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 Début des évacuations de squat parisien

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wapasha
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wapasha

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MessageSujet: Début des évacuations de squat parisien   Début des évacuations de squat parisien EmptyVen 2 Sep à 14:49

tou-o-Vendredi 02 Septembre 2005
Début des évacuations de squat parisien

Citation :
Suite aux demandes du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui veut fermer tous les immeubles insalubres, deux squats parisiens ont été investis par les forces de l'ordre ce matin peu après 7h30 et étaient en cours d'évacuation.

Le premier se situe au 4 rue de la Fraternité à Paris (XIXe) et abrite quelques 70 personnes, dont quelques enfants,. Des CRS ont barré la rue à ses deux extrémités mais cela n'a pas empeché les journalistes d'entendre une jeune maman de 23 ans dire que c'était "scandaleux de faire une expulsion le jour de la rentrée". Le deuxième squat se trouve rue de la Tombe-Issoire dans le XIVe arrondissement. Le nombre des occupants n'a pas été communiqué.
source : http://www.tou-o.com/actualite-7234.html

Citation :
Dernières infos ...
Par leftmaster, publié le 02/09/2005 à 09:40

Le deuxième squat contiendrait également 70 personnes. La préfecture précise avoir pris "les dispositions utiles pour que toutes ces personnes puissent, en famille, être transportées vers des lieux d'hébergement décents".

"Cet hébergement a été offert à toutes les personnes sans exception et pour une durée permettant la recherche d'un relogement", ajoute le communiqué.

Citation :
Dernières infos ...
Par leftmaster, publié le 02/09/2005 à 09:53

Pour le président du DAL, qui se trouvait devant l'immeuble du XIXe, cette évacuation est de "l'acharnement" et constitue "une réponse dure du gouvernement à l'absence de réponses au manque de logements alors que l'on attend des réquisitions".

Pourtant "il y avait d'autres alternatives que les mettre dehors au petit matin. Cette opération est une aubaine pour les marchands de biens qui ont pu acheter cet immeuble trois fois rien parce qu'il était squatté et qui vont pouvoir le revendre maintenant beaucoup plus cher".

Un autre militant du DAL confirme que d'autres solutions étaient possible puisqu'une réunion avait eu lieu en mai entre la mairie de Paris, la préfecture et les occupants du squat "pour trouver une solution de relogement aux familles avant mars 2006".

Une dizaine de personnes, dont Jean Desessard sénateur de Paris (Verts) et René Dutrey, président du groupe Verts au conseil de Paris, ont vainement tenté de s'opposer à l'entrée de la police dans le deuxième immeuble évacué, dans le XIVe, qui était occupé habituellement par 80 personnes, dont une douzaine d'enfants, selon les dernières depeches.

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MessageSujet: Re: Début des évacuations de squat parisien   Début des évacuations de squat parisien EmptyVen 2 Sep à 15:42

vendredi 02 septembre 2005 (Liberation.fr - 10:47)
«Ils nous prennent pour des bêtes?»

Citation :
«C'est scandaleux d'expulser des gens le jour de la rentrée, on n'est pas des animaux», crie M'Benin, une Ivoirienne de 23 ans, évacuée vendredi matin par la police d'un squat du XIXe arrondissement avec son mari et son fils de 4 ans. 07H00, rue de la Fraternité. Le jour vient à peine de se lever mais les occupants du squat sont dehors, certains en peignoir, alertés par la rumeur d'une évacuation. Tendue sur la façade du bâtiment, une ancienne imprimerie d'un étage où vivent une soixantaine de personnes, une grande banderole proclame : «L'expulsion n'est pas une solution, pas d'expulsion sans relogement».

«Je sais pas ce qu'il va se passer, j'ai le cœur qui bat», se désole, les larmes aux yeux, M'Benin, qui vit dans deux petites pièces aménagées en appartement de fortune avec son mari et son fils. «Je ne comprends pas comment ils font : si vous voulez expulser des gens, vous prévenez avant, vous envoyez des lettres, vous ne venez pas comme ça le matin... Ils réfléchissent ou quoi, ils nous prennent pour des bêtes? C'est parce qu'on est noir?». Des cars de police se garent en bas de la rue, la tension monte parmi les occupants. «On va pas se laisser faire comme ça, on ne bougera pas, ça va être la guerre», menace, sans trop y croire, Diarra Yacouba, un Malien de 29 ans. M'Benin, auxiliaire de vie, appelle son employeur pour le prévenir qu'elle ne viendra pas travailler à cause d'un «gros problème de logement».

A 07H30, des CRS en tenue d'intervention pénètrent dans le squat et commandent aux occupants de prendre leurs affaires et de sortir. M'Benin explose : «C'est scandaleux d'expulser des gens le jour de la rentrée, vous traumatisez nos enfants, on n'est pas des animaux!». Un homme tente de s'opposer aux policiers qui pénètrent dans sa chambre avant d'être rapidement maîtrisé. L'évacuation se poursuit sous les regards impuissants des occupants.

