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 Tous et toutes vers Caracas !

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FleurOccitane
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MessageSujet: Tous et toutes vers Caracas !   Jeu 26 Jan à 3:51

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Tous et toutes vers Caracas !
vendredi le 20 janvier 2006,
par : Alternatives

À moins d’une semaine de ce qui s’annonce comme un événement fort mouvementé, quelques centaines de bénévoles vénézueliens et de partout à travers le monde sont à finaliser la tenue du 6e Forum social mondial Caracas 2006. Les bureaux centraux résonnent au son d’appels téléphoniques, de cliquetis de claviers et de pas allant dans toutes les directions. Déjà, certaines infrastructures sont érigées, tels les chapiteaux des États-Unis et de la Palestine, situés en plein cœur du site du FSM, ainsi que les territoires réservés au Campement intercontinental de la jeunesse, ou des dizaines de milliers de jeunes sont attendus. Selon les statistiques du comité organisateur du FSM, au moins 50 000 inscriptions sont déjà enregistrées. Le FSM 2006 lance sa programmation le mardi 24 janvier par une marche d’ouverture qui culminera avec un événement culturel et politique d’envergure, en opposition à la guerre et à l’impérialisme. Les activités qui débuteront le 25 janvier prendront la forme d’ateliers, de tables rondes, de conférences et de grandes activités organisées en cogestion, notamment avec la participation de François Houtart, Atilio Borón, Danielle Mitterand, Blanca Chancoso, Pavel Rondón, Kiva Maidanik, Samir Amin, Aminata Traoré, Luis Britto, Éric Toussaint et Françoise David.

La tenue de l’événement est rendue possible grâce au soutien de multiples organisations, mouvements et individus qui contribuent a différents niveaux, tant technique et financier, que par l’envoie de ressources humaines. Notons l’appui de plusieurs organismes canadiens à l’organisation de cette 6e édition du FSM, dont Développement et Paix et Église Unie. Alternatives est pour sa part fier de contribuer à la coordination du FSM par le déploiement sur le terrain de stagiaires, bénévoles et membres de son équipe. Le gouvernement vénézuelien met lui aussi la main à la pâte en disposant l’infrastructure et l’équipement nécessaire au bon fonctionnement du forum, et en facilitant l’entrée au pays des participants et délégués internationaux. Pour plus d’informations à ce sujet, visitez le site officiel du FSM : www.forosocialmundial.org.ve

Le Campement intercontinental de la jeunesse débutera ses activités le 23 janvier prochain, mais son processus organisationnel semble s’être bien éloigné des principes d’autogestion qui forment en fait son essence. En effet, l’armée vénézuelienne est en charge de l’organisation du campement, sans trop se soucier d’appliquer les concepts de démocratie participative, qui sont si chers à l’organisation internationale. Par contre, des habitués du campement de la jeunesse et des membres du comité organisateur du campement québécois, comme Philippe Morin, affirment que « l’autogestion sera toujours possible si les campeurs s’impliquent dans le développement de la programmation d’activités lors du campement ». En ce sens, la programmation sera définie directement par les participants du campement. Jusqu’à maintenant, des délégations du Québec, des États-Unis, du Brésil, de l’Italie et, évidemment, du Venezuela, sont enregistrées. On attend entre 20 et 30 mille personnes. Pour plus d’informations, visitez le site http://campamentomundial.blogspot.com

En plus de toutes les activités offertes dans la programmation du FSM, plusieurs organisations du Québec, telles Alternatives, la CSN, la CSQ, la FNEEQ, l’AQOCI et ATTAC-Québec organisent une Mission Québec juste avant le début du FSM. La Mission consiste en des rencontres avec des acteurs des mouvements sociaux vénézueliens et des visites sur le terrain des « missions sociales » mises en place par le gouvernement de Hugo Chavez. Les délégués québécois essaieront de dresser un portrait du climat sociopolitique au Venezuela pour ainsi mieux saisir le processus de la révolution bolivarienne. Plus de 100 personnes sont inscrites à la Mission.

Restez branché via le site www.alternatives.ca. D’autres nouvelles suivront bientôt !

De Caracas, l’équipe d’Alternatives :
- Carlos Torres, membre du comité organisateur du FSM
- Thomas LeBel, coordonnateur du comité communication FSM
- Catherine Binette, coordonnatrice de Mission Québec et de la délégation Alternatives
- Simon-Olivier Côté, bénévole au sein du comité communication FSM.

http://www.alternatives.ca/article2319.html
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Ven 27 Jan à 22:09

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CARACAS: FESTIVAL DE REGGAE AU FSM

FSM Caracas Comunicación


Un Festival reggae aura lieu à partir du 27 Janvier dans le parque Vinicio Adames, où se trouve le campement intercontinental de la jeunesse, avec la participation de nombreux groupes représentants leurs pays respéctifs. Ce sera d'une seule voix qu'ils parleront, pour la paix et l'intégration, contre l'impérialisme et la guerre. Les groupes pour l'instant confirmé sont:
Red I Band con NyoRah y Abja de St. Croix VI, 116 Roots, Culto Aborigen, Jahbafana, 360, Garuda Jah, Trilogía, Nov Vin Lakay, Mystik Land, Dur Dur... et de nombreux autres qui seront présent durant tout le forum social mondial...

http://marseille.indymedia.org/features/espacezapatiste/
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Ven 27 Jan à 22:10

Citation :

Caracas: Avant-goût de la programation culturelle
par Zapatiste Tuesday, Jan. 24, 2006 at 12:11 PM

Avant-goût de la programation culturelle

L’inscription d’activités culturelles continue. Dans peu de temps nous afficherons la programmation complète de la scène principale qui sera dans le parc Vincio Adames. D’autres scènes plus petites seront aussi disponibles durant le Campement.

De plus, voici un scoop quant à certains groupes qui ont confirmé leur présence. Ceci n’est pas une liste exaustive mais bien un avant-goût afin de donner une idée générale du type d’activité qui se dérouleront.


- La Alianza Lambda de Venezuela montera le “Campement Social, Artistique et Culturel Gay de Caracas pour le Monde”. Seront présentés des spectacles de danse, théâtre, peinture, expositions visuelles, colloques socioculturels ainsi que la promotion d’actions de conscientisation social et d’appui international aux revendications de ce l’Alliance au Vénézuela.

