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 Inégalités "reproduites" par l’Ecole ?

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FleurOccitane
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Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

MessageSujet: Inégalités "reproduites" par l’Ecole ?   Mar 18 Juil à 9:02

Citation :

Inégalités reproduites par l’Ecole ?

Il est temps, me semble-t-il d’enrichir le débat sur la reproduction par "l’école"des inégalité sociales.

Il est temps également de cesser de culpabiliser les enseignants sur leur rôle prétendu dans des mécanismes qui leur échappe, dans une très large mesure.

Plutôt que de disserter longuement (et nous diviser inutilement) sur le degré de "tolerance" que les enseignants devraient (nous sommes progressistes) afficher face aux élèves violents, n’est-il pas temps de reprendre, avec la plus grande détermination, le combat contre le financement de l’école privée et les inégalités scandaleuses créees par la fiscalité du soutien scolaire ?

1) Financement des écoles : Le public paie pour le privé

De nombreux maires ont saisi le Conseil d’État car ils refusent de se soumettre à une loi d’août 2004 qui oblige les communes à financer la scolarisation des enfants du primaire fréquentant des écoles privées, y compris lorsqu’ils sont scolarisés dans une autre commune.

Jusqu’à cette date, les communes payaient une somme forfaitaire, comprise en général entre 700 et 1000 euros, pour les enfants scolarisés dans leur ville, qu’ils soient dans le public ou le privé. La loi de 2004 proposait d’étendre cette obligation aux enfants fréquentant une école publique d’une autre commune. Un amendement, proposé par le sénateur PS Michel Charasse, a même amené à élargir ce financement aux enfants scolarisés dans le privé. Il paraît que l’intention de Charasse était au contraire de défendre l’école publique en réduisant le nombre d’enfants allant dans le privé. Si c’est vraiment le cas, voilà qui montre le degré de compétence d’un homme qui fut ministre !

La « carte scolaire » assigne en effet une école précise aux enfants en fonction de leur lieu d’habitation. Pour y échapper, parce qu’ils craignent que la mixité sociale n’entraîne une baisse du niveau, des parents choisissent de mettre leurs enfants dans le privé, là où ils ont libre choix, et cela peut être dans une commune voisine. Cette loi revient donc à ce que de petites communes rurales sans beaucoup de moyens paient à la ville d’à côté, peut-être beaucoup plus riche, des subventions pour entretenir ses écoles privées.

Un maire du Nord, interviewé à la télévision, déclarait que cette mesure coûtait une somme représentant 5% du budget communal, ce qui pourrait entraîner une hausse des impôts locaux. En banlieue parisienne, cela donne que Nanterre, ville aux nombreuses cités populaires, devrait verser de l’argent à Neuilly-sur-Seine !

Pendant dix-huit mois, cette loi est restée au fond des tiroirs. Le décret d’application n’a été publié qu’en décembre 2005, juste après la crise des banlieues, au moment où l’on pouvait entendre les membres du gouvernement promettre d’accorder des aides pour les jeunes des villes défavorisées.

2) Le titre CESU et, tout particulièrement son utilisation dans le cadre du soutien scolaire à domicile.

Il y a là un véritable scandale : alors que le gouvernement nous concocte une loi sur l’égalité des chances, on arrive à la chose suivante qui consiste à proposer généreusement aux enfants de quartiers difficiles d’entrer en apprentissage à quatorze ans pendant que, dans le même temps, on offre des cours particuliers à domicile aux enfants de parents aisés.

Il faut bien en effet comprendre que seuls les hauts revenus peuvent se payer des cours à domicile ; le coût moyen d’une heure de cours est de 28 euros ; pour la famille imposable, il en coûte en réalité 14 euros (50% de réduction fiscale) ; pour la famille modeste non imposable, il en coûte donc réellement 28 euros de l’heure. Autant dire qu’aucune famille non imposable ne peut s’offrir ce genre de luxe. Heureusement pour elle, on vient d’inventer l’apprentissage à quatorze ans !

Chaque famille aisée pourra ainsi réduire directement ses impôts de 6000 euros, plus 750 euros par enfants à charge.

3) Au niveau de l’image sociale des enseignants, les boîtes commerciales de soutien scolaire n’hésitent pas à désigner sous le nom de professeurs des étudiants, qui sont parfois eux-mêmes en échec scolaires.

N’EST PAS PROFESSEUR QUI VEUT. N’EST-IL PAS TEMPS DE PROTEGER, PAR LA LOI, LE TITRE DE PROFESSEUR ? QUE DISENT NOS SYNDICATS ?

Rien ...?

De : prof
vendredi 19 mai 2006

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=28091
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