AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Déficits publics, ou mauvaise répartition des richesses ?

Aller en bas 
AuteurMessage
FleurOccitane
Rang: Administrateur


Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

MessageSujet: Déficits publics, ou mauvaise répartition des richesses ?   Lun 27 Mar à 16:01

Citation :

Déficits publics, ou mauvaise répartition des richesses ?
mardi 28 février 2006 par Didier Le Strat.

On assiste à une véritable campagne de formatage des cerveaux sur les déficits publics, qui vise à transférer une bonne part du budget de l’état et des protections sociales vers les casinos boursiers... La presse ne donne que rarement les éléments sur lesquels elle s’appuie pour propager la version officielle. Contrairement à ces pratiques, on trouvera dans l’article ci dessous des données et des chiffres que la propagande officielle s’ingénie à passer sous silence !

Sous prétexte de réduire les déficits publics, le gouvernement propose de remplacer un départ à la retraite sur deux, dans la fonction publique. Déjà le nombre de postes ouverts aux concours du CAPES (recrutement de professeurs) est en baisse, plus de 50% en éducation physique par exemple...

Résultat, des centaines de milliers de jeunes, qui après de longues années d’études, auraient obtenu des emplois stables, à l’éducation nationale, dans les hôpitaux ou d’autres services publics, iront pointer à l’ANPE à la recherche d’emplois précaires !

Qui paiera les allocations chômage de ceux qui resteront en rade ? Et comme rien ne se perd, qui va toucher le jackpot ?

Le déficit public annoncé justifie-t-il une telle aberration économique ?

Depuis son arrivée au pouvoir la droite a creusé les déficits de 60 à 66% du PIB. (Le PIB est la richesse produite en une année soit 1666 milliards d’Euros). Cette augmentation du déficit de 6% est donc de 27,5 milliards d’Euros par an depuis 2002. C’est à quelques milliers d’Euros près, l’équivalent des baisses d’impôts et de charges sociales, accordées par ce gouvernement au noyau dur de sa clientèle électorale : contribuables à haut revenus, ainsi qu’aux chefs d’entreprises. Ces sommes sont de fait restées dans la poche de particuliers, au lieu d’alimenter les caisses de l’état. Pour quels résultats ? Et d’après vous, qui touche les intérêts de la dette sinon les milieux financiers ?

De plus, tout en jouant les pleureuses sur un déficit que leur politique a provoqué, Messieurs Sarkozy et Breton matraquent l’idée que le budget de l’état serait la même chose que notre budget familial ! Nous prennent-ils pour des ignares ?

Avez-vous déjà vu un ménage lever des impôts ?

La gestion de l’état n’a aucun rapport avec celle d’une entreprise ou d’un ménage. Heureusement, car la pluspart des ménages sont plus endettés que l’état. Pour acheter un appartement par exemple on s’endette généralement d’un montant bien supérieur à son revenu annuel, c’est parfois trois ou quatre fois plus.

Mais de quoi parle-t-on, de déficit public ou d’une mauvaise répartition des la richesse ?

Il serait intéressant de savoir où sont passés les gains de productivité ! Avec une croissance qui plafonne à moins de 2% du PIB, Les actionnaires réalisent cette année encore 21% de profits en moyenne, et les revenus des patrons du CAC 40 ont progressé de 26%. Dans le même temps, les revenus de ceux qui produisent ces richesses, salariés et autres producteurs : artisans, petits entrepreneurs, agriculteurs, artistes, voient leur pouvoir d’achat diminuer depuis des années, au point qu’aujourd’hui, des travailleurs pauvres, meurent de froid dans leur voiture au pays des droits de l’homme.

Il est vital pour relancer une dynamique économique profitable à tous, de rendre aux salariés la part du gâteau qui leur a été volée (10% du PIB en 20 ans) et qui a été transférée dans l’assiette des actionnaires et des patrons de haut vol. C’est maintenant clair, l’effort consenti par ces salariés, n’aura donc servi, ni à la baisse des prix qui aurait favorisé la compétitivité de nos produits, ni à l’emploi, bien au contraire ! Faut-il rappeler que la conjoncture économique, entre 1998 et 2002, avait provoqué une augmentation du pouvoir d’achat des salariés de 1.8 %. Cette embellie avait relancé la consommation et provoqué la création de 1 million 500 mille emplois marchands, générant ainsi de la croissance. Croissance qui avait permis l’équilibre des comptes sociaux, et l’excédent de recettes pour le budget de l’état ... Rappelez vous la cagnotte Fabius !

Pourquoi donc affoler la population par cette campagne d’intox ? Car même avec ses 66% de dette, la France est loin d’être le vilain petit canard décrit par les « déclinologues ». Le déficit public est de : 160% au japon, 106% en Italie, 66% en Allemagne, 95,7 en Belgique. De plus les ménages Français détiennent une épargne largement supérieure au montant de la dette. Comme l’exprime Bernard Maris professeur d’économie à Paris VIII : « une société comme la France qui épargne 15% de son revenu ne peut pas faire faillite ».

Où est donc le véritable problème ? Il s’agit bien d’une campagne de désinformation avec toujours la même recette. Semer la peur, en éclairant le paramètre le plus alarmant et en cachant tous les autres aspects de la question. Et n’oublions pas l’élément essentiel à tout lavage de cerveau : le bouc émissaire ! Rappelez vous, pour obtenir la désindexation des salaires (1983), comme pour les retraites, les fonctionnaires ont bien tenu ce triste rôle... Ce n’est pas un hasard si M. Breton rajoute les retraites des fonctionnaires aux déficits publics, alors qu’elles n’ont pas à figurer sur ce compte.

Face à cette offensive, le ballet des coquettes pour un fauteuil présidentiel à quelque chose de dérisoire. Pour autant, reste à espérer qu’avant de voter en 2007 pour un président impatient de mettre en œuvre ces aberrations économiques, chacun, aura le souci de mieux s’informer, de débattre sérieusement, dans ses associations, ses syndicats. Organisons des forums, pour débattre avec la population, partout où cela est possible, pour construire une alliance des forces sociales, capable de déjouer le formatage des cerveaux en cours et de faire échec à la nouvelle casse sociale annoncée.

Didier Le Strat

J’ai puisé mes sources dans des articles publiés par des universitaires chercheurs en économie, de la Sorbonne , Paris 6, et Paris 8 ... Et aussi dans la presse encore indépendante des milieux financiers : ( Mariane, le Monde Diplo, Charly .etc...), dans les analyses de la fondation Coopernic, et les travaux du comité scientifique d’ATTAC . Bref... De plus en plus de monde, qui produit d’excellents contre feux au décervelage ambiant... Rarement invités dans les médias, alors que depuis plus de deux ans on est obligé de subir la campagne présidentielle quotidienne du ministre de l’intérieur Nicloas Sarkosy. Propagande payée avec notre argent ?!

http://www.info-impartiale.net/article.php3?id_article=267
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Déficits publics, ou mauvaise répartition des richesses ?
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LA RÉPARTITION DE LA RDC EN MARCHE.
» La répartition des ressources à la surface de la terre
» [Aide] Pb de coupure réseau, de mauvaise réception 3G, etc..
» [PROBLEME] Radio fm: mauvaise réception.
» [AIDE]Mauvaise qualité image tv orange

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discutaction :: Parlons-en ... actualité et dossiers de fond :: Général :: Sujets de fond-
Sauter vers: