Quel que soit le président, nous continuerons à être débouts. Nous n'avons pas demandé la démission de l'ex-président Carlos Mesa. Nous voulons la nationalisation (...) il n'y a pas de trêve", a-t-il ajouté. http://econoticiasbolivia.com

Sur YAHOO.COM.AR, on peut lire à 20h38 :

Rodriguez (le nouveau président) recoit le soutien de Evo Morales.

L'élection du juriste Eduardo Rodríguez comme président de la Bolivie a reçu vendredi le soutien du puissant leader cocalero Evo Morales, un augure que les manifestations de rues et les blocages de routes pourraient céder bientôt. (...) Le premier signal de distension est venu de Morales, qui a annoncé une trêve pour donner le temps à Rodríguez "de s'organiser".

"Il faut comprendre que c'est un nouveau président et qu'il a la volonté de s'occuper de nos demandes. Son élection baisse la tension et nous allons accepter une trêve", a dit un Morales conciliateur à la presse.

(...)

La compagnie pétrolière espagnole Repsol YPF, propriétaire de l'entreprise Andine en Bolivie, a dit à l'AP que des quatre gisements occupés, deux ont été pacifiquement libérés et qu'elle s'attend que les autres le soient à la fin de la journée.

British Petroleum, propriétaire de la compagnie Shako, a aussi informé que les trois champs qui avaient été pris par des paysans ont été libérés sans violence ce vendredi.

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 11/06/2005 à 04h09

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38045
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:23

Citation :

Bolivie : menace militaire

Jeudi 9 juin, alors que le Congrès de Bolivie allait se réunir à Sucre pour traiter de la démission de Mesa et de son remplacement, et alors que des manifestants se rendaient dans cette ville pour empêcher la session, les militaires ont donné une conférence de presse.

Dans la matinée d'hier, au siège du gouvernement, les membres du Haut Commandement militaire, vêtus en uniformes de combat, ont émis un communiqué demandant à tous les secteurs sociaux et politiques qu'ils fassent des efforts pour pacifier le pays et ont éclairci qu'ils respecteront les décisions du Congrès National. Cependant, le message a éveillé quelques soupçons. Dans un dialogue avec Página/12, le sociologue et ex-militaire Juan Ramon Quintana a essayé de le déchiffrer.

- Qu'a signifié le message du Haut Commandement militaire ?
- Ce fut un message à double visée. D'un côté, les Forces Armées ont fait remarqué qu'elles se maintenaient subordonnées à l'ordre constitutionnel, en réaffirmant les traditions des 20 dernières années. Mais aussi c'était un message subtil pour dire que la situation avait atteint une limite et que, si le système politique ne réussissait pas à résoudre la crise actuelle, ils pourraient entreprendre une action préventive. Les chefs militaires ont montré une profonde préoccupation pour le destin national. Le message a évoqué un dilemme critique : si la situation continue de se dégrader, ils vont avoir à intervenir avec ou sans un ordre présidentiel. Mais c'est avant tout un discours préventif.

- Etre vêtu d'uniforme de campagne a fait parti de l'avertissement ?
- Ce fut le message qu'ils étaient au seuil de cette intervention préventive. Normalement ils s'habillent seulement en uniforme de campagne le vendredi.

- A quoi vous réfèrez-vous par actions préventives ?
- Cela signifie intervenir basiquement sur les scénarios qui mettent en danger les systèmes d'approvisionnement, débloquer les axes logistiques.

- Vous excluez alors la possibilité d'un coup d'Etat militaire ?
- Totalement. Ce risque n'existe pas à cause des scénarios contraires auxquels les militaires auraient à faire face. Autant la cohésion sociale contre le coup d'Etat, qui engendrerait une réponse sociale, qu'un fort veto de la communauté internationale.

Pablo Stefanoni, Pagina/12, 10 juin 2005

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 11/06/2005 à 05h49

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38046
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:25

Citation :

VIDEOS et photos DE BOLIVIE
Sur www.bolivia.indymedia.org
Impressionantes vidéos sur les émeutes et affontements de ces derniers jours en Bolivie.

http://www.cimca.org.bo/noticias.htm

anonyme fab
le 11/06/2005 à 21h41

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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:27

Citation :

Bolivie : retour à la "normale",président cherche à négocier

La prise de fonction du nouveau président Eduardo Rodríguez, qui s'est engagé à convoquer à des élections anticipées, n'a été une victoire totale pour personne mais laisse chez les mouvements sociaux un goût de "devoir accompli", qui maintenant reprendront des forces au moyen d'une trève.

L'investiture du président de la Cour Suprême de Justice, Eduardo Rodríguez Veltzé, au poste de président de la république bolivienne a contribué partiellement à apaiser la convulsion sociale que vit le pays et a produit une certaine sensation de "devoir accompli" chez les mouvements sociaux. Bien que la nationalisation des hydrocarbures -la principale revendication des secteurs mobilisés-, n'a pas été obtenue, le renoncement de Hormando Vaca Díez et Mario Cossío, grâce à l'encerclement de la ville de Sucre, est lu comme un coup dur aux partis traditionnels, aux élites de Santa Cruz et de Tarija (les chefs parlementaires représentent ces régions) et à l'ambassade des Etats-Unis.

