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 Le dangereux monde de l’Education Nationale

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wapasha
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wapasha

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MessageSujet: Le dangereux monde de l’Education Nationale   Le dangereux monde de l’Education Nationale EmptyMer 8 Juin à 14:49

altermonde.levillage- mercredi 8 juin 2005, Matthieu Brabant
Le dangereux monde de l’Education Nationale

J’ai fait ce jour une grande découverte : la rubrique Education du Point. Ce fut pour moi la découverte d’un nouveau monde, j’ai appris que l’Education Nationale est un monde horrible.

Je vous propose la lecture de quelques articles assez représentatifs. Vous pouvez aussi si vous n’avez rien d’autre à faire lire l’ensemble du dossier : Dossier Education Nationale du Point


Citation :
Des histoires de profs :

J’ai commencé par la lecture d’un article sur Marat Goyet. Marat Goyet est une prof d’histoire-géographie ayant enseigné dans un collège du 93 et en a tiré un livre (« Collège de France »). On apprend dans cet article que c’est « un livre incisif, décapant, qui décrit avec drôlerie et justesse les tribulations d’une jeune enseignante débarquant au collège. », que Marat Goyet résiste « à la tentation idéologique » et chose importante : « Marat Goyet prône la restauration de l’autorité et le rappel de distinctions hiérarchiques élémentaires : elle laisse entendre, avec une folle audace, qu’un enfant n’est pas un adulte. ». Bref, un bouquin « vrai », « réaliste »... quant à ceux qui osent le critiquer : « François Dubet, sociologue et spécialiste de la question scolaire, trouve en revanche ce livre « épouvantable ». Selon lui, Marat Goyet est typique de « ces enseignants de la classe moyenne qui découvrent la barbarie » et sa chronique tient de l’effarement de « la jeune femme blanche qui débarque au Congo ! » Bigre ! Selon Stéphane Beaud, autre sociologue, auteur d’une étude sur les ratés de la démocratisation du lycée, « "Collèges de France" est une forme d’ethnocentrisme de classe. Un tel livre est le symptôme de la disparition tendancielle des enseignants issus des classes populaires ». » Ce « bigre ! » est d’une grande violence !
Et les profs ? et bien « les profs, eux, semblent avoir compris l’ouvrage. Ils rient franchement à la lecture de « Collèges de France », comme soulagés de ces « mauvais sentiments » qu’ils éprouvent eux aussi face à leurs élèves. Une véritable catharsis, en somme ». Permettez-moi, ayant eu l’audace de lire le livre, de vous livrer quelques extraits de ce livre si exceptionnel :

Page 31 : Avec leurs cheveux rasés et leurs survêtements, ils (les élèves) ressemblent aux pensionnaires d’un hôpital psychiatrique roumain à l’abandon.
Ma première réaction a été, je l’avoue : ça c’est pas gentil pour les roumains. Et puis je me suis souvenu d’une discussion à l’IUFM avec un professeur de SMS qui lui parlait de « singes acrobates ». Et puis je me suis demandé ce que voulais dire Marat Goyet. Est-ce à dire qu’elle refuse le qualificatif d’être humain à ses élèves ? Et puis ce ne sont pas n’importe quels élèves. Ce sont des élèves habitants dans les banlieues pauvres. Celles que les médias appellent les « cités », les « banlieues ». Ceux que les médias appellent les « jeunes de banlieue », des singes acrobates, des fous, qu’importe le vocabulaire, des non-humains, vivant dans des zoos, se comportant comme des animaux, dont on se gausse (comme au temps des expositions coloniales ?) entre gens civilisés.
C’est moi où je parle de racisme, là ?

Page 34 : Car c’est vautrés sur des sièges, le cappuccino à la main, ou avachis à moitié comateux dans les fauteuils, digérant péniblement le repas de la cantine, que nous voient les élèves.
Que Marat Goyet se rassure, je ne bois jamais de cappuccino. A part ça, que signifie cette phrase ? Les profs sont aussi des animaux ? Un prof n’est-il pas un être humain ? Marat Goyet jamais ne se vautre, Marat Goyet se tient toujours bien, Marat Goyet n’aime pas la vulgarité du relâchement.

Page 54 : A sa décharge, le CPE a bien été leurré pendant ses études. [...]. On lui a fait croire qu’il allait passer sa vie à dialoguer, remédier, comprendre, qu’il allait être éducatif, en somme. Pas comme ces cons de profs bornés et sans nuances qui n’ont rien compris.
C’est celle qui dit qui y est. Là je crois que ça tourne à l’insulte. Je ne sais pas dans quel monde vit Marat Goyet, mais dans le mien les CPE ne font pas que dialoguer....ils sont aussi éducatifs. Ce ne sont pas des animateurs ! Quant à ces « cons », chère Marat Goyet, j’ai bien l’impression que ce que vous décrivez est du vécu. Avez-vous songé, une seule seconde, que vous n’aviez rien compris ?

Page 66 : Les profs assis sur des chaises, le personnel de service debout contre le mur : qui a dit que nous étions de gauche ?
Pas moi en tout cas. Et vous, Marat Goyet, êtes-vous de gauche ? Est-ce si important ?

Page 117 : La déléguée syndicale me fait bien marrer, elle gueule contre tout, proteste sans arrêt, trimballe son énorme masse dans tous les combats.