- Le groupe de théâtre El Cajón de Bogota montera l’oeuvre “Monologue pour une actrice triste” de Jose Manuel Freidel.

- L’association Kuripachamama /Indymedia d’ Équateur présentera une installation artistique d’art andin et résistance.

- Dr. Krápula: un mouvement populaire, un projet social et un groupe colombien de rock latino alternativo.

-Federación de Estudiantes de la Universidad de Concepción. Récupérant les espaces physiques et mentaux… “Recuperando espacios físicos y mentales...A mano y sin permiso” Expositition de photographies des manifestations étudiantes d’avril, mai et juin 2005.

- Hip Hop: Du Venezuela: Ghetto liric machine o maquina lirical del cerro: Kilimanjaro, Fury et Chino Arcaya: Chaitania y Arjona. Somos del barrio: Gairo y Pro

http://marseille.indymedia.org/news/2006/01/4413.php
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FleurOccitane
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Ven 27 Jan à 22:13

Citation :

Forum Social Alternatif à Caracas
par FSA Tuesday, Jan. 24, 2006 at 11:38 AM
forosocialternativo@gmail.com

http://www.nodo50.org/ellibertario/fsafrances.htm

:: Convocation au Forum Social Alternatif en Janvier 2006 à Caracas

Entre le 24 et 29 Janvier, le VI Forum Social Mondial se tiendra à Caracas, mais cette fois-ci, de manière simultanée dans diverses parties du monde, la Capitale Vénézuelienne sera aussi le siège du II Forum Social des Amériques.

Entre le 24 et 29 Janvier, le VI Forum Social Mondial se tiendra à Caracas, mais cette fois-ci, de manière simultanée dans diverses parties du monde, la Capitale Vénézuelienne sera aussi le siège du II Forum Social des Amériques. Nous, un ensemble d'activistes sociaux, artistes, professionnel-le-s, travailleur-se-s, intelectuel-le-s de gauche et personnes convaincu-e-s de la nécessité d'un changement et promoteur-se-s de la liberté et de la justice sociale, nous croyons en la nécessité d'ouvrir et de maintenir des espaces pour un profond débat et la construction de dynamiques transformatrices. Mais nous considérons que vu les expériences des Forums Sociaux Nationaux, les divers Festivals de Solidarité avec le Vénézuela, le Festival Mondial de la Jeunesse et des étudiant-e-s et aussi vu la constitution du Comité promoteur du FSM-Caracas, il n'existe pas les conditions pour que l'appel de Janvier prochain soit une rencontre plurielle, indépendante, ouverte, autogérée mais plûtot avec une conclusion unique comme le dresse la déclaration d'intentions du même Forum Social Mondial.

Pour cette raison, nous convoquons à la réalisation d'un Forum Social Alternatif, aux mêmes dates, et auquel puissent participer toutes celles et ceux qui considèrent comme important d'ouvrir un espace pour la rencontre, la discussion argumentée, la reconstruction des réseaux sociaux, pour un débat sur les agendas des mouvements sociaux et non pour suivre des agendas imposés par les organisations politiques dominantes (quelque soit leur orientation). Critique à la fois du puntofijismo (opposition actuelle qui resta au pouvoir durant 40 ans) et des contradictions qui existent dans le gouvernement bolivarien, nous sommes pour débattre du sens de la révolution et des catégories politiques traditionnelles au temps de la globalisation. Nous souhaitons un espace qui privilégie la diversité, l'identité et l'autonomie de ceux et celles qui y participent, et qui dans le meilleur des cas, dépasse le forum d'une semaine pour se convertir en un réseau ouvert et permanent de dialogue entre les différent-e-s acteurs et actrices, à contre-courant des chantages, des fausses manipulations et des polarisations qui ont primés dans la récente situation du pays.

Le Forum Social Alternatif prétend être un réseau, réalisant des activités en différents points de la géographie nationale, avec un programme défini collectivement et une coordination décentralisée. Un espace sans intention d'homogénéisation ni de rationalité électoraliste ; qui représente dans sa pratique et ses discussions une réponse á l'autoritarisme, à l'impérialisme, au capitalisme, à la globalisation économique, au clientélisme bureaucratique, au militarisme, au machisme, à la dégradation de l'environnement, à l'exclusion et à la discrimination qui nous oppriment dans nos vies quotidiennes


1) Qu'est-ce qu'est le FSA et comment fonctionne-t-il ?
R: Le Forum Social Alternatif est une initiative pour développer un débat de fond sur ce que signifie aujourd'hui le changement social. Il se définit comme réseau de groupes effectuant des activités en divers points du pays. Son programme est défini collectivement et il s’appuie sur une coordination opérationnelle décentralisée. Toute personne ou initiative peut proposer au FSA un sujet de discussion ou effectuer une convocation pour un forum, un vidéo-forum, un atelier sur tout sujet qui l’intéresse. Il peut s’associer à des discussions en cours ou en produire une nouvelle. Le FSA assurera que toutes les convocations sont diffusées à toutes les parties et que toutes les parties puissent communiquées entre elles sans médiation. Au cas où, le FSA proposera des locaux physiques, de l'appui logistique et pourra suggérer des rapporteurs pour enrichir des discussions. Le FSA se veut une dynamique de discussion et de construction, un réseau pluriel de forums pour polémiquer et confronter les idées, dans le respect de l’être humain qu’il défend.

2) Comment est financé le FSA ?
R: Le forum est autogéré et n'acceptera pas de donations ou d'apports d'organismes de l'État ou de d’entreprises privées. Ses ressources proviendront des apports de ses membres effectués à titre personnel, des initiatives de groupes sociaux ou culturels ou des apports effectués par des fondations ou des institutions académiques pourvu que celq n’atteigne pas à l’autonomie du FSA.