Plusieurs secteurs mobilisés ont donné une trêve au nouveau président, alors que les Assemblées de Quartiers de El Alto ont décidé de maintenir la grève civique illimitée en demande de la nationalisation des hydrocarbures. Le nouveau président a confirmé le Haut Commandement Militaire et armait hier son cabinet pour commencer à négocier les deux dossiers qui maintiennent divisés le pays : l'autonomie revendiquée par Santa Cruz et la nationalisation (qui inclut la Constituante) revendiquée par l'occidente du pays.

"Nous n'avons presque rien obtenu mais nous avons réussi à faire renoncer deux fachos comme Vaca Díez et Cossío", a synthétisé le dirigeant de la centrale paysanne et sénateur suppléant du MAS Roman Loayza. Les routes de Santa Cruz de la Sierra et de Cochabamba ont déjà été débloquées, y compris la route entre ces deux villes, jusqu'à hier coupée par des piquetes des six fédérations cocaleras du Chapare. Et les mineurs coopérativistes ont quitté La Paz avec un enterrement symbolique de Carlos Coro -mort par une balle tirée par des policiers ou des militaires qui nient avoir pressé la gachette- et, comme ils l'ont fait lors de la guerre du gaz d'octobre 2003, ils ont promis de "revenir" si dans 10 jours le nouveau président ne s'acquitte pas de l'"agenda d'octobre". Ils ont fait remarquer, en plus, qu'ils n'oublieront pas leur compagnon mort. Le même délai a également été donné par les paysans -qui sont aussi retournés à leurs communautés- au juriste-président pour satisfaire leurs demandes. "Il doit nationaliser de fait les hydrocarbures, s'engager à convoquer la Constituante et, bien sûr, appeler aux élections", a déclaré, sur un ton d'avertissement, le député Evo Morales.

Bien que les Assemblées de Quartiers et la centrale ouvrière alteñas ont ratifié la continuité de la grève civique illimitée, nombreux sont ceux qui doutent que cette mesure extrême -avec des coûts élevés dans une ville peuplée de commerces et d'ateliers industriels- puisse se maintenir avec la même radicalité des trois dernières semaines. "Les risques sont l'isolement du mouvement ou un repli en débandade", prévient l'analyste politique Alvaro García Linera. Dans quelques quartiers, les blocages perdraient en intensité en raison de la fatigue des habitants, le quartier de Senkata -où se trouve le dépôt gazier d'YPFB et où vivent de nombreux ex-mineurs- résiste comme le dernier réduit des "radicaux" (1).

Une des faiblesses du mouvement semble avoir été l'incapacité d'établir un système d'approvisionnement pour les propres alteños mobilisés et les altercations se sont aggravées entre les maîtresses de maison qui réclamaient des bouteilles de gaz et des activistes syndicaux. "Il n'y a pas d'armée qui résiste sans nourriture", a résumé un dirigeant de quartier face à une consultation de Página/12. Selon des sources consultées, la ratification de la grève auarait été une décison de dirigeants, sans une large consultations des bases, où augmenteraient les voix qui proposent une trève. Les organisations alteñas se trouvent dans une sorte de "piège de la radicalité" -pour se rendre légitime comme dirigeant il faut "crier plus fort"- qui empêche les expressions plus "modérées" (3).

Une sortie possible de conflit qui est déjà à l'étude chez le nouvel Exécutif est la venue du nouveau président à la cité alteña et chercher une sortie "digne" sur la base de promesses (2). Le dirigeant de la COR, Edgar Patana, a donné toutes les garanties pour le dialogue (le propre Carlos Mesa s'était rendu dans cette ville -à chaque fois plus consciente de son pouvoir- comme premier acte de gouvernement, après sa prise de fonction en 2003). Cependant, dans la ville de La Paz on pouvait voir un peu plus de mouvement d'automobiles et une certaine sensation de soulagement.

Laissant entendre qu'il laissera sans effet le décret suprême de Carlos Mesa qui unissait les dossiers anatagoniques -à travers l'appel simultané à des élections pour la Constituante et au référendum sur les autonomies -, le nouveau président a dit qu'il correspondait au Congrès de sanctionner les normes légales qui encadrent la réalisation de l'Assemblée Constituante et le référendum sur les autonomies et a fait remarquer que un de ses devoirs sera de convoquer à des élections anticipées. De cette manière, les problèmes demeurent intacts, les "deux agendas" continue à diviser le pays, mais les "cinq jours qui ont agitèrent la Bolivie" semblent s'être terminés -provisoriamente- avec une certaine sensation de triomphe populaire, quelque chose au goût amer pour les élites de Santa Cruz et la promesse de tous de revenir, plus tôt que tard, au champ de bataille.

1- Ce fut à cet endroit qu'eu lieu l'unique barrage de route lors du référendum sur les hydrocarbures en juillet 2004. (NdT).

2- Après la parution de cet article, un accord a été conclu (voir ci-dessous) (NdT).

3- Très bonne critique de cette coupure entre dirigeants et bases dans le texte en espagnol "Bolivie : chronique de la révolution qui ne vient pas", http://clajadep.lahaine.org/articulo.php?p=4395&more=1&c=1 (NdT).

Pablo Stefanoni, Pagina/12 (Argentine), 11 juin 2005. Traduction : Fab (santelmo@no-log.org).

