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 Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Opéra

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FleurOccitane
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Date d'inscription : 30/04/2005

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MessageSujet: Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Opéra   Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Opéra EmptySam 13 Mai à 20:26

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Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Opéra

Droit au Logement “ Fédération Droit Au logement 8 rue des Francs bourgeois 75003 Paris tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail : fededal @ wanadoo.fr COMMUNIQUE Paris le 13 avril 2006

Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Opéra : Rien n’a changé !

Un an après l’incendie meurtrier de l’hôtel Paris Opéra qui a tué 26 personnes dont 11 enfants, l’association des victimes du sinistre (AVIHPO) organise une marche silencieuse samedi 15 avril, départ à 15h, Richelieu Drouot. Droit Au logement présent aux cotés des familles depuis l’incendie, avec d’autres associations, soutien et participe à cette initiative, et appel les hébergés et les sans logis à se joindre à cette marche.

Hôtels dangereux et mobilisation des occupants : Les pouvoirs publics n’ont pas voulu tirer les leçons des incendies meurtriers. Des milliers de familles sont encore hébergées dans des hôtels vétustes, précaires et coûteux. Certains de ces hôtels restent des torches potentielles, car l’ampleur de ces drames est du principalement à l’exiguïté et les conditions de vie dans lesquelles sont placées des familles avec enfants. Dans certains hôtels, les occupants ont refusé d’être déplacés dans la grande banlieue, et luttent pour obtenir un relogement décent. C‘est le cas par exemple de d’ hôtels dans le 11e arrondissement et le 20e, où ni la Préfecture, ni la Ville de Paris ne donnent suites aux demandes des familles et aux manifestations organisées avec les habitants du quartier, pour sanctionner le marchand de sommeil et reloger ces familles (Voire « DAL Paris et environ »)...

Immeubles taudis : surpeuplement et risque permanent Les habitants de taudis gérés par des institutions ou des marchands de sommeil n’ont pas vu non plus leur situation s’améliorer. Par exemple dans deux immeubles taudis gérés par la SONACOTRA à Paris 12e, présentant les mêmes risques que Bd Vincent AURIOL , on trouve des familles nombreuses que ni l’Etat, ni la Ville, ni les bailleurs sociaux n’ont jugé nécessaire de reloger ... depuis 1992. Par contre, le processus de relogement se poursuit dans certains immeubles, après l’échec des « expulsion Sarkozy » de septembre dernier. (Voire « DAL Paris et environ »)

Hôtels, foyers, hébergement : pas d’expulsion, des relogements ! A la fin de l’hiver, alors que prennent fin les financements d’hébergement pour des milliers de personnes, même les familles avec enfants sont jetées à la rue en toute illégalité, en l’absence d’une décision de justice, pourtant indispensable lorsqu’il s’agit du domicile de l’occupant. Un jugement rendu cet hiver a contraint un organisme gestionnaire à réintégrer une famille expulsée de son hébergement sans jugement, à Pantin. A Tours, la SONACOTRA a mis à la rue sans jugement d’expulsion 10 familles avec enfants, et plusieurs dizaines de familles, souvent déboutées du droit d’asile, sont également menacées d’expulsion illégale à partir de samedi prochain (voire « DAL Tours », et le « collectif de soutien aux demandeurs d’asile »).

Reçu par le cabinet Vautrin, lundi dernier pendant la CNLE (conférence nationale de lutte contre l’exclusion), lors d’une manifestation dénonçant la politique de l’hébergement et de la précarisation du logement, le DAL a exigé que la loi soit respectée et qu’une circulaire soit rédigée par le ministère pour faire cesser ces expulsions expéditives. Pas de réponse à ce jour.

La crise s’étend, nourrie par les politiques publiques : Alors que les bidonvilles renaissent dans la périphérie, que les camping et les voitures deviennent des résidences principales, l’incendie tragique de l’hôtel Paris Opéra révèle crûment l’incapacité des autorités publiques à lancer des politiques pour satisfaire le droit au logement.

Ce n’est ni le renforcement des contrôles des normes de sécurité, ni la fermeture de quelques hôtels, ni quelques dizaines de millions d’euros pour faire face à l’afflux des besoins en hébergement qui changeront la donne. Ni les logements d’urgence promis par de Villepin, nouvelles forme de bidonville d’Etat, ni les hébergements provisoires, ne sont une réponse sérieuse, elles sont un pis allé . Il faut de vrais logements.

Pour les précaires du logement, la situation s’est encore dégradée, sous la pression de la spéculation immobilière, des loyers chers, de l’aggravation des discriminations sociales, territoriales ou racistes, et du durcissement des règles d’accueil des immigrés. La Loi ENL en cours de discussion, porte également de nombreux aspects régressifs pour le droit au logement, et le retrait de ce texte serait un service rendu aux mal-logés.

Quelles solutions : Le droit au logement n’est pas une utopie, puisqu’il est mis en œuvre progressivement en Ecosse depuis une loi de 2003. De plus outre-manche, les autorités ont obligation d’héberger les personnes vulnérables (familles avec enfants, mères isolées, demandeurs d’asile, handicapés...) et après des années d’hébergement coûteux dans des « bed en breakfast », elles mettent désormais en place des solutions de logement pérenne.

Il faut cesser de nourrir les marchands de sommeil, lancer un vaste plan pour réaliser des logements sociaux et dans l’attente de réquisitionner des logements vides y compris les logements sociaux , stopper toute expulsion sans relogement, interdire les mises à la rue illégales et s’engager dans la voie incontournable du droit au logement pour tous et opposable.

Des actions dans les prochains jours : Les hébergés et les habitants de taudis s’organisent, ils refusent de se laisser balloter ou d’attendre en silence d’être jeté à la rue ou de souffrir du saturnisme, d’être à la merci d’un feu meurtrier ... Des actions seront menées dans les prochains jours.

à l’appel de l’association des familles de l’hôtel Paris Opéra et des associations qui les soutiennent Marche silencieuse, samedi 15 avril, RV devant la mairie du 9e - métro Richelieu Drouot

-Droit au logement pour tous et opposable !
-Arrêt des expulsions sans relogement !
-Application de la loi de réquisition !
-Des logements sociaux pour les ménages modestes, y compris dans le parc locatif privé !
-Gel des loyers et abrogation des lois régressives sur le logement (et le reste) ... !

PUB : Pour soutenir l’action de Droit Au Logement, soutenir la lutte des mal-logés, créer un comité ... prenez contact . Nous avons avons besoin de vous....

Pour (se) défendre contre l’expulsion locative : Guide : “faire face à une expulsion de logement” - Edition la découverte.

De : nb
jeudi 13 avril 2006

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=26311
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