3)Comment puis-je prendre part au FSA ?
R: Toute personne intéressée et qui est d’accord avec les principes généraux du FSA peut participer. Il n'existe pas d’affiliation ou d’accréditation officielle. L'incorporation à la dynamique est effective pour toute personne proposant des initiatives au sein du forum ou participant à celles des autres. Les degrés d’implication sont variables et ils vont du prêt d’un local à l’aide pour le maintien du réseau et la communication entre les forums décentralisés

4) Où est situé le FSA ?
R: Le FSA n’a pas de lieu ni de personnel salarié. Le FSA existera tant que seront organisés des initiatives en son sein, avec le souhait que la diversité des initiatives enrichira et fortifiera le FSA lui-même. Il existe une page web http://www.fsa.contrapoder.org.ve et une liste de diffusion électronique fsa@contrapoder.org.ve

5) Le FSA est un groupe antichaviste ?
R: Le gouvernement actuel du Vénézuéla n'est ni le seul, ni plus important sujet de discussion du FSA. Ce sujet sera abordé à chaque fois que nécessaire, par les personnes qui le souhaitent que ce soit en faveur ou contre le gouvernement. Les membres du FSA prendront position face à la situation mondiale ou nationale, mais le FSA comme espace rejette la notion dichotomique, - capitalisée par le pouvoir – qui renvoie face-à-face chavistes et opposition à travers tout le pays. Il défendra son indépendance vis-à-vis de toute institution, publique ou privée, ou des partis politiques. Comment cela peut être lu dans notre convocation, le FSA part de principes généraux comme le rejet du capitalisme, de la globalisation économique, du clientélisme bureaucratique, du militarisme, du socialisme bureaucratique et autoritaire, du machisme, de l’impérialisme, de la dégradation de l'environnement, de l'exclusion et de la discrimination. En s'accordant avec ces valeurs, le FSA est un espace pluriel pour le dialogue, la discussion et la confrontation de toutes celles et ceux qui souhaitent le changement social ou qui sont des activistes de mouvements sociaux.

6) Si le FSA est un réseau, qui peut parler au nom du Forum ?
R: Le FSA n'effectuera aucune déclaration politique avec la signature Forum Social Alternatif. Les individus et les initiatives participant au forum peuvent manifester leurs avis propres au moment qu’ils jugent nécessaires, mais personne ne peut effectuer des déclarations à titre collectif. Les décisions de type opérationnel sont effectuées au moyen d'une coordination décentralisée.

7)Le FSA lancera-t-il des candidats aux élections ?
R: Le FSA n'a pas d’intention électorale et rejettera toute récupération par des candidats de tout bord. Le Forum Social Alternatif ne proclamera ou ne soutiendra aucune candidature électorale d'aucun pays, quelque soit sa charge. Les individus participant au forum, par contre, peuvent voter ou s'abstenir en accord avec leurs affinités idéologiques particulières.

8)Est-ce que les partis politiques peuvent participer au FSA ?
R: Pour le FSA tout est en discussion et il n'existe aucune question réglée préalablement: les formes d'organisation, le suffrage électoral ou les instances de pouvoir policier, local ou national seront des sujets à débattre. Mais, partant du fait que les partis politiques disposent déjà de leurs plates-formes communicationnelles propres et de leurs espaces de propagande, le FSA évitera son électoralisation en s'abstenant d'accepter l'incorporation comme tels des partis ou des organisations inscrites et actives dans le Conseil National Électoral. Tout militant de ces groupements peut s'insérer à titre personnel et peut prendre part aux groupes du forum.

9) Le FSA est-il contre le Forum Social Mondial ?
R:Au sein du FSA, il existe un rejet généralisé. Certain(e)s de ses promoteurs(trices) s’interrogent la manière et le fond du Forum Social Mondial (FSM). Mais la dynamique du FSA ne prétend pas rivaliser ni concurrencer quantitativement le FSM. Nous considérons qu’au moment où l’Amérique Latine voit plusieurs gouvernements rhétoriquement " de gauche " au pouvoir, le FSM n’a plus la même signification que lorsqu’il est apparu comme contrepartie du Forum Économique de Davos. Cette situation ouvre de nouveaux agendas de discussion, comme par exemple la question des résultats de la gauche latino-americaine au pouvoir, gauche influencée dans une mesure plus ou moins grande par les politiques sociales projetées par le FSM lui-même. Cela pose aussi la question de l'activité des soi-disantes Organisations Non Gouvernementales ou comment cet espace - théoriquement du " mouvement de mouvements " - a reproduit les hiérarchies et les dynamiques du pouvoir global. D'autre part, nous doutons de la capacité d'un pays où il n'existe pas un tissu social autonome et belligérant à organiser un événement de cette nature sans qu'il se transforme en un acte de soutien ou en un appendice de la politique propagandiste de l'État vénézuélien. Cela a déjà été vu dans les Forums Sociaux Nationaux et dans les divers conclaves internationaux effectués à Caracas. En tenant compte de ces considérations, le FSA a choisi la période du Forum Social Mondial comme symbole pour motiver le développement d’un espace dans lequel les mouvements sociaux du pays pourront dialoguer, débattre de leurs agendas et échanger des expériences, tout en excluant les chantages et les polarisations qui ont arrêté et ont fragmenté l'organisation et la mobilisation de la population entamées en 1989 pour un changement profond de la société. Le Forum Social Alternatif est une réponse aux exclusions idéologiques, à l'infantilisacion de la pensée et à l'imposition de la rationalité electorale vis-à-vis des initiatives populaires. Par conséquent, le FSA naît non pour rivaliser avec le FSM, mais pour ouvrir un espace de débats pour les mouvements sociaux locaux, espace nous considérons ne pas exister aujourd’hui.

10) Si je prends part qu Forum Social Mondial pourrais-je prendre part au Forum Social Alternatif ?
R: Le FSA est pour l'autonomie des individus qui y participent. Ainsi une personne peut décider de s’insérer dans les instances ou les discussions du FSM comme dans tout autre initiative politique du pays et, parallèlement, et de prendre part au FSA. Le Forum Social Alternatif souhaite juste s’assurer qu’une discussion décentralisée ait lieu, indépendamment du fait que cette discussion soit menée ou non dans d'autres instances.

Más información a forosocialternativo@gmail.com

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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Ven 27 Jan à 22:19

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La culture organisationnelle vénézuélienne et le Campement intercontinental de la jeunesse

mardi le 24 janvier 2006,
par : Simon-Olivier CÔTÉ , Manon Ruel

Le lieu où se tiendra le Forum social mondial est en soi un geste stratégique et politique. Porto Alegre, au Brésil, fut retenu en 2001 puisqu’on y retrouvait un système politique municipal basé sur des principes de démocratie participative et un budget participatif, dont souhaitait s’inspirer le mouvement. Le Campement Intercontinental de la Jeunesse (CIJ), où peuvent séjourné les participants au Forum, s’est développé en parallèle comme lieu privilégié de mise en pratique des discours et des idéaux véhiculés durant le FSM. Initié au Brésil, le Campement est devenu un espace pour vivre concrètement les alternatives sociales, écologiques, économiques et politiques portés par ses participants.

