FleurOccitane Rang: Administrateur
Nombre de messages: 5960 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 30/04/2005
 | Sujet: Akash, premier prisonnier politique du préfet d'Arras Ven 27 Jan à 17:06 | |
| | Citation: | Akash, premier prisonnier politique du préfet d'Arras
LA PREFECTURE DU PAS-DE-CALAIS OEUVRE ET MANOEUVRE CONTRE LES DROITS DE L'HOMME, CONTRE LES LOIS DE NOTRE PAYS.
Depuis son entrée en scène, Akash Mirza, militant politique, a été poursuivi avec opiniâtreté par le préfet du Pas-De-Calais, qui milite lui, pour son expulsion, contraire à la Convention de genève.

Quelles infractions a commis ce jeune réfugié politique pakistanais ? Quels ont été les mensonges de la préfecture du Pas-de-Calais, au fur et à mesure ?
1ère infraction : Akash a traduit en octobre les propos extrêmement dangereux de Sarkozy contre les demandeurs d'asile ou futur demandeurs d'asile qui vivent sur Calais. Akash a usé d'un petit mégaphone à cet effet.

1ère réaction du préfet et 1er mensonge : 28 octobre, arrestation d'Akash, en préfecture d'Arras, trois jours plus tard, lors de son dépot de demande d'asile en France. Mise en rétention et volonté de l'expulser au Pakistan.
Les mensonges policiers servis étaient : Akash est interdit d'Espace Schengen depuis décembre 2003. Puis comme il réussissait à prouver qu'il avait travaillé en Italie en 2004, la préfecture change la version : on l'expulse par l'Italie.
L'Italie ne souhaitera pas le réadmettre. Akash est libéré le 20 novembre, sans titre de séjour.
2ième infraction : Akash et son ami ébauchent un début d'organisation des réfugiés et produisent une manifestation autonome, le 4 janvier.
2ième réaction et 2ièmes mensonges : Recherche des deux organisateurs en vue de les arrêter ; arrestation dans la rue par des policiers en civil, le 10 janvier. Mise en centre de rétention d'Akash, le 11, sans motif. (rappel important : Akash est demandeur d'asile par procédure prioritaire, actuellement en recours). Passage au tribunal de Coquelles, pour situation irrégulière sur le sol français( !).
Les mensonges préfectoraux versés chronologiquement sont :
1. Akash est un "clandestin" sans papier. Il prouvera et montrera à la juge le document de la commission des recours.
2. Akash a fait une demande d'asile en Autriche. Les policiers ont retrouvé dans la borne Eurodac, sa trace dans ce pays. L'ordonnance du juge devait statuer donc sur sa réadmission en Autriche et la légalité de sa mise en rétention.(c'est ce qu'a dit la juge).
Mais, lorsque j'ai pu parler au juge en déclarant mensongères les affirmations de la police, la juge me dira que je ne peux remettre en cause la borne Eurodac. MAIS, visitant un site suisse, que peut-on lire : "Par ailleurs, le traité de Dublin prévoit la mise en place d'Eurodac, un fichier biométrique européen contenant les empreintes digitales de tout demandeur d'asile et des personnes ayant franchi illégalement la frontière." Akash a franchi effectivement la frontière en allant en Autriche quelques jours mais il n'a déposé aucune demande d'asile dans ce pays.
De plus, la lecture de l'ordonnance remise à l'issue de l'audience, n'est pas intitulée "ordonnance de réadmission" mais bel et bien une ordonnance banale de "maintien en rétention". La juge essaiera néanmoins de se dédouaner en répétant trois fois qu'elle n'était pas là pour décider de la mise en liberté d'Akash ou de son maintien en rétention...
Monsieur le Prefet le sait. Monsieur le Préfet compte sur l'ignorance des français concernant la borne EURODAC.
Le lendemain de ce déni de justice flagrant, la propagande du sous-prefet et du préfet arrivait dans le journal de La Voix du Nord du samedi 14. Akash y est traité de clandestin qui aurait fait une demande d'asile en Autriche ou dans un autre pays européen. Mais le sur-titre est très évocateur de toutes les basses manoeuvres du Préfet du Pas-de-Calais, relayé par son employé de la sous-préfecture : "le leader des réfugiés a été arrêté".
Un article commandité pour effrayer certaines personnes des conséquences d'un mouvement autonome revendicatif, un article commandité également pour stopper les politiques qui sont prêts à apporter leur soutien.
Des preuves inexistantes et des documents non remis à l'intéressé
En ce samedi 21 janvier, la police et la justice n'ont pas produit la prétendue demande d'asile en Autriche, ni aucun autre document sur un quelconque pays européen. Aujourd'hui après plus d'une semaine d'emprisonnement du demandeur d'asile, un policier a enfin remis les arrêtés du préfet du Pas-de-Calais, sous l'insistance de la CIMADE. Et que lit-on ? la même prose préfectorale du mois d'octobre 2005. La volonté d'expulser Akash vers le Pakistan, au mépris de sa demande d'asile où il reconnaît être pakistanais, et détaille pourquoi il est dangereux pour lui d'y retourner. Cette fois, il est écrit : expulsion vers le Pakistan ou réadmission en Autriche (au lieu de l'Italie). Une fois que l'Autriche refusera, il restera la solution Pakistan.
Il faut savoir, d'après une info de dernière minute de la CIMADE, que l'ambassade du Pakistan délivre actuellement des laissez-passer, sans production de documents officiels.
"Sarkozy, nous voilà !"... (Date supposée de son arrivée à Calais : le vendredi 27 janvier.)
Notre grand Démocrate va se dépêcher de faire libérer Akash. Contrairement à Madame la juge, dans un pays de non-droits qui se vante d'être démocratique, M.Sarkozy a le pouvoir de décider qui doit aller en prison et qui doit en sortir. M.Sarkozy, lui, ne craint pas de petits réfugiés militants. Il est courageux.
LIBEREZ AKASH !

anonyme article:49961 zetkin le samedi 21 janvier 2006 à 21h27 |
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=49961 |
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