LE PRESIDENT INVITE LES DIRIGEANTS DE EL ALTO A UNE REUNION POUR QU'ILS DECRETENT UNE TREVE

Le nouveau président Eduardo Rodríguez a invité les dirigeants sociaux de El Alto à une réunion pour écouter leurs demandes. Les dirigeants de El Alto ont dit qu'ils se présenteront au rendez-vous et ensuite ils ont flexibilisé le blocage de Senkata en laissant passer des camions chargés de carburants. (...) L'invitation a été réalisée durant la nuit de vendredi aux dirigeants de El Alto, Abel Mamani, Président de la Fejuve (Assemblées de Quartiers), Edgar Patana, Secrétaire général de la COR, et Braulio Rocha, Secrétaire général des Syndicats. "Comme premier acte de mon gouvernement, à peine arrivé à la ville de La Paz, je me dirige vers vous pour vous invoquer d'accorder une trêve dans les mesures de pression, en faveur des enfants, des femmes, et l'ensemble des citadins de la ville de El Alto et de la ville de La Paz qui subissent les conséquences de cette mesure radicale ", dit la lettre envoyée par le président. (...) El Alto a disposé une grève civique en exigeant la nationalisation des hydrocarbures, mais devant l'inefficacité de Carlos Mesa, qualifiée de lâcheté par les dirigeants de El Alto, a aussi demandé la démission de Mesa, une demande qui a été appuyée par le reste des organisations du pays, y compris le MAS d'Evo Morales, qui s'est joint à contrecoeur aux demandes de nationalisation.

Après la démission de Mesa et son remplacement par Rodriguez, Morales et le MAS ont levé les barrages de routes, bien que ceux-ci se maintiennent à El Alto, dans plusieurs de l'Altiplano nord, à Oruro et à Potosí.

La réunión avec le président peut permettre une trève pour normaliser les activités paralysées depuis trois semaines.

Bolpress, 11 juin 2005, http://bolpress.com

Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)
le 11/06/2005 à 20h04

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38058
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 19:29

Citation :

Bolivie, récit des derniers jours

Récit des évennements qui ont agité la Bolivie ces derniers jours. Textes en francais et en espagnol.

Sur le site du Réseau Intergalactique (www.intergalactique.org), j'ai publié deux articles sur ma vision des évennements boliviens des derniers jours (depuis la Bolivie).

- En francais : Crise politique en Bolivie

Retour sur plusieurs semaines d'agitation sociale et poltique

- En espagnol : Bolivia, relato personal de la actualidad

Récit de cette journée décisive du 9 juin

anonyme Steve
le 11/06/2005 à 22h00

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http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38064[/url]
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyDim 12 Juin à 21:00

Citation :

Bolivie : La guerre juste d’un pays à l’avant-garde, par Maurizio Matteuzzi - il manifesto.

il manifesto, mercredi 8 juin 2005.

La Bolivie existe-t-elle vraiment ? On a de temps en temps des nouvelles de son existence : quand on tua le Che Guevara à La Higuera, à l’occasion d’un golpe (mais pas tant que ça, d’ailleurs, s’il y en a eu 191 en 180 années d’indépendance), quand on parle de la coca... Par certains côtés, on en viendrait à dire qu’elle n’existe pas. Dans la lointaine année 1870, le président bolivien de l’époque, Mariano Melgarejo, un ex-sergent golpiste un peu rustre, irrité par l’ambassadeur anglais à La Paz, le fit enduire de chocolat et faire un tour de ville monté en croupe à l’envers sur une mule. Quand l’incident parvint à Londres, la reine Victoria donna l’ordre de bombarder La Paz ; et quand le premier ministre Gladstone lui indiqua que La Paz était à 500 kilomètres de la mer, la reine se fit porter une carte géographique et, après avoir découvert où se trouvait le pays, elle l’effaça d’un trait de plume en déclarant : « La Bolivie n’existe pas ».

Peut-être l’épisode ne s’est-il pas déroulé exactement comme ça ; mais ce geste et ces paroles d’arrogance impériale résument bien les histoires tourmentées que la Bolivie traîne avec elle aujourd’hui encore. Si pour la reine Victoria -le Bush de l’époque- la Bolivie avait cessé d’exister, elle avait existé, et elle continue à exister pour les hordes de conquistadores qui l’ont rongée jusqu’à l’os pendant des centaines d’années.

C’est le pays le plus pauvre d’Amérique latine, après l’insurpassable Haïti. Le plus indio, avec ses 60% de quechua et ayamara, qui deviennent 80-90% avec les cholos (les métis). Le plus isolé, depuis que le Chili lui a pris ses ports et son littoral avec la guerre du Pacifique en 1879. Le plus saccagé : l’argent aux espagnols, la potasse aux anglais, le cuivre aux chiliens, l’étain aux trois barons boliviens Patiño-Hochscild-Aramayo qui n’ont laissé en Bolivie que les trous des mines et les cimetières des mineurs ; l’eau, c’est les nord-américains de Bechtel et les français de Suez-Lyonnaise des Eaux qui voulaient la prendre pour eux, le gaz - dernière ressource de valeur- une vingtaine de compagnies multinationales avec tous les noms du gotha de l’économie globale : les anglais de British gaz, les français de Total, les nord-américains de Mobil et Enron, les espagnols de Repsol, les brésiliens de Petrobras...

Même les derniers épisodes de l’histoire de la Bolivie, ceux qui ont conduit d’abord à la démission et fuite (à Miami) du président néo-libéral et proaméricain Sanchez de Lozada, en octobre 2003, et maintenant à la démission (sans fuite et sans morts, soit dit à son honneur) de Carlos Mesa, pourraient être lus et « effacés » comme des convulsions négligeables d’un pays qui n’existe pas. Et au contraire, non, qu’on le regarde à l’échelle latino-américaine ou à une échelle plus vaste. Globale, justement.

L’Amérique latine est plus que jamais « le continent de l’espoir », comme disait le pape polonais en pensant à son troupeau. Mais aujourd’hui, cet espoir, au-delà des latino-américains, est le « notre », même si les nouvelles vagues de présidents sont en général et tout au plus social démocrates. L’Amérique latine est peut-être le seul endroit au monde qui est en train de se rebeller contre le néo-libéralisme et contre la globalisation american (and european) style. Les indigènes, d’élément résiduel de l’histoire de la « civilisation », sont passés de la résistance à l’offensive, à un « réveil » que d’aucuns se risquent à appeler « Intifada india ». Les populations - des indiens en Bolivie et en Equateur, aux blancs en Argentine- ont dit basta au saccage, basta à un système qui engraisse les comptes des oligarchies locales et les bilans des banques des pays riches, mais n’apporte que misère, violence et mort à tous les autres.

C’est pour cela qu’en Amérique latine les présidents, même élus démocratiquement, mais tous ou presque avec l’estampille néo-libérale, tombent comme des quilles. Ils sont déjà 11 depuis 1992 : le brésilien Collor, le vénézuélien Andres Perez, les équatoriens Bucaram, Mahuad et Guttierez, le paraguayen Cubas, le péruvien Fujimori, l’argentin De la Rua, l’haïtien Aristide (même si la c’est, au moins en partie, une autre histoire), les boliviens Sanchez de Loada et Mesa. Et au moins deux autres - le péruvien Toledo et le nicaraguayen Bolaños- sont à risques.

Beaucoup, à chaque chute et fuite, ont pleuré pour la démocratie. Mais il n’y a pas à pleurer parce qu’elle n’était - n’est - qu’une sous-espèce de démocratie formelle, qui s’épuise avec les élections. Comment se fait-il que des journaux comme le New York Times et l’Economist, écrivant sur l’Argentine de Menem ou la Bolivie de Sanchez de Lozada, définissaient ces gouvernements, dont les résultats coûtent cher aujourd’hui, comme des « world class success stories » ?

La « guerre de l’eau » d’abord, et la « guerre du gaz » maintenant - qui est la vraie raison du conflit - font de la Bolivie un des pays les plus existants au monde. Un pays très moderne et d’avant-garde. Parce que c’est là que se joue la partie entre la mondialisation néo-libérale et la mondialisation des droits et des ressources humaines. Etant données les forces en présence - matérielles et médiatiques-, et même si la raison induit au pessimisme quant à la fin de l’histoire (même) du gaz bolivien, voilà, oui, une guerre qui est juste. Pas seulement en Bolivie.

Maurizio Matteuzzi

- Source : http://abbonati.ilmanifesto.it

- Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2417
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptySam 25 Juin à 0:53

Citation :

Bolivie : dialogue entre mouvements sociaux d'El Alto et le nouveau président
fab, lundi, 13/06/2005 - 15:31

Eduardo Rodríguez et les groupes sociaux alteños ont ouvert le canal du dialogue. Le mandataire a dit que sa première mission est d'appeler aux élections générales qui inclut le Parlement (en plus du président et du vice). Pour cela, un accord avec le Congrès est nécessaire.

"Nous devons appeler à des élections présidentielles et législatives le plus tôt possible", a dit hier le nouveau président de la République, le juriste Eduardo Rodríguez Veltzé, après être sorti de la réunion avec les organisations sociales de la ville de El Alto. De la sorte, le mandataire qui a prit ses fonctions jeudi derneir, au milieu d'un profonde crise politique et sociale, a répondu à une des revendications alteños : que le processus électoral ne se limite pas à l'élection d'un nouvel Exécutif mais que les parlementaires se soumettent également aux urnes. Une sorte d'auto-immolation, en considérant le rejet populaire de ceux qui sont en théorie leurs représentants. Cependant, la Constitution bolivienne prévoit seulement une élection pour le président et le vice -pour compléter l'ordre- ce qui demande un accord politique dont l'actuel Congrès doit faire partie. Le mandataire a fait remarquer que le reste de l'agenda alteño –nationalisation des hydrocarbures, convocation immédiate à l'Assemblée Constituante et accélération du procès de responsabilités contre Gonzalo Sanchez de Lozada pour les 80 morts de 2003– devra être pris en charge par le système démocratique –le Congrès et la Justice– "dûment relégitimé".

"Ma première action comme président a été de me préoccuper pour les conflits dans la ville de El Alto", a ouvert le jeu Rodríguez Veltzé face à un public composé par une centaine de dirigeants alteños et assis près d'Abel Mamani –président de la Fejuve–, Edgar Patana –de la centrale ouvrière–, Braulio Rocha –des Gremiales, appelation des commercants informels–, et Gualberto Choque –de la fédération des paysans de La Paz–. Ensuite, les dirigeants syndicaux et sociaux prirent la parole, au milieu des cris de "Jallalla (vive) la feuille de coca" et de la traditionnelle question-réponse : "Que voulons-nous ?... la nationalisation !". "Nous ne nous rebellons pas pour détruire ce pays, nous nous rébellons pour nous débarraser de cette peste qui le gouverne et qui sont ceux qui l'ont réellement détruit", a dit Choque lors de son intervention, en faisant remarquer que "nous ne sommes pas irraisonnables comme veulent nous faire passer quelques médias". Dans un mélange de confiance et d'avertissement, les alteños ont dit au président "nous croyons que vous n'allez pas vous tromper" (comme Carlos Mesa) et ont affirmé la trêve déclarée comme preuve de la prédisposition au dialogue de cette "ville combative qui a expulsé le sanguinaire Sanchez de Lozada" et qui couramment se percoit elle-même comme “défenseur de la nation”.

