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 Après la journaliste, le pasteur et l’enseignant, À qui le t

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wapasha
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Localisation : Pays des Abers
Date d'inscription : 30/04/2005

MessageSujet: Après la journaliste, le pasteur et l’enseignant, À qui le t   Sam 3 Sep à 13:50

altermonde-levillage-Reçu de Gélinotte et Réseau résistons ensemble-vendredi 2 septembre 2005
Après la journaliste, le pasteur et l’enseignant, À qui le tour ?

Les méfaits de la politique et de la volonté d’un homme... En deuxième partie, vous trouverez une liste de nom, des gamins pour l’essentiel, la litanie des victimes, une litanie pour notre honte...

Jean Dornac


Citation :
Communiqué du Réseau Education sans frontières. Chronique de quelques ignominies générées par la politique de Sarkozy.

Communiqué de presse


Le Réseau Education sans Frontières constitué de collectifs d’enseignants, de parents d’élèves, de militants syndicalistes, associatifs et politiques et de soixante-dix organisations (syndicats, fédération de parents d’élèves, associations de défense des droits de l’homme) qui agit pour la régularisation des jeunes sans papiers scolarisés en France proteste contre les multiples perquisitions et visites domiciliaires conduites par la police et la gendarmerie dans le cadre de la recherche des enfants Batilunga.

Rappel des faits : Madame Barbe Makombo et deux de ses filles (10 et 12 ans), sont assignées à résidence au centre Croix Rouge de cette ville. Cette ressortissante de RDC, (âgée de 47 ans, mère de 4 enfants tous scolarisés à Sens - Yonne) est réfugiée en France depuis 2001. Elle a dû fuir son pays, la police congolaise soupçonnant que le café, qu’elle tenait avec son mari, servait de lieu de réunions pour des militaires hostiles au régime. Menaces, exactions, il n’est pas difficile d’imaginer ce qu’elle a subi et ce qu’elle peut redouter dans un pays où les guerres civiles ont fait trois millions de morts depuis 1998. Son mari ayant disparu, elle a réussi à se sauver avec ses quatre enfants grâce à l’aide d’amis

Elle a formulé une demande d’asile qui, comme 80 % des dossiers actuellement, a été rejetée par l’OFPRA, faute de preuves suffisantes selon la formule rituelle. Comme si les milices et les hordes policières et militaires avaient pour règle de délivrer des attestations de persécution aux populations qu’elles harcèlent, torturent, violent et tuent. Et s’assuraient que ceux qui leur échappent s’en sont bien munis !

Le 29 juin 2005, la préfecture de l’Yonne prenait à l’encontre de Madame Makombo un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Convoquée au commissariat de Sens le 9 août, Barbe Makombo y était placée en garde à vue puis en rétention dans un hôtel et, pour finir, assignée à résidence au centre de la Croix-Rouge de Migennes.

Ses deux plus jeunes enfants, Naomie, 10 ans et Grâce 12 ans, scolarisées au groupe scolaire du Jeu de Paume à Sens, se trouvaient pour une semaine en centre aéré lors de l’arrestation de leur mère. Elles y ont été interpellées.

Les deux aînés (élèves du collège Stéphane Mallarmé), Rachel 15 ans et Jonathan 14 ans se sont enfuis terrorisés à l’idée d’être interpellés et reconduits en RDC.

Depuis lors, la police les recherche activement. Elle a procédé à de multiples perquisitions et visites domiciliaires - une dizaine dans la région de Sens. Toutes celles et ceux dont les numéros de téléphone ont été relevés sur le téléphone portable de Mme Makombo sont visés. C’est ainsi que le 24 août, vers 10h du matin, un détachement de policiers s’est présenté à Auxerre au domicile d’une journaliste de Radio France Bleue Bourgogne, Bleuette Dupin, coupable d’avoir fait un reportage sur cette affaire diffusé aux journaux de Radio Bleue Auxerre.

Le 26 août, elle perquisitionnait les locaux de l’Eglise Evangéliste de Joigny et le 30 se présentait au domicile d’un militant du Réseau Education sans Frontières en région parisienne.

Cet acharnement est intolérable.

Selon toute vraisemblance, les enfants ont fui, terrorisés à l’idée d’être expulsés vers la RDC. Si le Préfet de l’Yonne a réellement à cœur de retrouver Rachel et Jonathan pour les protéger, la meilleure décision est de régulariser leur mère.

Cette affaire est emblématique. Elle est la démonstration éclatante du fait que les persécutions et le déni des droits de l’homme dont sont victimes les étrangers sans papiers est un chancre qui, de proche en proche, atteint tout le monde : la journaliste, le pasteur, l’enseignant et des dizaines d’anonymes considérés comme des délinquants pour avoir simplement informé, soutenu ou connu un suspect innocent... A qui le tour ?

Paris, le 2 septembre 2005

* * *


LE RÉSEAU ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES s’est créé en juin 2004 à l’initiative d’enseignants que le sort promis à leurs élèves révoltait. Depuis un an, par son action, RESF a révélé l’ampleur du scandale national de ces jeunes scolarisés sans papiers menacés d’expulsion, des enfants en centres de rétention et a organisé leur défense. Dans toute la France, des profs, des syndicalistes, des parents d’élèves, des élèves eux-mêmes solidaires de leurs copains, des militants des droits de l’Homme et antiracistes, de multiples associations se sont unis au sein du réseau pour s’opposer à une politique indigne condamnant des jeunes en danger qui ont, pour la plupart, des histoires difficiles et tragiques.