Cette année, le Venezuela a été retenu puisque la révolution bolivarienne, mise en place par le gouvernement Chavez, constitue une initiative sociale non négligeable en remettant l’économie au service du peuple. Les missions d’alphabétisation et de soins de santé, établies dans les quartiers défavorisés, sont des points fort positifs de la révolution bolivarienne. Les bénévoles internationaux, en provenant du Brésil, du Pérou, de la Colombie et du Québec, arrivés depuis plus d’une semaine pour participer à la mise sur pied du CIJ, ont cependant dû faire face à une culture institutionnelle où il est encore difficile de s’insérer. Il y a donc lieu de se questionner sur les possibilités d’inclusion d’un gouvernement encore ancré dans une culture organisationnelle verticale.

Rappelons que les principes à la base du Campement sont ceux d’autogestion et de coopération. Une coordination basée sur la démocratie participative, une gestion écologique de l’environnement et le travail solidaire en constituent les fondements. Bien entendu, l’accueil de plusieurs milliers de participants requiert la collaboration des autorités gouvernementales et municipales notamment dans la mise sur pied des infrastructures tels que les toilettes, les douches et le matériel de construction du Campement. Cependant, selon un ancien membre du comité organisateur au Brésil, la réalisation des tâches à accomplir se fait habituellement de concert avec les autorités en place. Cette année, elle fut gérée de façon indépendante des visions des participants, ne laissant au départ que très peu de place aux initiatives. De plus, les autorités locales interdisaient encore l’accès au site 3 jours avant l’événement. Pour certains, ce fonctionnement représente une incompréhension du processus à la base du CIJ au cours duquel, on devrait plutôt voir se mettre en place une forme de travail coopératif. Sans parler des nombreux problèmes de communication entre les différentes commissions et des retards dans les préparatifs dont était responsable le Comité Facilitateur composé de Vénézuéliens chargés de coordonner l’événement avec les différents ministères.

Notons que l’appartenance politique au parti de Chavez revêt une importance telle qu’elle caractérise une majorité des interactions entre les individus et les institutions. Il va sans dire que certains ministres auraient aimé que davantage d’espace soit accordé à leur président, cependant le Comité Hémisphérique aurait insisté pour que le Forum demeure un espace neutre afin d’éviter que les partis en profitent pour se faire du capital politique. Ceci aurait également constitué un obstacle dans le déroulement des préparatifs.

Au cours des premiers jours de la mise sur pied du Campement, nous avons donc pu voir s’entrechoquer la culture organisationnelle du campement basée sur l’autogestion, le travail en équipe et la coopération que portent les participants internationaux et la tradition encore hiérarchique et verticale des fonctionnaires vénézueliens peu familiers avec ces principes. Malgré ces lacunes, il semble que le désir de retrouver la voie de l’autogestion durant l’événement soit présente, ce que nous verrons avec la venue en masse des participants dans les prochains jours. Reste à voir comment l’organisation vénézuélienne parviendra à conjuguer les initiatives des participants avec leur culture locale.


- Manon Ruel, bénévole au sein du comité communication CIJ
- Simon-Olivier Côté, bénévole au sein du comité communication FSM

http://www.alternatives.ca/article2327.html
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Lun 13 Fév à 22:35

Citation :

Bons baisers de Caracas !

jeudi le 26 janvier 2006,
par : Pierre BEAUDET

En direct de Caracas, Pierre Beaudet, d’Alternatives, nous livre ici ses premières impressions de l’esprit qui règne au Forum social mondial polycentrique de 2006, et des nombreuses activités qui attendent la délégation québécoise au FSM.

Le FSM comence aujourd’hui à Caracas avec une grande manifestation et un concert. Il pleut sur une ville étrange, partagée entre des gratte-ciel délirants et des bidonvilles à perte de vue. Hier d’ailleurs, nous étions dans un bidonville juché à flanc de colline. Les Vénézuéliens sont bien sûr très sympathiques et accueillants, et se demandaient ce que faisaient chez eux 120 gringos curieux.

Notre délégation, composée de syndicalistes, d’enseignants de cégep, de féministes, de jeunes, vient de passer deux jours de rencontres avec des organisations vénézuéliennes au coeur du processus de transformation sociale dans ce pays d Amérique du Sud. 1000 discussions et 1000 propositions pour changer le monde, sur un fond lourd où l ombre des USA se fait menaçante. Et où également les soubresauts entre la mobilisation populaire et l’autoritarisme et le populisme s’accentuent. Ici, tout le monde aime Hugo Chavez, mais tout le monde se demande ce que cela donnera à long terme, lorsqu’un président se mêle à la fois de diriger la gouvernance et de faire la micro-gestion de tout et de rien. On le verra plus concrètement car, lors du Forum qui commence officiellement demain, 400 des 2200 activités (séminaires, ateliers, tables rondes) portent justement sur le Venezuela.

Nous sommes la délégation la plus populaire et la plus visible en ville, d’une part avec nos 350 personnes qui sont partout, d’autre part par le travail rapproché qu’Alternatives a fait avec le comité organisateur du Forum. Catherine Binette, Carlos Torres et Thomas Lebel, qui sont sur place depuis plusieurs semaines, sont à la veille d’être nommé « citoyens honoraires » du pays, tant leur contribution a été apprécié.

Voilà pour la première étape de notre travail. Dans les trois prochains jours, nous aurons à réaliser plusieurs activités et, malgré les risques que tout cela comporte dans un environnement volatile, l’athmosphère ici est assez positive. Finalement, le Forum social mondial s’avère être un outil puissant pour le développement du mouvement social.

http://www.alternatives.ca/article2328.html
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Sam 18 Fév à 19:41

Citation :

Fin du Forum social mondial sur un appel de Hugo Chavez

CARACAS (Reuters) - Le Forum social mondial de Caracas s’est achevé dimanche par un appel à la réflexion sur la prise du pouvoir lancé par le président vénézuélien Hugo Chavez aux militants altermondialistes.

"Ce n’est qu’en visant le pouvoir que nous pourrons commencer à transformer le monde", a dit l’ancien officier parachutiste, qui, depuis son élection, en 1998, entend inventer au Venezuela le "socialisme du XXIe siècle".