L'auditorium Radio San Gabriel, choisi comme siège du dialogue, ne manque pas de symbolisme : là 300 dirigeants paysans –y compris Felipe Quispe– ont initié en septembre 2003 une grève de faim qui finirait par la "guerre du gaz" et l'expulsion de Sanchez de Lozada un mois après. La demande que le propre président se déplace jusqu'à El Alto –comme manière de démontrer son pouvoir territorial– a répété la scène d'octobre 2003, quand le tout juste désigné président Carlos Mesa s'est dirigé à cette cité de majorité indigène comme premier acte de gouvernement. Là, il a prononcé des mots aujourd'hui rappelés par tous comme une prophétie : "Si je ne m'acquitte pas de mes promesses, vous peuvent me jeter à coups de pied".

Cependant, le renouvellement total du système politique n'est pas une décision qui correspond seulement au chef de l'Etat. "Il doit y avoir une situation de fait, le Parlement doit s'auto-dissoudre pour que le nouveau soit choisi", a dit à Página/12 le constitutionaliste Jorge Lazarte. L'accord politique est indispensable parce que l'article 93 de la Constitution Politique de l'État établit qu'au cas où assume le président de la Cour Suprême de Justice –avant les trois ans de mandat de son prédécesseur– “il sera procédé à une nouvelle élection de président et de vice, seulement pour compléter la dite période” (si il s'était passé plus de trois ans, Rodriguez pourrait compléter lui-même le mandat). Mais elle ne dit rien au sujet du Congrès, qui à partir de l'installation d'une nouvelle session demain affrontera diverses pressions pour que ses membres s'ajoutent au "renoncement historique” de Mesa, Vaca Diez et Cossio ou affrontent de nouvelles vagues de colère populaire.

La réunion d'hier a ouvert de nouveaux canaux de dialogue qui continuera aujourd'hui au moyen de commissiuons créées à cette fin. Bien que les résultats d'hier aient été étroits –en relation avec l' “agenda d'octobre”–, les engagements présidentielles ont permis aux dirigeants de trouver une sortie "digne" à une grève de trosi semaines et qui commencait à se détériorer. Paradoxalement, l'empressement de Hormando Vaca Diez à occuper la chaise présidentielle a agi comme "facteur de facilitation" d'une sortie à la crise. Le danger que les mouvements ont perçu dans son accès au pouvoir les a fait reléguer –temporairement–un agenda sans points intermédiaires que négocier, comme la nationalisation des hydrocarbures, et concentrer leurs efforts à empêcher l'investiture du sénateur de Santa Cruz.

Ainsi on a évité le paradoxe que la deuxième guerre du gaz rende le pouvoir à ceux qui ont été expulsés dans la première, on a obtenu un triomphe partiel qui justifie l'énorme effort déployé dans les mobilisations, et –avec ce petit "trophée" entre les mains–, le pays est retourné à une normalité dont la continuité dépendra de la volonté de la classe politique de porter en avant un processus de rénovation qui inclut les nouveaux acteurs sociaux. Lesquels ont occupé de manière turbulente la scène politique et –à ce qu'il semble– ne pensent pas se retirer.


Pablo Stefanoni,
Pagina/12, 13 juin 2005.
Traduction : Fab (santelmo@no-log.org)

http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=21369
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MessageSujet: Bolivie, espoirs et enjeux   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptySam 25 Juin à 1:45

Citation :

Bolivie, espoirs et enjeux
source : Indymedia Bolivie

Passé les titres sensationnels de la semaine dernière, les medias, rassurés qu'une transition "démocratique" calme un jeu dangereux où l'on voyait poindre une possible Révolution, ont assuré un "silence radio". Suspect. Nous avons donc invité Sheila, bolivienne et clandestine permanente entre Europe et Amériques, qui fait partie de l'équipe du journal El Jugete Rabioso ("le jouet enragé", roman de l'argentin Roberto Arlt, et film), à venir nous donner ses impressions, et des armes pour mieux comprendre ce qui va se passer dans les mois qui viennent.

Fichiers audio à télécharger :
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38555[/b]
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptySam 25 Juin à 2:17

Citation :

Bolivie : Rencontre Nationale
Par Gissel Gonzales, narcosphere.com, le 20 juin 2005.

Le samedi 18 juin s'est réalisé à Cochabamba la Rencontre Nationale des Organisations Sociales où ont participé différents secteurs sociaux du pays, parmi lesquels les FEJUVES (fédérations d'assemblées de quartiers) de Santa Cruz, La Paz et Cochabamba. La Rencontre Nationale Historique des Organisations Sociales, Civiques, Populaires et Syndicales. Après une analyse profonde de la situation sur les thèmes d'intérêt national comme les ressources naturelles, l'Assemblée Constituante, le Référendum sur les autonomies régionales, le Procès de responsabilité à Gonzalo Sánchez de Lozada, elle a décidé :

HYDROCARBURES

1º La Récupération immédiate de l'administration des ressources en hydrocarbures pour l'Etat bolivien en accord avec la Constitution Politique de l'Etat.

