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 Le capital, le cancer ... et la sclérose en plaque

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FleurOccitane
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Nombre de messages : 5959
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 30/04/2005

MessageSujet: Le capital, le cancer ... et la sclérose en plaque   Ven 27 Jan à 19:19

Citation :

LE CAPITAL, LE CANCER ... ET LA SCLEROSE EN PLAQUE
A l'école de la République, on m'a appris à mettre des majuscules à noblesse, bourgeoisie, tiers-état, clergé, et dieu...


Comme le gène et la cellule, l'homme en société est égoïste, le plus important étant qu'il en profite, avec son entourage éventuellement, et pourquoi pas sa classe, mais peu lui importe.

L'aristocrate fut toujours un scientifique de pointe. Mais il fut toujours sous-estimé dans son intelligence toute particulière, celle qui ne s'apprend pas à l'école, celle du pouvoir.

La logique de classe est maintenue avec un marquage seulement si cela est utile, mais, depuis la Révolution et la Déclaration des Droits de L'Homme et du Citoyen, la marque aristocratique était devenue un coût.

Gala qui fait survivre, sinon revivre, jusqu'à cette marque aristocratique représente un outil, mais aussi une marge de manoeuvre pas inutile pour les prochaine dérives évolutives de notre écosystème social.

Il suffit de bien choisir ses porte-paroles :

Un jour, au beau milieu d'une République, Napoléon, vigoureux poulain, fut sacré empereur.

Puis il réhabilite la monarchie, la religion, et enfin l'esclavage.

Il y a eu aussi ce personnage qu'on a appelé Lucifer : il risquait d'apporter la Lumière. Et puis bien sûr, ce cher clergé a accouché récemment des démoniaques 'Illuminati'. Décidémment, l'ironie ne leur a jamais manqué.

L'Empire prend forme quand le peuple commence à le nommer ainsi. Mais celui-ci a désormais tant sélectionné de résistances au fil de son histoire que ce tampon officiel représenterait maintenant un coût fatal. Pourtant le tampon officieux est bien là et il représente au contraire un énorme bénéfice lorsqu'il ne cesse d'être évoqué. La crainte de l'impérial galvanise son expansion. Elle peut tétaniser jusqu'à plaire.

Mais ce n'est qu'un mot, un château de cartes.

.

"Comme le gène, l'homme en société est égoïste, le plus important est qu'il en profite, peu lui importe d'autrui."

Cet axiome n'est pas un problème, tout juste une loi de la nature.

Il existe bel et bien à cela une solution collective :

'peu' ne veut pas dire 'pas du tout'.

Si l'égoïsme existe, c'est bien parce qu'il est le contraire de quelque chose : l'altruisme. Un animal est capable de se priver d'un repas lorsque sa progéniture a faim. Un homme est capable de donner sa vie si le sort de son peuple tout entier en dépend. Et en général, si une personne tombe devant nous dans la rue, on a le réflexe de retenir sa chute.

La stratégie plus efficace que la compétition sur le long terme s'appelle tout simplement la coopération.

C'est indiscutable mathématiquement, d'après Nash, et historiquement, d'après Louis le seizième est bon nombre de ses compères qui en ont perdu la tête. La crise économique est quant à elle inhérente au système capitaliste, elle revient fatalement selon une dynamique cyclique d'intensification et d'explosion brutale avec redistribution massive. La compétition pour la ressource n'est pas un fonctionnement viable pour le long terme. Il est nécessaire de l'abolir. Qui ose fabriquer des enfants doit en avoir conscience.

Calibrer le profitable dans la rationnalité, et optimiser la distribution du profit.

L'optimum est l'égalité. L'équité si elle a lieu d'être, ne se poserait plus que dans le cadre de la distribution de ressources biominérales pour la sphère biologique, adaptant les ressources aux besoins de chacun en fonction de leurs évènements de vie.

Chacun profite du 'peu' d'autrui, comme dans toute collectivités d'uniques. Plus il y a d'uniques dans la collectivité, plus le 'peu' collectif reçu est massif, il peut même devenir très complexe ou spécialisé, ce n'est pas un problème, et même souvent un avantage.

Le 'peu' peut devenir un devoir, certes, mais cela implique également qu'il devienne un droit, puis, au fil de l'évolution, une nécessité et finalement peut-être un instinct.

Nous sommes sur la bonne voie depuis 1789, gràce à de nombreuses collectivisations qui nous soutiennent un peu tous les jours. Mais nous sommes très loin de l'optimum. Des grands penseurs ont pourtant laissé un solide héritage culturel au cours des siècles. La science de la collectivité humaine existe, et elle évolue encore, nous n'avons qu'à appliquer ces précieux outils.

Une collection de privilégiés par leurs ressources matérielles et culturelles post-aristocratiques entretiennent très activement l'inégalité au travers d'innombrables systèmes de structuration, pré-existants, déclinés ou inventés et adaptés en temps réel. L'avantage de cette structuration est qu'elle n'est cette fois aucunement bipolaire (riche/pauvre), ni tri- ou quadripolaire (pré-1789), c'est presque un continuum. Elle est donc plus difficile à caractériser, mais elle n'est pas si hétérogène non plus.

La ressource biominérale et le massif 'peu' collectif sont alors détournés par des structures entretenues paradoxalement presque autant par ceux qui y perdent que ceux qui y gagnent.

Le 'peu' devient 'tout' pour certains, et 'rien' pour d'autres. Et la plupart se contentent de mener leur existence au sein d'une mièvre compétition métastatique.

C'est un cancer.

Et le problème avec la chimiothérapie brutale, c'est qu'elle laisse des trous, et la collectivité restera par la suite structurée par ce vide. La meilleure solution serait la digestion immunitaire, avec la réorganisation concommitante de tissus sains.

Mais le propre du cancer c'est de tromper le système immunitaire. Parfois, Il en prend même le contrôle, le rendant pathologiquement égoïste. On parle alors d'une leucémie.

L'immunité n'a plus qu'à prendre une autre forme.

Sa nouvelle forme devient extracorporelle, elle est culturelle et on peut à présent survivre à une leucémie grâce à la fabrication de remèdes chimiques.

....

Quel est selon vous le plus efficace système immunitaire de notre collectivité à l'heure actuelle ?

Est-il touché ?

La Justice et la Constitution ?

Le "quatrième pouvoir", dites-vous ?

C'est donc très grave : leucémie assortie d'une sclérose en plaque.

Une chimiothérapie est donc à élaborer d'urgence tant que le système nerveux en est capable.

Dans ce cas là, il serait utile de l'assortir d'un mode de réinvestissement alternatifs du vide qui serait laissé. Ou mieux : des concepts et réorganisations rendant le vide sain et nécessaire, sans doute plus parcimonieux la plupart du temps, et cela laisserait le champ libre à l'émergence de structures innovantes bien plus adaptées, à la hauteur du potentiel culturel actuel et de notre créativité. Surtout pas le fruit de quelque métastase du passé.

A l'école de la République, on m'a appris à mettre des majuscules à noblesse, bourgeoisie, tiers-état, clergé, et dieu.

...Mais chaque chose en son temps.

L'insulte à l'Intelligence doit cesser.

Occupons nous tout d'abord de ce... 'quatrième pouvoir'.

Radicalement.

anonyme article:49973 gggg
le dimanche 22 janvier 2006 à 03h29

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=49973
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