Créé en 2001 à Porto Alegre, au Brésil, le Forum social mondial été conçu comme un contrepoint au Forum économique mondial de Davos, la station suisse où se réunissent chaque année les élites politiques et économiques de la planète.

Cette année, il s’est démultiplié, avec un autre rassemblement qui s’est tenu à Bamako, au Mali, du 19 au 23 janvier, avant une nouvelle manifestation programmée en mars à Karachi, au Pakistan.

Ce rendez-vous - désormais "polycentré" - de l’altermondialisme est devenu avec le temps un large forum où se retrouvent militants du commerce équitable, des droits des homosexuels, de l’effacement de la dette, activistes des droits des populations indiennes, défenseurs de l’environnement ou pacifistes hostiles à la guerre en Irak.

Lieu de dialogue ouvert, non-partisan, il ne débouche sur aucune déclaration de principes ni manifeste.

D’où l’appel de Chavez, dont l’expérience controversée à la tête du Venezuela est considérée par ses partisans comme une alternative au néolibéralisme, une entreprise de redistribution des richesses.

"UNE, DEUX, TROIS BOLIVIES"

Recevant dans les salons du Circulo Militar de Caracas les représentants d’une Assemblée des mouvements sociaux, le président vénézuélien a estimé que le mouvement altermondialiste devait se pencher sur les moyens de parvenir au pouvoir.

Le Forum social "fait partie de la lutte (contre le néolibéralisme) mais nous devons l’accompagner nécessairement par une stratégie visant le pouvoir", a-t-il dit, citant en exemple l’élection le mois dernier d’Evo Morales, ancien syndicaliste et défenseur des droits des communautés indiennes, à la présidence de la Bolivie.

Paraphrasant Ernesto "Che" Guevara, tué en 1967 en Bolivie où il tentait d’allumer un nouveau foyer de guérilla, Chavez a souhaité "créer une, deux, trois Bolivies en Amérique latine, dans les Caraïbes" pour contrer les politiques "néolibérales" et "sauvages" de Washington.

Le contexte de la "révolution chaviste" est cependant très particulier. Cinquième exportateur mondial de pétrole, le Venezuela a profité à plein de la flambée des cours de l’or noir.

Le Bolivien Morales escompte lui appuyer son action en faveur de la justice sociale sur les ressources en gaz naturel du pays andin, qui dispose des deuxièmes réserves d’Amérique du Sud derrière le Venezuela.

http://permanent.nouvelobs.com/etra...

De : CARACAS
mardi 31 janvier 2006

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=22743
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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Jeu 2 Mar à 18:35

Citation :

Forum Social Mondial de Caracas 2006

lu sur ouvaton : "24 et 25 janvier 2006 : Quelques impressions de ces journées passées, entre le désarroi et l’espoir, dans la Caracas altermondialiste...

Aujourd’hui, j’ai marché avec le peuple de Puerto Alegre

Pour moi le FSM de Caracas a commencé d’une manière qui ne laissait présager rien de bon. Le tourisme intellectuel nous a conduit dans l’un des quartiers des « squales », les opposants à Chávez. Ces personnages sont si sympathiques qu’ils n’hésitent pas à vous insulter en pleine rue... Ils nous ont jeté des regards méchants, quand j’ai traversé le quartier avec des compañeros qui ne parlaient pas espagnol, et nous ont traités d’« assassins », de « voleurs » et de « pouilleux ». Il faut le voir pour le croire !

En comparaison avec le Mexique et avec ce que j’ai pu voir au Brésil quelques années auparavant, la marche de Caracas a été petite et plutôt mal organisée. Logiquement, une grande partie des manifestants étaient vénézuéliens, les délégations cubaine et brésilienne constituant le gros des autres participants. Les Colombiens aussi étaient venus nombreux, mais les Mexicains n’étaient qu’une poignée, essentiellement des membres de l’Alliance sociale continentale. Pareil pour les participants des autres pays, venus en petit nombre. Beaucoup de banderoles en faveur de Chávez ou en soutien à Cuba et à la Bolivie. L’ennemi : le pathétique Bush, évidemment. Apportant un peu de couleur, des groupes de femmes, en particulier l’organisation vénézuélienne « Manolita Saénz », dont les membres ont défilé revêtus d’uniformes bleus, en entonnant des chants et des slogans anti-patriarcat...

La gauche institutionnelle s’empare du FSM

À propos du Forum, je dois dire que j’ai trouvé lamentable l’insistance à chanter les louanges du régime de Cuba et de celui du Venezuela, sans compter la victoire électorale d’Evo Morales en Bolivie. Vous me direz qu’il fallait s’y attendre, mais même en connaissant la prépondérance des tendances marxistes au sein du FSM, cette fois on a franchi un pas décisif au regard des gouvernements - processus qui avait commencé en 2003, quand Lula avait remporté les élections au Brésil -, en faisant du développement de la situation dans ces pays une référence pour le Forum social. C’est devenu particulièrement grave quand les représentants de Vía Campesina, sans doute l’organisation la plus importante du Forum, se sont mis à faire ouvertement l’apologie des gouvernements de ces pays, compromettant ainsi l’indépendance du FSM et occultant la diversité qui le caractérise.

Malgré tout, la richesse du Forum n’a pu être entièrement voilée. Ainsi, lors du moment qui m’a semblé le plus émouvant ce jour-là, un groupe venu des USA se planta sur l’estrade pour annoncer (je résume) que c’était « des homeless (SDF), des gens qui meurent de faim parce qu’ils n’ont pas accès à l’assistance médicale, des femmes seules à qui on a enlevé leurs enfants parce qu’elles n’ont pas les moyens de les nourrir, des vétérans de l’armée... Et que maintenant, grâce [aux participants au forum], le gouvernement des États-unis ne pourra plus [les] occulter... » Ils s’étaient présentés comme 80 personnes précaires de passage à Caracas...

En dépit de l’accaparement du FSM par les gauches institutionnelles, le forum reste tout de même un lieu où ceux qui n’ont pas voix au chapitre puissent se montrer et se rencontrer... Comme quoi la dialectique n’est pas morte.