2º Que YPFB au nom de l'Etat prenne en charge l'exploration, l'exploitation, l'industrialisation et la commercialisation du pétrole et du gaz.

3º Exiger au Parlement Bolivien la modification immédiate de la nouvelle Loi des Hydrocarbures, laissant sans effet les contrats, nuls de plein droit et autres points attentatoires à la Constitution Politique.

4º Organiser une Commission Nationale de Contrôle social, Technique et Légal, qui gère le procesus de la chaine productive des hydrocarbures dans le pays, ainsi qu'une autre commission avec participation sociale et gouvernementale pour viabiliser une auditoire technique et légale qui revoit les investissements des entreprises pétrolières transnationales depuis la capitalisation et ainsi déterminer qui doit indemniser pour les dommages et préjudices, exploitation illégale, etc.

ASSEMBLEE CONSTITUANTE ET AUTONOMIES

1.- Réalisation immédiate de l'Assemblée Constituante, comme unique voie démocratique pour la transformation profonde et intégrale de l'Etat bolivien.

2.- Autonomie des secteurs populaires, entendu que celle ci ne doit pas affecter les prérogatives de l'Etat bolivien pour disposer des ressources naturelles, ni ne doit permettre la fédération du pays.

3.- Réaliser le même jour l'élection des membres de la Constituante et le référendum sur les autonomies. Ce référendum doit être national et sa question doit être consensualiséé par la société bolivienne.

4.- Constituer des commissions de travail pour l'élaboration de propositions des secteurs populaires de tout le pays sur les thèmes des hydrocarbures, de l'assemblée constituante et des autonomies.

PROCES DE RESPONSABILITES A GONZALO SANCHEZ DE LOZADA

Exiger au parlement et à tout le système judiciaire la rapidité et la transparence dans le procès de responsabilité à Gonzalo Sanchez de Lozada et à ses collaborateurs. Exiger à la Cour Suprême de Justice d'accélérer l'extradition de Gonzalo Sánchez de Lozada. Exiger que le Procureur Général de la République requiert la détention préventive et immédiate de tous les accusés et la confiscation de tous leurs biens.

Cochabamba, le 18 juino 2005

Federación de Juntas Vecinales de El Alto Federación Departamental de Juntas Vecinales de Santa Cruz Federación Departamental de Juntas Vecinales y OTBs de Cochabamba Federación Departamental Única de Trabajadores Campesinos Tupac Katari Coordinadora de Defensa del Gas Federación Departamental de Trabajadores Campesinos de Santa Cruz Junta Vecinal San José Yapacani - Santa Cruz Federación de Juntas Vecinales de Warnes - Santa Cruz. Movimiento de los Trabajadores Campesinos Sin Tierra de Bolivia Federación de Juntas Vecinales de Montero - Santa Cruz Comité Cívico Vinto - Conchabamba Confederación Nacional de Mercados de Bolivia Por Cuenta Propia Mineros Relocalizados Federación de Gremiales de El Alto Asociación Departamental de Ex Trabajadores Petroleros. Concejo Departamental de la Tercera Edad de Santa Cruz. Asociación de Pequeños Productores Agropecuarios - Ichilo Santa Cruz Federación Universitaria Local de la Universidad Pública de El Alto Asociación de Familiares Caídos por la defensa del Gas Federación Departamental de Mercados de La Paz Asociación del Transporte Libre "Del Oriente Unido" Santa Cruz Coordinadora Departamental de Santa Cruz Federación de Transportes Interprovinciales del departamento de La Paz Confederación de Transporte Libre Asociación de Taxis Santa Cruz Barrió 24 de Junio Yapacani - Santa Cruz Federación de Juntas Vecinales Provincia Obispo Santiesteban
anonyme fab
le 24/06/2005 à 21h15

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=38631
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MessageSujet: Re: Bolivie : vers la guerre civile ?   Bolivie : vers la guerre civile ? EmptyJeu 30 Juin à 0:23

Citation :

Bolivie : Le nouveau président s’efforce de détourner le mouvement vers une impasse parlementaire

Jorge Martin, Mercredi, 29/06/2005 - 11:44

Après des semaines d’une lutte qui a acquis des dimensions révolutionnaires, la Bolivie a un nouveau président : Eduardo Rodriguez. De leur côté, les travailleurs et les paysans discutent des suites à donner à leur mouvement.

Le 9 juin, Vaca Diez, le président du parlement, a tenté de se faire élire président de la république par les députés, après la démission de Carlos Mesa (sa démission devait être acceptée par le parlement avant d’être effective). Un gouvernement de Vaca Diez aurait signifié une intervention de l’armée pour « restaurer l’ordre ». C’était l’option retenue par l’ambassade américaine.

Le gouvernement de Mesa s’est révélé complètement incapable d’arrêter la radicalisation du mouvement des travailleurs et des paysans. La grève s’était étendue d’El Alto et La Paz à d’autres régions, telles que Potosi et Cochabamba, et plus d’une centaine des barrages routiers avaient été mis en place.

Le 8 juin, les organisations des travailleurs et des habitants de la ville ouvrière d’El Alto, au nord de La Paz, avaient organisé une Assemblée du Peuple qui menaçait de devenir un organe de pouvoir alternatif au gouvernement capitaliste.