Parmi eux :

Randy, 6 ans, en rétention à Rennes ­
Ming, 18 ans, et Wei-Ying, 18 ans, à Evreux, IQT (Invitation à quitter le territoire), APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) ­
Khalid, 18 ans, à Valence, expulsé ­
Majda, 10 ans (père IQT) ­
Vasile, 19 ans, rétention à Paris ­
Viktoryia, à Mulhouse, IQT ­
Madeleine, Mireille, à Ivry, IQT ­
Famille S, Villeurbanne, rétention ­
Marie Caliste, 19 ans, à Cachan, IQT ­
Samuel, 16 ans, à Pau, interpellé dans son collège, rétention, prison ­
Ryan, 7 mois et Mama, à Saint-Denis, IQT ­
Mustapha, 6 ans, à Bordeaux, caché dans son école pour échapper à la police ­
Mhamed, 15 ans et Ahmed, 17 ans, à Fameck (Moselle), interpellés dans leur collège -
Amir, Nassim, Réhad, à Clichy, APRF ­
Khadiatou, 5 mois, rétention ­
Isaac, 8 ans, à Rennes, rétention ­
Famille kurde, à Issy les Moulineaux, IQT ­
Manssoura, 20 ans, à La Ferté Bernard, IQT ­ Hans, deux fois en rétention ­
Zarina, Leila, Ibrahim, à Blois, IQT ­
Eddy, 24 ans, à Blois, expulsé ­
deux familles à Thionville, rétention et APRF ­
Kilani, à Rouen, rétention ­
AnaÏs, à Paris, IQT ­
HODILON, à Paris, IQT ­
Medhi, à Paris,
Jodelle, à Paris, IQT Š.

la liste complète est bien plus longue...


Des combats ont été gagnés, des régularisations arrachées, des sursis concédés. D’autres, beaucoup trop, perdus.

Rentrée 2OO5, le réseau continue. Nous ne laisserons pas se faire tranquillement le sale travail d’expulsion de ces jeunes. Nous continuerons d’agir pour leur protection, pour leur régularisation et celle de leurs familles. Aucun être humain est illégal.

Le rôle des enseignants, CPE, travailleurs sociaux, chefs d’établissement est essentiel. Les élèves sans papiers ne révèlent pas facilement leur situation, par peur des conséquences, par honte. Si, dès la rentrée, la question est évoquée dans les classes par les personnels des établissements et que l’on sait pouvoir parler à un adulte qui inspire confiance, alors un grand pas est franchi.

La place des enfants et des jeunes majeurs étrangers sans papiers n’est pas en centre de rétention, mais dans les écoles, les collèges, les lycées.


Pour joindre RESF :

Un site : www.educationsansfrontieres.org
e-mail : educationsansfrontieres@free.fr
une liste d’information : resf.info@rezo.net à laquelle on peut s’abonner : listes.rezo.net

Contacts : Richard Moyon : 06 12 17 63 81

Organisations membres du réseau « Education sans frontières » :

Syndicats et associations :
ADN (Association pour la démocratie - Nice), AITEC (Association Internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs, Groupe contre la criminalisation des familles), AMF (Association des Marocains en France), A.S.A.V. (92), Association « En-Temps » (service des mineurs étrangers isolés), Association Française Janusz Korczak (AFJK), Association Intercapa Solidarité Etudiants Etrangers, Association Sar-Phirdem, ATTAC-France, CIMADE, Cinquième zone, CNT, Collectif Cetace (Créteil), Comité de défense des droits des sans-papiers (59), Comité de soutien aux tsiganes du 93, Collectif des sans papiers de Seine Saint-Denis (93), Collectif des sans-papiers des Hauts de Seine (92), Collectif des sans-papiers kabyles de France (CSPK), 3ème Collectif des sans-papiers de Paris, Collectif Unitaire de Défense des Elèves, Etudiants et Enseignants étrangers (Académie de Créteil), Coordination nationale des sans-papiers, Droit Au Logement, Ecole Emancipée, Emancipation, FASTI, Faut qu’on s’active ! (Boulogne sur mer), FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves de l’Ecole Publique), FERC-CGT, FSU, G10 Solidaires Paris, GIIPR ­ Lyon (Groupe d’Information et d’Intervention Pour la Régularisation), GISTI, « A Contre Courant » (journal politique et syndical - Mulhouse), ICEM Pédagogie Freinet, Identité ­ RROMS Ligue de l¹Enseignement, Ligue des Droits de l¹Homme, MGM (Syndicat de la Médecine Générale) MRAP, PAS 38 (Pour une Alternative syndicale ­ Isère), RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées), Ras le Front RCTS (Réseau de travailleurs sociaux pour l¹insertion des jeunes étrangers), Réseau Chrétiens Immigrés (RCI), Section Française de Défense des Enfants, SGEN-CFDT, SUB TERRA a.s.b.l., SUD Haute-Loire, SUD-Culture, SUD-Education, SUD-PTT, Sud Santé-Sociaux 57 Syndicat de la Magistrature, UDAS (Union des Alternatives Syndicales), UNL (Union Nationale Lycéens), UNSEN-CGT.

Collectifs d¹établissement : CISéé (Lycée Suger Saint-Denis - 93), CISéé (Lycée Utrillo, Stains - 93). Club UNESCO Terre Bleue (Charenton ­ 94), Comité de soutien des enfants tchétchènes de l’école Baudelaire - Paris 12, LP Florian (Sceaux - 92), LP Gustave Eiffel (Massy - 91), Lycée Jean Jaurès (Châtenay-Malabry - 92), Lycée Jean Macé (Vitry - 94).

Soutiens : Alternative Libertaire, LCR, Les Verts, OCML VP-Journal Partisan. PCF.
source : http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=3538

@+

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Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
Marcel MARIËN 1920
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