Petit aparté culturel : j’ai été content d’entendre les expressions vénézuéliennes, métissage de parler autochtone et des Caraïbes. Sous cet angle, Primera fut une référence constante. Une note humoristique fut donnée par Santiago Feliú, un Cubain qui arborait un tee-shirt imprimé avec Marcos, le majeur dressé ! Le meilleur, « Actitud Martha María », un groupe de rap composé de femmes superbes qui se sont éclatées en faisant le bœuf avec María de Ojos de Brujo (María “Yeux de sorcière”).

Mais en général je trouve que l’ensemble a été un peu terne...

Un autre Forum est-il possible ?

Comment ce Sixième Forum social mondial va-t-il se dérouler ? Le programme, très vaste, prévoit notamment des réunions à l’instigation des « mouvements sociaux », une journée entière à laquelle participeront John Holloway et des groupes et individus d’Europe, avec des ateliers sur les conflits et sur les expériences locales, comme la question de l’eau en Bolivie et en Uruguay...

Pendant ce temps, sur l’initiative du journal El Libertario, le Forum social alternatif fait acte de présence dans les rues avec de nombreux stands d’information et des affiches. Les participants insistent pour dire que leur rencontre sera totalement autogérée et sans liens avec le pouvoir. Un bel enjeu. Mais le hic, c’est que ledit programme se résume à deux feuilles volantes et à une vingtaine d’activités... chose compliquée à organiser quand on pense que le FSM a un programme gros comme le journal du dimanche avec ses suppléments, et toute l’infrastructure de Caracas à sa disposition... Ce qui frappe aussi l’attention, c’est que, en tout cas sur son programme, le FSA ne rompt pas avec le schéma orateur/public, les activités prévues étant annoncées avec la présence de personnalités. En parlant du loup, il est prévu qu’y participent Holloway, Douglas Bravo (ex-guérillero vénézuélien) et des compas brésiliens proches des idées situationnistes, ainsi que des gens de Autonomía, groupe mexicain. Nous essaierons d’y aller pour voir ce qui se passe...

Mais pour l’instant, l’Autre Forum n’est qu’un mirage...

Le 25 janvier. La coordination du FSM expose ses points de vue sur l’avenir du Forum.

Dans la première des activités « cogérées », qui se déroulent dans de grands auditoriums, généralement sous la forme de table ronde où sont échangées des informations, nous avons eu droit à l’exposé des divers points de vue sur l’avenir du FSM. Les représentants des forums sociaux d’Afrique et d’Asie y ont souligné l’importance d’organiser des rencontres dans d’autres régions du globe, pour permettre à plus de personnes et d’organisations de connaître les enjeux du forum. Ils évoquèrent également les difficultés qu’il y a à organiser des forums continentaux, à cause des obstacles posés par les gouvernements autoritaires de cette région du globe. Le délégué du forum de Karachi a insisté sur les dangers que représentent les guerres et le réarmement en Asie. Il a aussi annoncé que le forum avait dû être suspendu en raison du tremblement de terre au Pakistan, qui a fait près de 100 000 morts, mais qu’il espérait qu’il aurait lieu en mars 2006.

C’est entre les représentants d’Amérique latine que le véritable débat a eu lieu.

Tout d’abord, au nom du Comité organisateur au Venezuela, Jacobo Torres, a consacré l’essentiel de son intervention à soutenir l’indépendance du Sixième Forum social mondial vis-à-vis de tout « étendard », quel qu’il soit, et en particulier vis-à-vis du gouvernement de Chávez. Il a admis que l’organisation locale avait commis des erreurs et avait des limites, notamment que « le peuple du Venezuela n’a pas la culture du Forum que peut posséder celui du Brésil ». Après ce qui s’était passé la veille, lors de la marche ouvrant le forum, où les orateurs n’ont perdu aucune occasion de se déclarer solidaires des processus « révolutionnaires » en cours, de telles déclarations des organisateurs au niveau local ne sont certainement pas dénuées d’importance - comme on dit, « il n’y a pas de fumée sans feu ». Je pense que personne n’a pu ignorer la « couleur » chaviste que prenait le forum à Caracas, ce qui n’est pas sans créer des tensions au sein de son conservateur Comité international.

Au cours de son intervention, Torres déclara aussi que les mouvements sociaux devaient consolider leurs acquis dans le cadre de l’offensive contre le néolibéralisme, contre la guerre et contre la militarisation, et appela à « se relier aux processus réels » - à savoir, avec les prétendus gouvernements progressistes. Autrement dit, le Forum n’a pas d’étendard, mais ce ne serait pas mal de lui en coller un...

Irene León est intervenue, au nom du premier Forum social des Amériques qui s’est tenu à Quito, en 2004. Elle a rappelé les vertus du FSM, haut lieu de la diversité en quête d’alternatives, et posé plusieurs questions épineuses que la coordination mondiale digère en ce moment même : « Qu’est-ce que le Forum ? Que veut-il être ? Une foire annuelle de rencontres et de débats d’alternatives ? Un lieu où entériner des luttes communes ? Comment comprendre l’autogestion et l’autonomie du FSM ? » S’appuyant sur le fait que la diversité [des points de vue, etc.] tend à confluer dans la lutte contre le néolibéralisme, Irene León insista beaucoup sur l’importance que revêt la tentative de trouver, collectivement, une réponse à ces questions - évitant quant à elle de se prononcer.

Pour finir, nous avons pu écouter Candido Grzybowski, membre de IBASE Brésil, un des porte-parole « historique » du FSM en sa qualité de membre du comité international, qui a débuté son intervention en affirmant l’absolue nécessité pour le Forum d’affronter réellement les débats actuels et d’opter pour une orientation précise.

Selon lui, notre stratégie doit être de faire en sorte que les participants au Forum évoluent vers une culture citoyenne capable de transformer le pouvoir et l’économie. (Super ! Un objectif on ne peut plus enviable) Il s’agirait d’incorporer la diversité au système et de développer de nouvelles méthodes politiques pour travailler ensemble, méthodes qui tiennent compte de la liberté de tous les participants sans pour autant tomber dans la fragmentation. Ça a l’air tortueux mais je comprends d’autant mieux que Grzybowski se prononce contre toute subordination du FSM à un agent extérieur, fusse-t-il un gouvernement « progressiste », et qu’il faut donc à son avis rester fidèle à la Déclaration de principes du Forum.

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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Jeu 2 Mar à 18:38

(suite)

Citation :

Il a aussi énoncé plusieurs problèmes auxquels doit faire face le Forum.