De son côté, Mesa a compris que l’intervention de l’armée n’aurait fait que radicaliser le mouvement, poussant ses sections les plus modérées à appuyer l’idée d’un gouvernement ouvrier. Aussi a-t-il soutenu - avec le leader du MAS, Evo Morales - la candidature du président de la Cour Suprême, Eduardo Rodriguez, pour prendre le relais de la présidence du pays. Techniquement, cela supposait que Vaca Diez et Cosso (les présidents des deux chambres) démissionnent. L’argument en faveur de Rodriguez était qu’il avait le devoir constitutionnel d’organiser des élections législatives. Cependant, rien ne fut dit au sujet de l’Assemblée Constituante (que demandent les dirigeants du MAS) et de la nationalisation du pétrole et du gaz (la principale revendication du mouvement).

Pour empêcher l’intronisation de Vaca Diez, qui avait déplacé le parlement à Sucre, une ville plus « sûre » que La Paz, toutes les sections du mouvement se sont unies dans un effort pour bloquer Sucre.

La manœuvre de Vaca Diez a attisé la colère des masses, donnant une nouvelle impulsion au mouvement. A Cochabamba, où le MAS jouit d’une forte influence, un cabildo abierto de 60 000 personnes a approuvé une résolution dans laquelle se trouvent les lignes suivantes : « le cabildo du peuple de Cochabamba décide d’organiser une Assemblée Populaire et de construire un gouvernement des travailleurs et des paysans ». Cette résolution contenait également des points plus en phase avec la position de la direction du MAS, telle que la demande d’une Assemblée Constituante, mais il était clair que la revendication principale en était la nationalisation des hydrocarbures. C’est là une indication très claire de la radicalisation de ces sections du mouvement qui ont rejoint la lutte récemment, et où le MAS a toujours une grande autorité.

Le même jour, la grande manifestation à La Paz était composée d’un gros contingent de travailleurs industriels. Max Tola, dirigeant ouvrier à la brasserie Cerveceria, l’une des plus grandes usines de La Paz, y a déclaré : « Aucune solution politique ne peut venir de la classe capitaliste. Ce qu’il faut, c’est la nationalisation et la prise du pouvoir par les travailleurs. Notre slogan est celui d’un pouvoir ouvrier et paysan. »(Econoticiasbolivia.com, le 9 juin)

Francisco Quispe, dirigeant de la Fédération des Travailleurs de La Paz, a dit : « S’il n’y a pas de nationalisation, la mobilisation continuera. La nationalisation est la seule voie pour créer des emplois et pour en finir avec la faim et la misère qui nous déciment. Pour nous, la seule solution réside dans la prise du pouvoir par les travailleurs » (ibid). L’une des principales caractéristiques du mouvement, en particulier à La Paz et El Alto, a été le discrédit non seulement de tel ou tel politicien bourgeois, mais de l’ensemble des institutions de la démocratie capitaliste.

Au moment où la session parlementaire était supposée commencer, une immense quantité de gens s’était rassemblée dans les rues de Sucre (y compris des mineurs, des professeurs, etc.) Les manifestants ont finalement bloqué l’aéroport, dont les travailleurs ont rapidement débrayé, de sorte que les députés - qui n’avaient pu se rendre à Sucre par les routes, du fait des barrages - ne purent quitter Sucre qu’avec leur permission. La session a été suspendue. Puis, dans l’après midi, on a appris qu’un mineur avait été tué par l’armée sur un barrage routier. La tension est encore montée d’un cran. Vaca Diez est allé se cacher dans une caserne militaire, cependant que les députés se terraient dans leurs hôtels. Le pouvoir était dans la rue et des rumeurs de coup d’Etat circulaient dans tout le pays.

Finalement, vers midi, la tentative d’imposer Vaca Diez à la présidence du pays a été abandonnée. La mort du mineur sur un barrage routier avait tellement radicalisé le mouvement que l’intronisation de Vaca Diez aurait précipité une insurrection générale. Au cours d’une très brève session parlementaire, Vaca Diez et Cossio ont démissionné, et Rodriguez a été élu président. La façon dont la session s’est déroulée reflétait l’énorme pression des masses. Il n’y eut pas de pompe constitutionnelle. Le cœur qui chantait l’hymne national manquait de voix, de même que les rares députés présents. Le nouveau président n’a pas pu recevoir le « bâton » et le ruban présidentiels, ceux-ci étant toujours entre les mains de Mesa, à La Paz. La plupart des députés avaient l’air apeurés. C’était une bonne illustration du rapport de force entre les classes. La rue avait exercé un droit de véto sur les décisions du parlement.

Dans les rues de Sucre, les masses ont dûment célébré ce qu’elles considéraient comme une victoire. Cependant, le mouvement aurait pu aller beaucoup plus loin si les dirigeants du MAS n’avaient apporté leur soutien à cette manœuvre parlementaire. Immédiatement après l’élection de Rodriguez par les députés, les dirigeants du MAS ont appelé à la levée des barrages routiers et à la fin de la grève, ce qui a été suivi, de fait, dans les régions où le parti de Morales jouit d’une forte influence. Rodriguez a immédiatement reçu le soutien de l’ambassade américaine, de la fédération patronale et de l’Eglise Catholique. Par contre, Patana et Soruco, respectivement dirigeants de la Centrale Ouvrière Régionale (COR) d’El Alto et de la Fédération des enseignants de la même ville, ont répondu en déclarant que « notre lutte est pour la nationalisation des hydrocarbures, non pour le remplacement d’un clown par un autre », et ont dit qu’ils poursuivraient la lutte.