Au même moment, rue de la Tombe-Issoire (XIVe), des policiers délogent une dizaine de personnes qui bloquaient la porte d'un autre squat en criant : «Pas d'expulsions sans relogement». La porte défoncée, ils pénètrent à l'intérieur et commencent à faire sortir les résidents qui sont aussitôt placés dans un car. «Des dispositions ont été prises pour transporter ces personnes vers des lieux d'hébergements décents», explique un communiqué de la préfecture de police. Selon les militants du DAL, les familles bénéficieront «d'une semaine et demie dans un hôtel».

«C'est ça la méthode Kärcher. On ne traite pas un problème social par la force», dénonce Pierre Castagnou, le maire socialiste du XIVe.
source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=320857

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MessageSujet: Re: Début des évacuations de squat parisien   Début des évacuations de squat parisien EmptyVen 2 Sep à 18:47

reuters-ven. sept. 2, 2005 5:37 CEST163
Deux squats évacués à Paris, des associations mobilisent

Citation :
PARIS (Reuters) - La police a fait évacuer vendredi deux squats parisiens occupés par des familles d'origine africaine, provoquant la colère des associations de défense des mal-logés qui dénoncent une récupération politique des incendies meurtriers dans la capitale.

Les policiers sont intervenus à l'aube, trois jours après les déclarations du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy prônant la fermeture de tous les bâtiments insalubres de la capitale et au lendemain de l'annonce par Dominique de Villepin de nouvelles mesures en faveur du logement.

Le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, a demandé que toute évacuation d'un immeuble insalubre soit le fruit d'une concertation préalable.

"La seule raison pouvant justifier une telle procédure est la sécurité des personnes. Si d'autres interventions de ce type devaient se reproduire - légitimées strictement par la mise en danger avérée des familles - il serait souhaitable qu'elles donnent lieu à une concertation préalable, y compris avec les maires des arrondissements concernés", écrit-il vendredi soir dans un communiqué.

Bertrand Delanoë rappelle que "l'évacuation d'un immeuble dangereux doit s'accompagner d'une solution alternative proposée aux personnes".

La première évacuation vendredi matin a été menée rue de la Fraternité, dans le XIXe arrondissement, où vivaient une vingtaine de familles, notamment ivoiriennes, comptant au moins 30 enfants.

Une heure plus tard, des CRS ont pénétré dans un immeuble rue de la Tombe-Issoire, dans le XIVe, occupé par 80 personnes dont une douzaine d'enfants. Une grande partie d'entre elles serait sans papiers, selon l'association Droit au logement (Dal).

Dans un communiqué, la préfecture de police souligne avoir pris "les dispositions utiles pour que toutes ces personnes puissent, en famille, être transportées vers des lieux d'hébergement décents".

LA LICRA DÉNONCE UNE "EXPLOITATION POLITICIENNE"

Parmi les réactions du monde politique, syndical et associatif, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) dénonce "l'exploitation politicienne éhontée du malheur d'êtres humains dont la situation était connue de tous et de longue date". Droits devant dénonce une "épuration sociale" et l'Unsa éducation des "expulsions médiatiques".

"Ces expulsions, c'est un écran de fumée alors que le gouvernement ne propose rien pour ceux qui sont dans les taudis", a déclaré à Reuters le président du Dal, Jean-Baptiste Eyraud.

Plus nuancée, Emmaüs, l'association de l'abbé Pierre, juge utiles certaines expulsions, notamment pour des raisons de sécurité, mais "pas n'importe comment".

"Ce qui s'est passé ce matin (...) a une valeur symbolique pour montrer que le gouvernement intervient et protège des lieux où il y a des risques des incendies", a commenté lors d'une conférence de presse Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés.

"Mais il y avait des enfants avec leurs cartables qui se préparaient pour leur premier jour à l'école quand ils ont été arrêtés par la police", a-t-il déploré, en plaidant pour des "solutions permanentes" en faveur des mal logés.

"Le gouvernement fait preuve d'un cynisme révoltant, profitant des sinistres survenus ces derniers jours non pour traiter la question du logement précaire mais pour exclure encore davantage et jeter à la rue les plus fragiles des Parisiens", estime le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen, qui dénonce une "politique de coups médiatiques et brutaux".

Le groupe des Verts au conseil de Paris se dit "révolté" par des "méthodes qui ne règlent en rien le fléau de l'insalubrité et du mal-logement et qui rendent encore plus vulnérables toutes ces familles déjà mortifiées".

Les expulsions de jeudi surviennent après deux incendies qui ont coûté la vie à 24 personnes habitant dans des logements insalubres en moins d'une semaine à Paris. Depuis le printemps, une cinquantaine de personnes, en majorité africaines, ont péri dans des incendies d'immeubles anciens.

Une vingtaine d'organisations appellent à des manifestations ce week-end pour exiger le relogement des sinistrés avant toute expulsion. Un cortège doit notamment partir samedi après-midi du quai de la Gare, à Paris, lieu symbolique des sans-logis depuis les années 90, pour la place du Châtelet.
source

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