- Personne ne peut être remplacé : chacun et chacune doivent donner leur avis, dire quel avenir ils veulent créer et quel avenir ils proposent pour le Forum ;

- La discussion des différences doit être encouragée et il n’y a pas à craindre la confrontation d’idées. Force est de constater que la méthode employée jusqu’ici n’a pas apporté grand-chose en ce sens (je ne vous le fais pas dire !) ;

- On ne sait toujours pas comment réagir aux changements de gouvernements ni affronter la nouvelle situation. C’est pourtant une question qui devra être résolue car elle provoque de graves tensions au sein du Forum ;

- Le FSM doit certainement avoir une influence politique, cependant pour Grzybowski il ne s’agit pas que le Forum adopte une ligne commune unique d’action, mais bien plutôt que différentes initiatives puissent être lancées par des organisations et qu’elles soient suivies (ou non) librement par d’autres participants au Forum.

Voilà où en est la discussion dans les hautes sphères du FSM de Caracas. Si l’existence d’un Comité international que personne n’a nommé et qui ne représente pas la diversité des participants constituait d’emblée un problème majeur, désormais les pressions de toutes sortes exercées par des organisations et des forces qui pensent que le « tocsin » de leur projet politique a enfin sonné avec l’arrivée au pouvoir des Lula, Chávez, Kirshner, Vázquez et autres Morales, provoquent de graves tensions qui accentuent le risque d’un éclatement (ou explosion) du Forum social mondial... On verra bien comment tout cela va évoluer... Demain, Holloway au Forum social alternatif. (Savoir de quoi il retourne pour pouvoir critiquer...)

http://mexico.indymedia.org/tiki-read_article.php?articleId=62

Holloway à Caracas

Pendant que les grands discutent, les jeunes écoutent... et réfléchissent.

Le 26 janvier 2006. Les participants au Forum ont accouru en nombre pour écouter John Holloway. Dans le cadre du Forum social alternatif organisé conjointement par le journal El Libertario et par d’autres organisations du Venezuela, l’auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir a pris la parole, dans une salle bondée et surchauffée.

John Holloway précisa d’emblée qu’il était venu à Caracas pour savoir ce qui s’y passait et que le plus important était donc de dialoguer sur la situation au Venezuela. Suit un résumé de son intervention.

Notre point de départ est un NON, un refus : nous ne sommes pas d’accord avec ce qui se passe actuellement, ce qui nous entraîne à recommencer à envisager une transformation radicale du monde.

L’histoire montre que s’emparer du pouvoir et de l’État n’est pas une bonne méthode pour pouvoir effectuer une telle transformation. L’État, en s’autonomisant de la société, se constitue en un mode d’organisation de cette société qui repose sur l’exclusion.

Devant un tel échec répété, surgit la question de savoir comment changer le monde sans prendre le pouvoir, même s’il nous faut commencer par admettre que nous NE CONNAISSONS PAS la réponse à cette question. Raison pour laquelle une nouvelle politique [Holloway ne parle donc plus d’une « antipolitique »] implique d’avoir à écouter, de poser des questions et d’essayer de construire des organisations qu fonctionnent sur un schéma horizontal (de base).

Après avoir exposé ces quelques points, Holloway proposa quatre éléments pouvant orienter le débat sur la manière de comprendre cette révolution :

1. La révolution est l’émancipation du pouvoir faire par rapport au pouvoir sur, la révolte de l’activité créative sur le travail aliéné ;

2. Plus que par moments ponctuels, la révolution s’effectue par des « fissures » qui vont s’agrandissant : il s’agit d’instants de refus de l’autorité et simultanément de moments de création « d’autre chose ». Nous pourrions désigner de telles fissures sous le nom de « dignités », entendues comme l’affirmation de ce que pourrait être la société humanisée. La révolution se conçoit comme la création, l’expansion et la multiplication de telles fissures ;

3. La révolution doit rompre avec le tempo du pouvoir. La révolution ne se situe pas dans l’avenir mais au contraire ICI ET MAINTENANT. Cependant, il faut également penser à une temporalité secondaire et comprendre que la révolution est simultanément un processus à long terme ;

4. Le sujet de la révolution est ce NOUS QUE NOUS SOMMES TOUS. Un « nous » qui est une critique de la séparation, une critique de l’État comme lieu de cette séparation-exclusion-représentation. On constate un changement dans la composition de genre des luttes : les femmes y jouent un rôle prépondérant, en nombre mais aussi et surtout en terme de créativité. Dans une telle situation, nous devons penser à notre schizophrénie, à nos propres contradictions. La révolution est donc AUSSI contre chacun et chacune d’entre nous ; la pureté n’existe pas.

Holloway acheva son intervention sur deux questions :

- Est-il bien certain que l’expérience vénézuélienne montre que la révolution ne peut se faire qu’en prenant le pouvoir ?
- S’il s’agit de changer le monde sans prendre le pouvoir, quelle devra être notre relation avec les personnes qui pensent au contraire qu’il est indispensable de s’en emparer ?

John Holloway reçut une réponse de l’auditoire très émouvante, par le tonnerre d’applaudissements autant que par la quantité des personnes qui participèrent au débat qui s’ensuivit. Dans la deuxième partie de cette discussion, il y eut un peu de tout : des critiques sévères envers le gouvernement de Chávez, l’expression de diverses sympathies au contraire envers ce que fait ce gouvernement et quelques questions portant sur la violence, sur les contradictions existantes entre décision individuelles et le collectif. Il y eut aussi quelques délires, cette session du FSA s’étant déroulée dans une chaleur étouffante, et surplombée en permanence d’une pancarte improvisée affirmant :

« Aucune révolution n’est financée par les multinationales. »

Loin de l’exubérance et des foules immenses du FSM « officiel » (et de la clim’ !), le Forum social alternatif poursuit son chemin et toutes les personnes qui y ont participé sentent bien l’importance qu’a eu le fait de poser un tel défi aux coutumes de la gauche institutionnelle...et ont simultanément pu constater la taille de ce défi et l’ampleur de la tâche.

http://mexico.indymedia.org/tiki-read_article.php ?articleId=67

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MessageSujet: Re: Tous et toutes vers Caracas !   Jeu 2 Mar à 18:40

(suite)

Citation :

FSM : vendredi, 27 janvier 2006.