Le 10 juin, une Assemblée d’urgence s’est tenue, à El Alto, qui a décidé de poursuivre la lutte. Abel Mamani, président de la FEJUVE (Fédération des comités de quartier), a déclaré : « Quel que soit le président, nous allons poursuivre la lutte. Nous ne demandions pas la démission de Mesa mais la nationalisation du gaz. Pas de trêve. » Et Patana, dirigeant de la COR d’El Alto : « La nationalisation n’est pas acquise. Au gouvernement, personne ne veut en entendre parler. Evo Morales lui-même n’en a parlé que pour rester en phase avec la base de son propre parti. » Le leader de la Fédération des enseignants de La Paz, Alvarez, a averti : « El Alto a déjà vécu ce genre de transition politique, lorsque Mesa a remplacé Lozada et poursuivi sa politique en faveur des riches et des multinationales. Nous ne nous laisserons pas piéger une deuxième fois ». Cette Assemblée a finalement décidé de donner 72 heures à Rodriguez pour nationaliser le gaz et le pétrole.

Les représentants des paysans et des indigènes des 20 provinces de La Paz ont suivi la même ligne. Ils ont décidé de maintenir leur mobilisation, y compris les barrages routiers, et de n’accorder aucune trêve : « Ils ont juste changé de clown. »

De leur côté, les mineurs des coopératives de La Paz ont décidé de suspendre leur mouvement pendant 10 jours : c’est le délai qu’ils donnent au nouveau gouvernement pour agir. Ils ont dit : « la tâche principale du nouveau gouvernement est la nationalisation des hydrocarbures et la convocation d’une Assemblée Constituante ». Mais ils ont averti : « les mineurs reprendront le chemin de la lutte si nécessaire. »

Après 20 jours de mobilisation, la Coordinadora del Agua y el Gas, à Cochabamba, a également décidé de faire une trêve. Dans sa déclaration, elle a clairement établi que les principales revendications n’avaient pas été satisfaites. Elle a également souligné la nécessité de former un gouvernement du peuple lors des prochaines mobilisations. Elle a ajouté que l’occupation et le blocage des installations de gaz et de pétrole n’étaient pas suffisants, et que la prochaine fois, il faudrait les faire fonctionner au profit de la population.

Loayza, un dirigeant paysan du MAS, a donné un délai de 10 jours au nouveau président pour satisfaire les revendications du mouvement. Dans le même temps, les dirigeants du MAS, et en particulier Evo Morales, passaient à la radio et à la télévision pour en appeler à la fin de la grève et à la levée des barrages.

Les jours qui viennent diront laquelle des deux stratégies aura l’appui du mouvement : celle des dirigeants du MAS, qui accordent un trêve et leur confiance à Rodriguez, ou celle de la COB et d’El Alto, qui refusent la trêve et appellent à la poursuite du mouvement.

Le plus probable est que la première l’emporte. Rodriguez a l’appui des médias, de l’Eglise Catholique, etc. - et de Morales, dont l’autorité est importante parmi certaines couches de la population (paysans, mineurs des coopératives), en particulier en dehors de la Paz et El Alto. Par ailleurs, les sections les plus radicales du mouvement, en lutte depuis des semaines, sont évidemment celles qui éprouvent le plus de fatigue.

Le dimanche 12, Rodriguez est allé rencontrer les dirigeants ouvriers d’El Alto. Il leur a expliqué qu’il ne pouvait pas satisfaire la revendication de la nationalisation du gaz et du pétrole, car la responsabilité en revenait au parlement qui sortirait des prochaines élections. On voit bien quel est le rôle de Rodriguez : il s’efforce de détourner le mouvement révolutionnaire des travailleurs et paysans sur la voie plus sûre de la démocratie bourgeoise.

Cependant, Rodriguez ne pourra probablement pas compter sur la trêve relativement longue - 18 mois - dont avait bénéficié Mesa. Le processus sera sans doute plus court. En octobre 2003, le point focal de la lutte était la vente du gaz au Chili. Cette fois-ci, la revendication du mouvement - la nationalisation du gaz et du pétrole - était plus claire, plus radicale et politiquement plus avancée. En outre, les masses ont déjà fait l’expérience de manœuvres parlementaires destinées à les démobiliser. L’idée d’un gouvernement ouvrier et paysan s’est profondément enracinée dans de larges couches de la classe ouvrière et de la paysannerie - en particulier à El Alto et La Paz, mais aussi dans le reste du pays. La création d’une Assemblée Nationale Populaire est un énorme pas en avant pour le mouvement, même si elle est encore embryonnaire et n’a d’autorité politique que sur certaines régions. Rodriguez sera incapable de satisfaire les revendications des masses. La prochaine mobilisation verra la radicalisation des sections les plus modérées du mouvement.

La prochaine bataille pourrait être décisive. L’Assemblée du Peuple devrait être renforcée, et il devrait y avoir une stratégie claire pour diviser l’armée et la police. Les leçons politiques de ce mois de lutte doivent être assimilées par les travailleurs et les paysans. Il est nécessaire de construire, à partir des éléments les plus conscients et militants du mouvement révolutionnaire, une organisation capable de mener les masses à la victoire. Comme le disait Zubieta, le dirigeant de la Fédération des mineurs : « Nous devons continuer de construire ce gouvernement parallèle dans le but d’organiser notre propre pouvoir et de mettre en place un gouvernement ouvrier et paysan. Malheureusement, il nous a manqué une direction révolutionnaire capable de développer l’idée que nous devons gouverner nous-mêmes. »

Le 13 juin 2005

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Soumis par La Riposte

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