Page 118 : Je m’aperçois avec horreur que c’est des profs les plus réacs que je me sens le plus proche.
Je crois que j’ai la réponse à ma question précédente. Je vous laisse, chère Marat Goyet, le mot de la fin :

Page 124 : C’est à l’inculture ou à la déculturation la plus totale que nous sommes confrontés.
Pas mieux.

Etant prof à La Courneuve, je me suis ensuite intéressé à l’histoire d’un prof de français à La Courneuve et ayant démissionné. Voici quelques extraits commentés de l’article :

« A La Courneuve, comme tout jeune professeur qui démarre en banlieue, j’ai hérité d’une de ces classes de première à cheval entre l’enseignement technique et l’enseignement général. »
C’est quoi ces classes ? J’ai bien l’impression que cela n’existe pas !

« Les élèves n’y sont généralement pas motivés par le français, dont le coefficient au baccalauréat est quasi identique à celui de la gymnastique. »
Et vive le mépris pour l’EPS !
Fillon-dont-les-lois-seront-tout-ce-qui-restera-de-Chirac l’avait prévu dans sa loi.

« Pour ces mômes, l’école représente la seule interface avec le monde extra-cité. Du coup, elle cristallise toutes les rébellions. Rébellions contre la société cultivée et bourgeoise, rébellion contre la langue, le pays... »
Non rébellion contre la violence symbolique de l’institution scolaire. Et puis elle est de moins en moins symbolique la violence...(voir les lycéens !).

« Le jour du match de football France-Algérie, cinq gamins dans ma classe ont enlevé leurs blousons. Ils ne le font jamais, habituellement. Là, ils voulaient me montrer leur maillot algérien. Evidemment, je suis tombé dans le panneau. J’ai dit : "Ce soir, vous allez prendre 5-0 et vous remettrez le maillot de l’équipe de France, comme en 1998." »
Ou bien M. De La Porte est très con (je voulais dire maladroit) ou bien c’est de la provoc.

« Beaucoup sont très mal dans leur peau, certains carrément dépressifs. C’est une grille de lecture pour les comprendre. »
Euh, beaucoup n’ont pas d’argent. Une grille de lecture pour les comprendre ?

Et puis l’on apprend que prof « c’est le métier le plus dur du monde». Je vais vous épargner la longue litanie de la violence. Juste quelques chose d’important à dire : il me semble que le milieu enseignant a trouvé là une manière de se faire « plaindre », donc de se revaloriser (car ils se sentent mal-aimés), par l’opinion publique. Mais la violence, ce ne sont pas les profs qui la subissent, ce sont essentiellement les élèves !

L’échec de l’Education Nationale :

Un article nous apprend que « l’éducation dite nationale d’un pays civilisé a trois missions : dispenser un savoir utile, acclimater les enfants aux règles de la vie collective, épanouir leur esprit pour un meilleur accès au bonheur. Hélas ! trois fois hélas, voyez où nous sommes rendus ! C’est qu’en vérité l’éducation est le reflet de la société et que l’Ecole est autant malade de la Société que la Société de son Ecole. L’enseignement français souffre de deux grands malheurs. D’abord, la dévaluation du principe d’autorité sans lequel il n’est aucune maîtrise qui vaille dans aucun ordre social, ni passé ni futur. Ensuite, la crise de l’idée de progrès. Une nation qui ne parvient plus à penser son avenir collectif ne peut produire une éducation efficace et heureuse. Il faut savoir ce que l’on croit pour le professer et l’imposer. »
Bigre ! Mais n’y a t il aucune réussite ? La démocratisation scolaire a quand même réalisé objectivement une augmentation quantitative du niveau de qualification. Ce n’est pas rien. Il reste des problèmes, Stéphane Beaud a très bien montré les graves problèmes causés par cette démocratisation.
« Car, évidemment, la mythologie égalitariste a dégradé la légitime égalité des chances en débauche d’égalités au rabais : on a fabriqué des culs-de-jatte pour ne pas désespérer les unijambistes. » Je n’ose demander qui sont les unijambistes ? Pourquoi ne pas les appeler « singes acrobates » !
Il faut donc réformer les institutions, et en particulier le bac : le contrôle continu est la solution miracle ! Mon article sur les CCF et les manifs lycéennes me permettent d’affirmer que ce choix mérite réflexion !

L’utilisation d’internet :

Un article consacré à ce que l’on appelle dans l’Education Nationale les TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement), nous apprend que « ceux qui prétendent que les nouvelles technologies vont apporter une révolution intellectuelle se trompent. » Etant participant actif à un projet communautaire sur Internet, je me permet d’affirmer que les nouvelles technologies sont l’avenir de l’enseignement. Je crois que la définition de Sésamath se suffit à elle-même pour expliquer ma position : L’association Sésamath a pour vocation essentielle de diffuser gratuitement des ressources pédagogiques et des outils professionnels utilisés pour l’enseignement des Mathématiques via Internet. Elle est composée d’enseignants. Inscrite délibérément dans une démarche de service public, l’association est attachée aux valeurs du logiciel libre.

Voilà : je répète le mot important : service public.

Voilà, c’était une petite promenade dans un autre monde que celui que je vis tous les jours. Un sacré choc
source : http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=2949

@+

_________________
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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