Jour de Chávez... Jour de la résistance indigène

Les organisateurs du FSM avaient réservé le vendredi à l’intervention du président Hugo Chávez, tandis que des peuples indigènes se mobilisaient contre les concessions minières sur leurs terres.

Comme nous l’avons évoqué dans les résumés antérieurs, la querelle concernant les rapports du FSM avec les partis politiques et les prétendus « gouvernements progressistes » ne cesse de s’accentuer. La Déclaration de principes du Forum interdisant aux chefs d’État de participer directement, des journées ou manifestations « spéciales » sont organisées, au sein desquelles un espace est réservé pour que l’on puisse adresser un message au Forum. Ce soir-là, c’était le tour de Chávez...

Pour les mêmes raisons, et profitant de la présence de centaines de journalistes de la presse du monde entier, des indigènes et des paysans soutenus par certains groupes et organisations Venezuela organisèrent une manifestation en plein cœur de Caracas.

Dans le texte appelant à cette manifestation, on pouvait lire :

« Dans l’État de Zulia, les projets du consortium de l’État vénézuélien (CORPOZULIA) et des compagnies minières transnationales, qui prévoient d’extraire plus de charbon et de construire de nouvelles routes et de nouveaux ponts, font peser une grave menace sur l’existence même des eaux, des forêts et des terres cultivées par les paysans, et menacent aussi la survie des indigènes ; notamment les peuples Barí, Yukpa, Añúu et Wayúu du bassin des fleuves Socuy, Maché et Cachiri, dans la Sierra de Perijá, où les Andes forment un coude. »

Un des graves problèmes auxquels se voient confrontées certaines communautés Barí et Wayúu est celui que créent ces compagnies en interdisant le libre passage des habitants, qui sont devenus de fait des prisonniers dans leurs propres terres. Des indigènes Yukpa sont ainsi expulsés des terres qu’ils occupent depuis des temps immémoriaux, par des mercenaires en armes, dans l’indifférence totale des autorités locales et des autorités fédérales.

Au nombre des principales revendications des peuples indigènes et des organisations paysannes et écologistes : ne plus accorder aucune concession minière dans des territoires affectant les peuples autochtones, et que l’organisme responsable des exploitations minières renonce expressément par écrit aux parcelles qu’il a déjà commencé à attribuer ; que le cabinet présidentiel annule toutes les concessions accordées ; enfin, que l’on renonce au projet de construction du port Puerto América et que cessent les activités minières de Transcoal dans différentes régions.

La marche à laquelle nous avions été conviés est partie vers midi de la Place Bolivar, pour progresser ensuite lentement à travers les rues de Caracas, sans aucune surveillance des forces de police en uniforme et dans la désorganisation la plus complète - ou alors c’est le style local ( ?). Les peuples indigènes marchaient en tête, une centaine de compas, suivis de plusieurs centaines de personnes, notamment les troupes de deux grandes organisations de « chavistes » [partisans de Chávez] qui hurlaient alternativement le mot d’ordre central de la manif (« Non au charbon ! ») et des slogans en faveur du président vénézuélien. Le cortège, qui avançait d’une manière étrange, effectuant de brusques changements de direction, a enflé peu à peu. Des compas ont calculé 3 ou 4 000 manifestants.

Peu après que la marche s’était ébranlée, une camionnette surgit, équipée d’une sono et d’une radio itinérante qui transmettait les déclarations des porte-parole indigènes. Il y avait aussi bon nombre de compañeros de l’association des médias des communautés.

Le parcours prévu n’a pas été respecté. Après avoir débouché sur la Place Venezuela, le cortège a poursuivi sa route jusqu’au siège principal du FSM. Disons tout de même qu’un grand nombre de manifestants étaient des participants du Forum « officiel ».

Les compas indigènes sont intervenus à plusieurs reprises au cours de la marche, surtout pour demander au président Chávez de satisfaire leurs revendications. L’un d’eux a insisté pour signaler que cette manif n’était pas pour s’opposer à Chávez.

L’impression que j’en ai retiré, c’est qu’il s’agissait d’une mobilisation défensive de la part des peuples indigènes, sur lesquels s’exercent toutes sortes de pressions : tout le monde veut sa part du gâteau et cherche à apporter de l’eau à son moulin, y compris les organisations « chavistes », qui disent venir apporter leur soutien mais qui sont aussi là pour montrer que le régime chaviste est capable de résoudre les conflits. D’autre part, les compas d’El Libertario ont tendance à surestimer la portée de telles mobilisations, qui sont dans une large mesure contestataires, mais non anticapitalistes, ni anti-Chávez. (C’est seulement une impression, qu’il faudrait creuser avec les copains d’ici.)

En empruntant ces chemins de traverse, qui se veulent différents du FSM, j’ai abouti à la conclusion (provisoire) que le régime chaviste tire sa légitimité vis-à-vis de la population de ses victoires sur la droite fasciste et factieuse (« golpiste ») et de ses actions en matière de protection sociale et de combat de la pauvreté, grâce notamment à la récupération des revenus pétroliers - il semble que le pétrole soit désormais exploité par une sorte de joint-venture d’un consortium État + multinationales. J’entrevois aussi une tendance à l’« uniformisation » et à la création d’organisations sociales « proches » du régime, dans le but de gérer le conflit politique...

Quant à l’opposition à la gauche au Venezuela, elle est pratiquement inexistante et cherche à se développer, en résistant aux pressions visant à la récupérer par absorption, tout en ayant à faire face au rejet de ceux qui la tancent de « contre-révolutionnaire ».

Pour terminer, deux « flashes » d’information :

La seule chose notable dans le discours de Chávez du vendredi, c’est que ce dernier n’a cessé d’exhorter le FSM à éviter qu’un événement aussi important ne se convertisse en « folklore » et d’inviter les dirigeants des mouvements sociaux présents à Caracas à concocter ensemble « un plan d’action universel et unitaire » pour encourager les luttes dans le monde entier... Quand je vous disais qu’il n’y a pas de fumée sans feu...

À propos de la marche. Un des leaders indigènes a déclaré au mégaphone : « Nous ne venons pas ici pour notre plaisir, nous devons nous serrer la ceinture et avoir faim pour pouvoir venir nous faire entendre... »

La lucha sigue...

http://mexico.indymedia.org/tiki-read_article.php?articleId=68

Mis en ligne par patrick83, le Vendredi 10 Février 2006, 15:09 dans la rubrique "International".

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